Et voici un (très bref) peu d’humour dans notre monde de brutes épaisses. Qui savait que l’Enterprise-E tournait sous Windows et que même Data arrivait à en perdre les nerfs (sick !) ?

Data s'énerve

Merci The Website at the End of the Universe.

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5 Years on Air, © Lebedev, Soloviev et Pashenko de l’Art. Lebedev Studio, 2006

Au début, ce n’était qu’une tasse de café et un croissant au beurre dans l’un des quartiers les plus populaires de ma ville. Entre deux cigarettes, un pote graphiste me recommanda un film que j’avais raté au cinéma (pour la simple raison que je n’y vais plus) : The Jacket. Alors que je m’apprêtais à en louer le dévédé dans un vidéo-club flambant neuf du centre-ville, l’esclave de service me recommanda chaudement d’emprunter aussi une autre galette dont la thématique s’avérait assez proche : L’effet papillon (The Butterfly Effect). De retour dans les rayons de la boutique, je tombai sur Memento puis sur L’échelle de Jacob (Jacob’s Ladder), films dont d’autres amis m’avaient aussi touché mot et que je n’avais encore jamais visionnés (parce que j’en avais tout bonnement oublié les titres). Bref, je sortis de la « crèmerie » avec, sous le bras, quatre longs métrages qui traitaient tous, avec plus ou moins de talent, du thème de la mémoire. Ou, plus précisément, de sa perte.

Une rétrospective improvisée sur le thème de l’amnésie occupa donc les quatre soirées qui suivirent. Dans les quelques lignes ci-dessous, je vais brièvement vous faire part de mes impressions en me gardant bien de déflorer le dénoûment de chaque film (je déteste qu’on me fasse ce coup-là — je ne vais pas vous le faire subir). Les voici, dans l’ordre de leurs sorties sur grand écran.

L’échelle de Jacob (Jacob’s Ladder), 1990
Le film s’ouvre sur une scène de guerre. Au Viêt Nam, quelques soldats têtent paisiblement leurs joints quand, soudain, certains d’entre eux commencent à se sentir mal. Les balles se mettent aussi à pleuvoir de partout et ce qui devait être une jolie soirée au clair de lune se transforme rapidement en enfer chaotique. L’un des Américains, Jacob Singer (Tim Robbins) s’échappe dans la jungle mais reçoit aussitôt un méchant coup de baïonnette dans le ventre.

De retour à la vie civile, Jacob est travaillé par ses souvenirs de combat. Jusque-là, me direz-vous, rien que de bien classique. Oui, mais ce ne sont pas que les fantômes du passé qui hantent notre vétéran. D’autres apparitions, bien moins humaines celles-là, commencent à le poursuivre. Hallucinations, folie, effets post-traumatiques ou… secret d’état ?

Dirigé par Adrian Lyne (Indecent Proposal, Lolita) sur un scénario de Bruce Joel Rubin (Ghost, Deep Impact), L’échelle de Jacob garde son secret jusqu’au bout. La mémoire est ici le terrain d’un combat bien réel contre la mort qui, dès le début du film, semble bien avoir pris ses quartiers dans le corps et l’esprit du personnage principal.

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Dans la tête de Jacob Singer (joué par Tim Robbins), la guerre du Viêt Nam continue.
Image © Lions Gate, 1998

Memento, 2000
Leonard (Guy PearceL.A. Confidential, Ravenous) n’a plus de mémoire à court terme. Ou plutôt, celle-ci ne dure que quinze minutes. Tous les quarts d’heure, il ne se rappelle plus ce qu’il vient de faire (amnésie antérograde). Ennuyeux, surtout quand on a décidé de liquider l’assassin de sa femme. La solution qu’a trouvée Leonard : se tatouer les indices qu’il glane sur son chemin et les confronter aux polaroïds qu’il balade dans sa poche. Dans les premières secondes du film, il descend un certain Teddy (Joe PantolianoDaredevil, The Sopranos). Scène après scène, on en sait un peu plus sur les événements qui ont mené Leonard à commettre ce crime, car le film se déroule (en partie) à l’envers. Leonard, par contre, ne sait toujours pas ce qu’il fabrique là. Quelques souvenirs qui ont précédé la mort de sa femme lui reviennent parfois l’esprit, mais est-ce bien la réalité ?

Petit chef-d’œuvre de construction, ce film est basé sur Memento Mori, une nouvelle de Jonathan Nolan (qui vient de fêter ses trente ans…) mise en scène par le frère aîné de son auteur, Christopher Nolan. Malgré un relativement petit budget (cinq millions de dollars) et un distributeur novice, ce film a obtenu dès sa sortie un joli succès, et pas seulement d’estime.

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La mémoire de Leonard (joué par Guy Pearce), c’est sa peau.
Image © Sony Pictures, 2001

L’effet papillon (The Butterfly Effect), 2004
Evan (Ashton KutcherJust Married, That ’70s Show) souffre depuis son enfance d’un handicap de sa mémoire à court terme, trouble qu’il semble avoir hérité de son père interné en hôpital psychiatrique. Une fois à l’université, il suit en toute logique des études de psycho. Il s’intéresse à la mémoire et notamment à la sienne qui lui laisse un temps un peu de répit. Dans la chambre qu’il partage avec un imposant et libidineux korbak, il se plonge dans la lecture de son journal, série de cahiers qui lui tiennent lieu de thérapie depuis qu’il est gamin. C’est là que le fantastique intervient : à la lecture de ses notes, il s’aperçoit qu’il est capable de se replonger dans le passé (corps et âme) et de le modifier.

Ce film est un cas d’école en matière de paradoxes temporels. Produit et scénarisé par deux réalisateurs quasi inconnus (Eric Bress et J. Mackye Gruber), il se base (comme son nom l’indique) sur une théorie du météorologue étasunien Edward N. Lorenz selon laquelle « The flap of a butterfly’s wings in Brazil set off a tornado in Texas » — à savoir le désormais célèbre « effet papillon ».

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Evan Treborn (joué par Ashton Kutcher) plongé dans ses souvenirs de cellulose.
Image © New Line Home Entertainment, 2004

The Jacket, 2005
Ce film débute lui aussi en pleine guerre — mais cette fois du Golfe (à chaque génération son Viêt Nam). Un soldat, Jack Starks (Adrien BrodyThe Pianist, The Village), reçoit une balle en pleine tête. Miraculé, il est renvoyé aux États-Unis. De retour au pays, son barda sur l’épaule, il aide une jeune mère (ivre) et sa fille Jackie à reprendre la route puis est pris en auto-stop par un détraqué. Ce dernier a tôt fait de descendre un flic croisé sur la route…

Retrouvé inconscient sur la scène du crime (où il a reçu une nouvelle balle), Jack est incapable de se défendre lors du procès qui suit cette mésaventure, et pour cause : il ne se souvient de rien. Il est condamné à la détention en hôpital psychiatrique. Là, le Mengele de service (le Dr Thomas Becker, joué par Kris Kristofferson) pratique des expériences sur le pauvre Jack. Il enferme son cobaye dans le tiroir d’une morgue non sans lui avoir auparavant passé une camisole de force et une bonne dose de drogue expérimentale. Dans son enfer claustrophobique, Jack se rend compte qu’il est capable de voyager dans l’avenir, et plus précisément à la Noël 2007.

Desservi par un scénario parfois bancal qui malmène les paradoxes temporels, ce film d’un certain John Maybury mérite toutefois le détour, ne serait-ce que pour l’excellente prestation de notre cher Adrien Brody.

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Jack Starks (joué par Adrien Brody), cobaye malgré lui.
Image © Warner Home Video, 2005

En visionnant ces quatre longs métrages, il est assez aisé de repérer les influences, les filiations, surtout entre The Jacket et ses prédécesseurs, L’échelle de Jacob et L’effet papillon. Parmi ces quatre films, Memento se tient un peu à l’écart, en cela qu’il n’a pas recours au surnaturel et que sa réalisation est un véritable bijou, à la fois sur le plan du scénario que des prises de vue.

Les quatre personnages principaux ont pour motivation de corriger un événement désastreux de leur passé — voire de leur avenir. Ils ont aussi en commun la volonté de reconquérir, en fin de compte, une certaine maîtrise de leurs mémoires défaillantes.

Bref, ces quatre dévédés valent la peine d’être vus. Voire même revus, au cas où votre mémoire vous ferait défaut…

Notre désormais méta-prolifique Tifnord se plaignait, non sans justification, de notre manque de strabisme du côté de l’Asie, cette grande sœur dont les formes généreuses abreuvent les membres des Xénos depuis une bonne quinzaine d’années déjà. Et il a bien raison, notre héraut du permafrost en retrait. C’est pourquoi je, soutenu par ma bovine personne, m’en vais vous asperger d’une autre rasade de slime (à prononcer [slim] par les Biennois) aux relents de marée montante, ignorant copieusement les jérémiades de mon ur-compagnon de S.-F..

Donc, ma liste d’articles-à-faire était peuplée depuis plusieures conséquentes lurettes de moults sites/ouvrages consacrés à H.P.L. et au Mythe de Cthulhu qui méritaient tous une mention dans nos colonnes. Or, plutôt que de pondre un article par entité, la spontanéité, mère de ma créativité sans bornes, m’a poussé a tout empaqueter dans un gros même papier sans gêne.

Plouf :


The Official Cthulhu Mythos FAQ
Des FAQ assez succintes mais très utiles sur le mythe. On osera également consulter Wikipedia pour plus de détails et plus si affinité.
 

1.2.1. How do you say “Cthulhu”?
Very carefully.


Cthulhu Mythos Timeline
Une trame chronolgique du mythe depuis -2 trillions à +1 milliard.

January 2oo4: President Bill Clinton issues an Executive Order releasing any Innsmouth natives still held prisoner by the federal government, following the public revelation of the events in Innsmouth in 1928. A week later, Fred Carstairs dies. (”It Was the Day of the Deep One,” Cannon)


The Lurker in the Lobby
Site basé sur un bouquin, qui analyse les traces grasses des doigts oblongs de Lovecraft au cinéma et à la télévision. Ce qui me rappelle que j’avais adoré Re-animator [1985] [IMDb] en d’autres éons plus chevelus.

Re-animator [1985] - Herbert West


Cthulhu for president
Est-il besoin de commenter ce lien ? Hein ? Bon.

Cthulhu for President

This site is dedicated to the great old one, who should return from his slumber to take over the U.S. government and make this country a whole hell of a lot better as the leader of our executive branch. Or destroy it and drive everyone insane, kill us all, or something really nasty! Remember, Cthulhu for President, why vote for the lesser of two evils?


Tales of the Plush Cthulhu
Pour les âmes les plus facilement sensibles d’entre nous. Un chouette conte de Cthulhu raconté en finesse et avec brio au moyen de jolies petites peluches toutes chous. Très drôle et profondément débile.

Professor Blue Smush DinoBaby

“Wait, you plush fools!” cried Professor Blue Smush DinoBaby. “‘In
his house at R’lyeh dead Cthulhu waits dreaming.’ Do not disturb Him,
or you will doom us all!”


Livres [ndlr: Attention lecteur sensible ! Par un mauvais jet du sort, votre rédaction préférée n’a pas encore lu ces livres et vous les présente quand même]

The Necronomicon Files - The Truth Behind Lovecraft’s Legend

de Daniel Harms

The Necronomicon Files
Éditeur : Weiser Books (août 2oo3)
Format : Broché - 342 pages
ISBN : 1578632692

Une étude exhaustive sur le Necronomicon sous toutes ses formes.

The Encyclopedia Cthulhiana: A Guide to Lovecraftian Horror

de Daniel Harms

The Encyclopedia Cthulhiana: A Guide to Lovecraftian Horror
Éditeur : Chaosium, Inc. (juillet 1998)
Format : Broché - 423 pages
ISBN : 1568821190

LE guide sur tout ce qui touche à tout.

Merci d’avance pour vos cadeaux par milliers.


Merci The Website at the End of the Universe, et alii.


L’affiche du film Star Wreck de Timo Vuorensola, image © Energia Productions, 2005

Comme nous en dissertions jadis autour d’un article de Pam Noles, la science-fiction sur petit et grand écrans manque foutrement d’exotisme. Étonnant pour un genre littéraire et cinématographique délibérément orienté vers l’outre-derche du cosmos, vers la décoiffade transsatellitaire, le vertige pangalactique, bref : l’autre, en tant que Du différent du Ich (das versteht sich von selbst). Bon, je ne vous promets ni les vahinés, ni les mines déconfites du roi Salomon, mais quelques virolets linguistiques qui ne devraient pas manquer de vous faire oublier (un court instant) l’affreux accent parisien ou, tout au moins, le légendaire manque d’humour des Klingon.


L’affiche du film (et non du feuilleton) Dans une galaxie près de chez vous.
Image © TVA Films, 2004

Tout d’abord une série québécoise qui a connu, dans sa Belle Province d’origine, un énorme succès à la fin des années nonante : Dans une galaxie près de chez vous. Voici, en gros, le départ des soixante-cinq épisodes de ce feuilleton réalisé par Claude Legault et Pierre-Yves Bernard :

Nous sommes en 2034, la situation sur la Terre est catastrophique: la couche d’ozone est complètement détruite par les gaz carboniques des voitures, l’industrie chimique et le push-push en ca-canne. Résultat : la Terre se meurt sous les rayons du Soleil. Il faut donc trouver une nouvelle planète pour y déménager 6 milliards de tatas. La Fédération planétaire se tourne vers la première puissance mondiale: le Canada. C’est le savoir-faire canadien qui permet l’envol, le 28 octobre 2034, du vaisseau spatial Romano-Fafard qui quitte la Terre vers les confins de l’Univers. Là, où la main de l’Homme n’a jamais mit le pied.

Pour ceux qui désireraient voir le film réalisé en 2004 sur le même sujet par Jean-Claude Desrosiers, rendez-vous sur Cinéma Montréal.


La magnifique actrice Karoliina Blackburn devant l’écran bleu de Star Wreck.
Image © Energia Productions, 2005

Toujours dans le registre des parodies de Star Trek, un film finnois cette fois, et pas piqué des hannetons (si vous aviez de la peine à piger les québécismes, cette fois, vous allez en baver) : Star Wreck: In the Pirkinning. Ce film amateur — qui constitue en soi le premier long-métrage finlandais de science-fiction — est l’œuvre de cinq autodidactes et de trois cents volontaires dirigés par Timo Vuorensola. Ce dont ça parle :

Star Wreck: In the Pirkinning is not your run-of-the-mill parody aimed solely at Star Trek fans. It is a motion picture for everyone with a taste for action, humour and zany characters. It is the story of Emperor Pirk — a star fleet commander who declares himself a global overlord and decides to expand his reign beyond the farthest reaches of the universe. The story that unfolds amidst the space battles is a stark reminder of how dangerous the mixture of ambition, cowardice and stupidity is. Star Wreck: In the Pirkinning begins with Captain James B. Pirk of the starship Kickstart shipwrecked on the 21st century Earth with his crew. Originally from the distant future, Pirk and his crew travelled back in time to save the Earth from hostile aliens, but lost their ship and became stranded. Pirk’s daily routine consists mainly of stuffing his face at the local fast food restaurant, and he is finding it difficult to convince the ladies he is, in fact, an intergalactic space hero from the future. As the prospects for humanity’s conquest of space look increasingly bleaker, Pirk comes up with a questionable plan to save mankind’s future…

Vous pouvez regarder la bande-annonce du film sur son site officiel, mais aussi, et surtout, télécharger gratuitement l’intégralité de l’œuvre ! C’est précisément ça, l’hospitalité finlandaise.

Au fait, comment dit-on What the hell en finnois ? Mauvaise surprise pour les lecteurs suisses…

Mardi (2 mai 2006), l’émission bon enfant Photos de famille de la Télévision suisse romande a invité trois personnes qui appréhendent l’imaginaire et l’avenir chacune à sa manière.


Patrick J. Gyger, image © TSR, 2006

Tout d’abord Patrick Gyger, conservateur de la vénérable Maison d’ailleurs d’Yverdon-les-Bains, qui nous a fait découvrir les caves de son musée et l’atmosphère de brocante galactique qui y règne. Il nous a aussi emmené à la Chaux-de-Fonds pour un petit aperçu express du Train fantôme, maison hantée kitsch-pop-gore (privée) créée par les artistes Jean-Pierre Vaufrey et Alain Margot. Cela dit, prochaine exposition à la MdA : le photographe Mario Del Curto à partir du 14 mai.


André Kuenzy, image © TSR, 2006

On retrouvait également André Kuenzy, architecte qui n’est rien de moins que le l’âme de l’Homme bleu (une fois qu’on l’a écorché). L’Homme bleu ? Un personnage énigmatique qui se balade sans mot dire (ni maudire) à travers la planète, histoire de provoquer un décalage ténu — mais marquant — de la réalité. Kuenzy a aussi eu la bonne idée d’acquérir une partie de l’ancienne usine Suchard à Serrières, dans le canton de Neuchâtel, qu’il a rebaptisée Rhinocéros. Dans cet espace gigantesque perdu au creux d’un vallon, il prévoit d’installer un studio de cinéma, rien de moins.


L’Homme bleu connaît un succès fou auprès des Japonaises. Photo © André Kuenzy et TSR, 2006


Marie Velardi, image © TSR, 2006

Enfin, Marie Velardi, fringante plasticienne, nous a fait part de sa fascination pour le futur et la vision que nos prédécesseurs en ont eu. Récemment, elle s’est imaginé à quoi pourrait bien ressembler Genève en 20006 (à la face cachée de la lune, en fait), mais aussi ce que pourrait devenir la cité de Calvin (et des banquiers privés) si la verdure y poussait franchement, envahissant les rues. Hélas, vous n’avez que jusqu’à demain pour découvrir son expo Chloropolis à l’espace d’arts contemporains Attitudes (4, rue du Beulet à Genève — Météo Suisse annonce de la pluie, c’est parfait).

Bref, si vous avez trois quarts d’heure devant vous, n’hésitez pas à visionner l’émission de la TSR depuis la Toile pour quarante-cinq minutes de détente rafraîchissante (la fin de l’émission est pathétique, vous pouvez la zapper en caressant votre souris).

Alive in Joburg

11.04.2006

Alive in Joburg est un court métrage sur la vie, quasi misérable, et l’exploitation, carrément odieuse, d’extraterrestres dans une Afrique du Sud encore/à nouveau/passablement sous l’emprise d’un apartheid d’un genre nouveau. Le délice de cette jolie gâterie réside dans son format hoqueteux de documentaire de gauche sensationaliste mi-Envoyé Spécial, mi-Zone Interdite. Ai-je mentionné que les pôvres extraterrestres ressemblent méchamment à des rejetons de notre bien-aimé Grand’Gluant plus qu’endormi ? Non ? Bon ben c’est fait alors :

Alive in Joburg
Alive in Joburg

Pour la petite histoire, l’auteur d’Alive in Joburg n’est autre que l’illustre Neill Blomkamp, pondeur notamment de la fameuse pub où une C4-transformer danse la gigue sans gêne sur des rythmes inavouables. Plus de friandises du monsieur gruppiert ici.

Merci Boing2.

Dans son no 148 [mars 2oo6] télémessagé, SFcrowsnest, excellent zine rosbif, cherche des contributeurs de tout acabit, confession, taille de slip et coupe de cheveux, tous réunis sous la même bannière/étiquette « otakus angloscribes de S.-F. » :

Call for Writers
One of the nice things about being online is that SFcrowsnest can publish slightly off-the-wall material that would never find a home in a highly targeted advertising-ruled print magazine world. An article we always trot out as an example of this, is Uncle Geoff’s piece about what the heck fuel & engine combination the Thunderbirds craft might have used in the classic 1960s TV series of the same name.
 
Let’s face it, you’re not going to read the likes of that in SFX, Starlog, Starburst, Interzone or the rest of the printed world! If there’s an article inside you - could be continuity errors in Andromeda, your latest work of short fiction, or just why you think Iain Banks’ novels are the greatest SF since a little man called Verne put pen to paper - do drop Geoff a line below.
 
Contact Uncle Geoff in the rainy English countryside at contributions@sfcrowsnest.com.
 
We still fund this puppy’s bandwidth and other miscellaneous expenses out of our own pocket, so the spirit of volunteerism is about the only thing that keeps our happy ship in hyperspace. Any time, articles, stories or reviews you can submit are always appreciated.
 
Current requirements: March 2006
 
- short fiction
- articles
- comment pieces
- convention reports
- book reviewers (see below)
- Television reviews … Stargate, Andromeda, Trek etc
- Movie reviews
- Games reviews … RPGs, scenarios, wargames etc
- SFF models and figures … reviews, painting tips, scratchbuilds, conversions
 
BTW, if you’re interested in becoming a book or DVD reviewer, we’d really, really (no, really) appreciate it if you were UK-based. Posting out the hundred of goodies we get every week is an expensive business, and extra airmail costs could lead to Geoff, Jessica, Mark and Steve eating dog food in a crazed economy-drive of death. Of course, if you’re based in the US, Canada or Australia and you fancy reviewing your own drip-feed of goodies resulting from your science fiction and fantasy addiction, then that okay by us … but we can’t supply you ourselves! Sorry.

Et pour rajouter un flux RSS dans votre précieux cabas, SFcrowsnest fait également mumuse via un groupe Google :

The Science Fiction Group
Flux RSS


Color Blind Test, © Kevin Fogelson, 2006

Entre 1968 et 1972, Ursula Kroeber Le Guin publie trois courts romans d’heroic fantasy pour enfants, A Wizard of Earthsea, The Tombs of Atuan et The Farthest Shore. Vingt ans plus tard, dans le même univers, elle ajoute un quatrième tome à la série, cette fois-ci plus réaliste que les précédents, en quelque sorte un roman pour adolescents : Tehanu. Les quatre œuvres seront regroupées par la suite en un seul volume, The Earthsea Quartet (en français, les trois premiers volets sont parus sous le titre de Terremer ; le quatrième, séparé, a conservé le titre de Tehanu).


Ursula Kroeber Le Guin, photo © Warren W. James, 2000-2003

Terremer est un archipel où cohabitent humains et dragons. Ged, le personnage principal de la tétralogie, est né dans une modeste famille de l’île de Gont. Il possède un puissant pouvoir de sorcellerie qu’il affine auprès du grand mage Ogion et dans l’école de sorciers de l’île de Roke. Par mégarde, Ged libère dans le monde un esprit malin, une ombre qui s’acharne sur lui pour l’empêcher de devenir le plus grand sorcier de Terremer. Particularité a priori sans grande incidence sur le récit, mais plutôt sur les genres de la science-fiction et du merveilleux : à l’instar des autres habitants de l’archipel, Ged est noir. Il s’agit même d’un parti pris de l’auteur, qui explique ainsi sa démarche :

“My color scheme was conscious and deliberate from the start. I didn’t see why everybody in science fiction had to be a honky named Bob or Joe or Bill. I didn’t see why everybody in heroic fantasy had to be white (and why all the leading women had ‘violet eyes’). It didn’t even make sense. Whites are a minority on Earth now—why wouldn’t they still be either a minority, or just swallowed up in the larger colored gene pool, in the future?” (Ursula K. Le Guin, A Whitewashed Earthsea—How the Sci-Fi Channel Wrecked my Books, article posté sur Slate le 16 décembre 2004)

Tout va bien jusqu’au jour où Le Guin cède ses droits pour une adaptation de l’univers de Terremer sur petit écran. Son contrat lui donne le statut de « consultante », ce qui ne veut proprement rien dire. Peu à peu, l’écrivain est écartée de la réalisation et la production tourne les premières scènes. C’est alors que Le Guin se rend compte que les acteurs de la mini-série sont blancs. Une grande déception pour cette militante qui, bien que consciente de sa position ambiguë — une femme blanche mettant en scène des personnages tout sauf blancs —, pointe du doigt la responsabilité des producteurs de science-fiction :

“So far no reader of color has told me I ought to butt out, or that I got the ethnicity wrong. When they do, I’ll listen. As an anthropologist’s daughter, I am intensely conscious of the risk of cultural or ethnic imperialism—a white writer speaking for nonwhite people, co-opting their voice, an act of extreme arrogance. In a totally invented fantasy world, or in a far-future science fiction setting, in the rainbow world we can imagine, this risk is mitigated. That’s the beauty of science fiction and fantasy—freedom of invention.
But with all freedom comes responsibility. Which is something these filmmakers seem not to understand.” (Ursula K. Le Guin, A Whitewashed Earthsea—How the Sci-Fi Channel Wrecked my Books, article posté sur Slate le 16 décembre 2004)


Danny Glover (Ogion) et Shawn Ashmore (Ged)
dans A Legend of Earthsea, photo © The Sci-Fi Channel, 2004

Mais l’auteur du Earthsea Quartet n’est pas la seule à se plaindre de cette méprise. Pam Noles, journaliste et écrivain noire-américaine vivant dans le sud de la Californie, responsable des Carl Brandon Awards (qui récompense les œuvres de fiction d’écrivains de couleur) et administratrice d’un blogue militant, And We Shall March, a engagé la polémique en publiant, le 4 janvier, un article à la fois dénonciateur et émouvant sur le site The Infinite Matrix.


Bruno (“The Boy from Brazil”) et Pam Noles, photo © And We Shall March, 2006

Pam Noles parle tout d’abord de ses premières amours science-fictives, et de son désenchantement d’enfant lorsqu’elle découvre que les personnages qui habitent les « littératures de l’imaginaires » ressemblent à peu de chose près aux membres d’un Rotary Club mississippien. Son père est le premier à le lui faire remarquer :

“Dad had his own names for the movies.
 
What’s this? ‘Escape to a White Planet’?
It’s called ‘When Worlds Collide.’ I’m sure I sounded indignant.
 
‘Mars Kills the White People’. I love this one.
Daaaaad. It says it right there. ‘War of the Worlds’. I know I sighed heavily, but was careful to turn back to the tv before rolling my eyes.
 
Once he asked me which was more real, the movie or the skits between. I didn’t get it, and told him that they were both stories, so they were both fake. He didn’t bring it up again until a skit came on. I can’t remember if it was a ‘Soulman’ skit or one of the caveman gags (the cavemen were multicultural—basic white, Polish, Italian, and black). But I remember Dad saying, how come you never see anybody like that in the stories you like? And I remember answering, maybe they didn’t have black people back then. He said there’s always been black people. I said but black people can’t be wizards and space people and they can’t fight evil, so they can’t be in the story. When he didn’t say anything back I turned around. He was in full recline mode in his chair and he was very still, looking at me. He didn’t say anything else.” (Pam Noles, Shame, article posté sur The Infinite Matrix le 4 janvier 2006)

Gamine, Pam Noles se rend chaque semaine à la bibliothèque de quartier, demandant s’il n’y a pas de nouveaux bouquins pleins des trucs magiques, de vaisseaux spatiaux, de dragons et, — si possible —, de Noirs… À chaque fois, la réponse du bibliothécaire est négative. Cela ne remonte pas le moral de la gosse :

“A kid can feel the loss from something taken away, even if they don’t have the words to say exactly what it is or define the nature of this new pain. All a kid can do is try to find what caused it all, and blame.” (Pam Noles, Shame, article posté sur The Infinite Matrix le 4 janvier 2006)

Un jour, le bibliothécaire lui remet un livre d’Ursula K. Le Guin, qui lui fait l’effet d’une révélation :

“Later that summer, during the weekly hajj to the library, the librarian gave me a copy of A Wizard of Earthsea. She told me it had just come in, that she held it special for me, and that she knew I would like it a lot.” (Pam Noles, Shame, article posté sur The Infinite Matrix le 4 janvier 2006)

Des années plus tard, en été 2004, elle découvre la distribution des rôles effectuée par SciFi Channel en vue de tourner A Legend of Earthsea, une adaptation de la tétralogie de Le Guin. C’est une douche écossaise (ou presque). Tous les acteurs sont blancs sauf l’un d’eux, Danny Glover, alibi de la production (le « Noir de service » en quelque sorte). Fin de l’enchantement enfantin.

“Le Guin’s racial choices in A Wizard of Earthsea mattered because her decision said to the wide white world: You Are Not The Whole Of The Universe. For many fans of genre, no matter where they fell on the spectrum of pale, this was the first time such a truth was made alive for them within the pages of the magical worlds they loved.” (Pam Noles, Shame, article posté sur The Infinite Matrix le 4 janvier 2006)

Suite à ce texte, Noles reçoit les commentaires — de Blancs — qui l’accusent de faire de la « discrimination positive », ou encore de ne pas comprendre l’insignifiance de la couleur de peau dans notre rapport au monde. Elle y répond en rédigeant un nouvel article sur son propre blogue :

“A lot of white people—within the wide world and the narrow closet of genre—think that validation of Ethnic Self means exclusion or disparagement of Ethnic Other. They think that if you stand up for Blackitude, you are de facto beating down the Caucasians. This is because, as Le Guin herself said—not to mention a whole bunch of academics and anyone else generally paying attention as they move through life in this world—THEY HAVE THE LUXURY OF DOING SO. For a lot of white people, even those who Mean Well and Their Hearts Are In The Right Place And All That, the mere fact of QUESTIONING the default setting of this world of racial inequity is perceived as an attack.” (Pam Noles, The Shame of Earthsea: A Public Response To What Some Folks Are Saying About That Essay, article posté sur And We Shall March le 22 janvier 2006)

Pas mal, Pam. J’aime bien. Continue, et c’est un p’tit Blanc qui te le dit. Il en reste encore, du boulot, et pour quelques générations. Peut-être même que le jour où ce genre de bévues disparaîtra, nous serons déjà dans l’espace, et que l’on parlera de science-fiction dans les manuels d’histoire… des petits enfants blancs (bien malgré eux).

(Cela dit, merci Boing Boing)

Sexynisme

06.01.2006

En réponse au récent article foutrement scandaleux de notre compère Tifnord où il prétend impunément que des magmalgames carboniques de type xy xx seraient aptes à écrire de la S.-F., je me propose de partager avec vous cette couple de news afin de remettre de l’ordre dans la balance de l’univers, et dans celle du slip un peu aussi.


AeloraLane de Scifibrain.com nous offre son Top 10 des plus chaudes femmes de la S.-F., avec des photos à lécher pour prouver son propos:
 
Top 10 Hottest Women in Sci-Fi
1. Monica Bellucci (The Matrix Reloaded, Revolutions - Persephone)
2. Claudia Christian (Babylon 5 – Susan Ivanova)
3. Claudia Black (Farscape – Aeryn Sun)
4. Katherine Heigl (Roswell - Isabel)
5. Morena Baccarin (Firefly – Inara)
6. Tricia Helfer (Battlestar Galactica – Six)
7. Musetta Vander (Various)
8. Gina Torres (Firefly – Zoe)
9. Natalie Portman (Star Wars prequels – Padme)
10. Annette O’Toole (Smallville – Martha Kent)
 
Dommage qu’il s’agisse en grande majorité d’actrices de séries TV que je ne regarde jamais.
 
Et juste pour flatter le Tifnord et ses lectrices dans le sens de leurs duveteuses cuisses internes :
 
Top 10 Hottest Men in Sci-Fi
Attention, spoiler : ils ont tous dotés d’impressionnantes protèses mammaires! Vous noterez également l’absence de liens IMDb pour les acteurs, qui ne présentent aucun intérêt pour ma pomme. Et mon poignet me fait mal de toute façon après tous ces liens xy xx.
 
1. Adam Baldwin (Jayne Cobb on Firefly/Serenity)
2. Jason Momoa (Ronon Dex on Stargate: Atlantis)
3. Joe Flanigan (Colonel John Sheppard on Stargate: Atlantis)
4. Michael Rosenbaum (Lex on Smallville) [lui, je le connais!!]
5. Tom Welling (Clark on Smallville) [lui aussi, c’est son ami/ennemi]
6. Nathan Fillion (Captain Malcolm Reynolds on Firefly/Serenity)
7. David Hewlett (Dr. Rodney McKay on Stargate:Atlantis)
8. Josh Holloway (Sawyer on Lost)
9. Christopher Judge (Teal’c on Stargate:SG-1)
10. Sean Maher (Dr. Simon Tam on Firefly/Serenity)
 
Une fois encore, que des abdos de séries.



Capt_Xerox
du Website at the End of the Universe nous propose, apparemment comme chaque année, son Calendrier S.-F. illustré pour 2oo6. Le thème de cette année: Femmes en danger. Chaque mois est illustré par un scan de couverture de pulps de S.-F., d’horreur ou de fantastique, avec une pin-up en danger à chaque fois. Brilliant.
 

Marrante la campagne de teasing pour le lancement du Sci-Fi Channel France qui devrait prendre du service le 2oo5.12.o2:

Nous sommes comme vous

sf.txt

09.09.2005

T E X T F I L E S D O T C O M est un site dédié pixels et quanta au fichier texte de l’époque (’80) où les geeks et autres caresseurs d’ordinathans étaient pieds et poings liés par les 128 caractères standardisés de la norme de l’American Standard Code for Information Interchange. Drôle, riche, foisonnant et indubitablement geek-friendly.

./listings
# Science Fiction Textfiles
# UFOs
# BITNET Fantasy-Science Fiction Fanzine (1985-1988)

./fuites
# Le script de W. Gibson pour Alien³, abandonné en cours de route
# Extremely large discussion about Blade Runner, the movie
# How to make a Pan Galactic Gargle Blaster

./manifesto
On the face of things, we seem to be merely talking about text-based files, containing only the letters of the English Alphabet (and the occasional punctuation mark).
On deeper inspection, of course, this isn’t quite the case. What this site offers is a glimpse into the history of writers and artists bound by the 128 characters that the American Standard Code for Information Interchange (ASCII) allowed them. The focus is on mid-1980’s textfiles and the world as it was then, but even these files are sometime retooled 1960s and 1970s works, and offshoots of this culture exist to this day.

Une collection de cartes de visite de personnages de Star Trek. Le slogan de celle du Klingon est parfait:

WARS ARRANGED
PLANETS CONQUERED
NO WAR TOO SMALL

Merci BoingBoing.


Mis à jour 20050811 @ 2100
Star Wars a aussi ses cartes de visite. Ca commence à être du vrai délire. A la verge de la syncope, pardieu.

Maléfique

31.07.2005

Vendredi dernier, au cours d’une frénésie de zapping spasmodique appuyée d’un ennui post-ccna bien traumatique, je suis tombé par hasard sur Maléfique, un film bien malade diffusé comme Film de minuit sur la TSR, qui m’a littéralement aplati sur ma natte de tatami.

A classer plutôt dans l’horreur fantastique que dans la SF pure, l’histoire est celle du journal intime d’un ancien détenu aux pouvoirs occultes trouvé par les quatre protagonistes du film et censé contenir des formules magiques permettant de jouer au passe-muraille. Un scénario somme toute assez classique. Par contre, c’est par son ambiance torturée, glauque, poisseuse, pisseuse, malsaine et presqu’étouffante (la quasi totalité du film se passe dans une cellule de prison) que le film m’a happé. Une sale impression de cauchemar sans début ni fin et l’effacement progressif de la limite entre notre réalité et celle du mauvais côté des choses - un style très lovecraftien - ont causé un afflux sanguin un peu gamin dans mon short. Le nom de Yog Sothoth est d’ailleurs clignement contenu dans certaines formules prononcées par ces prisonniers inconscients.

Les personnages, stéréotypiques sans abus, en rajoutent d’ailleurs encore une bonne couche: un transsexuel haltérophile et protecteur d’un taré congénital omnivore (il a même mangé sa petite soeur de 6 mois), un intellectuel sodomite par choix et dont la vie a brusquement changé après 2 minutes de lucidité et l’auteur du journal qui s’injectait des placentas frais en intraveineuse pour rajeunir.

Couronne sur la cerise: une chouette fin assez inattendue et qui rendrait presque triste.

Maléfique
Film d’Eric Vallete (2002, F, 90′) avec Gérald Laroche (Carrère), Philippe Laudenbach (Lassalle), Clovis Cornillac (Marcus), Dimitri Rataud (Pâquerette), Didier Bénureau (Picus)
Prix du Jury - Festival de Gérardmer 2003

Maléfique
Maléfique
Maléfique
Maléfique

Bande annonce, extrait et interview ici.

Synopsis
Une cellule. Quatre détenus. Carrère, jeune chef d’entreprise accusé d’escroquerie. Marcus, 35 ans, transsexuel en cours de métamorphose. Pâquerette, 20 ans, attardé mental. Lassalle, 60 ans, intellectuel, meurtrier de sa femme. Derrière une pierre de la cellule mystérieusement descellée, ils découvrent un livre : le journal d’un détenu, Danvers, qui occupait ce lieu au début du siècle. Ce journal renferme des formules aux pouvoirs magiques qui permettraient de s’évader… Mais depuis la découverte du livre, des phénomènes étranges et inquiétants se multiplient dans la cellule. - Fantastic’Arts

James Doohan, le fameux interprète de «Scotty» (Montgomery Scott), ingénieur en chef écossais du U.S.S. Enterprise, est décédé hier matin chez lui à Redmond, Washington, à l’âge de 85 ans. Selon ses voeux, une partie de ses cendres seront envoyées dans l’espace, tout comme l’avaient été celles de Gene Roddenberry, créateur et producteur de la série TV original Star Trek.