Pausestivale

16.08.2007

Space: 1999
Photo © lorihighfill, 2007

Voilà, on y est. La fin de l’été approche enfin et les Xénos sont prêts à se relancer de plein pied dans le monde palpitant des tentacules putrides et des barbus du tonnerre.

Vous l’aurez certainement remarqué, les Xénos ont subreptiscement entamé il y a une couple de mois déjà une légère pause estivale trop longtemps tue.

En effet, vos amateurs de corps étrangers préférés ont profité des beaux jours que dame Nature nous a assurés non seulement pour se prélasser dans le stupre mais aussi pour lancer un tout autre projet de blog francophone qui devrait secouer cette partie gauche de la blogosphère parfois trop silencieuse.

Or il est temps maintenant de reprendre du poil de la bête dont la repousse a déjà été assurée par Tifnord l’autre jour. Le prochain grand événement sous les faibles lueurs chaperonnes de Fomalhaut sera le reportage en direct et probablement en image des Hugo Awards lors de la WorldCon 2007 (o1.o9.2oo7) assuré par vos serviteurs Hau Ruck ! et Theefer.

On signalera également en passant les trois derniers épisodes de notre palpitant cousin podcasté utopod :

utopod oo8 – La nuit des chasseurs, de Johan Heliot (4/6 sur l’échelle des guilis)
utopod oo9 + o1o – Huit harmoniques de Lumière, de Joël Champetier (5/6 sur l’échelle des guilis)

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Photo © No Media Kings & Filmquake, 2007

Après Stranger Things, un nouveau podcast vidéo de science-fiction a vu le jour le mois passé : Infest Wisely. Basé sur un scénario de Jim Munroe, cette série cyberpunk en sept épisodes a comme point de départ l’apparition d’une nouvelle technologie permettant de prendre des photographies avec les yeux et… de guérir le cancer. Mais ça ne s’arrête pas là : les premières personnes à avoir adopté ce nouveau type de rinçage d’œil se voient gratifiés d’aptitudes imprévues. Trois épisodes ont été à ce jour publiés. Comme nous sommes charitables, vous trouverez ci-dessous la bande annonce du film. Bon vidéopodcast.

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utopod 006 > Goûter, savourer, en reprendre

Nos colocataires de l’utopod ont à nouveau sévi avec un épisode oo6 qui se présente comme une geste culinaire, bien goûteuse et juteuse à souhait et qui finit traîtreusement par nous montrer une putride croupe vénéneuse pleine d’une horreur cosmique aux éons non comptés. Pour les moins fragiles du diaphragme d’entre nous.

Ai-je besoin de mentionner que Jean-Pierre Andrevon nappé du fin accent chaux-de-fonnier de l’excellent Philippe Hertig vaut son pesant de cervelle trépidante et un 6/6 sur l’échelle de guilis obtenu bien trop facilement ? Une fois encore, c’est rageant en bien.

utopod 006 > Goûter, savourer, en reprendre, de Jean-Pierre Andrevon
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Dieu existe-t-il ? Certes non, hahaha.

Par contre, ce dont nous n’étions pas encore totalement convaincu jusqu’à hier au sein de la monomaniaque rédaction des Xénos, c’est si le Patron a eu une influence quelconque dans toute cette histoire rocambolesque bien de chez nous. Et, hélas, là non plus ce nouveau miracle du Swiss Dream n’est pas le résultat d’un heureux coup de soufre d’en-bas.

Pourtant nous sommes bien en face d’une catastrophe naturelle, d’un incroyable chamboulement climatologique, d’une fenêtre béante sur l’abîme de notre petit à petit quotidien. Si, si ! Croyez-moi ! Et vous allez même en pleurer. De joie sûrement, de jalousie peut-être.

Voici la bête :
utopod

Tifnord, notre Grand Chambellan du Permafrost, fidèle gardien du bon goût au sein de l’équipe des Xénos, s’est associé à un autre larron gaga de S.-F., fantastique et fantasy (l’horreur reste le chouchou exclusif des Xénos, heureusement), Lucas Moreno, bien connu dans des milieux aussi variés que la traduction de genre ou encore la modération de mailing lists sauvages, pour nous pondre utopod, la perle qui manquait si douloureusement au monde de la S.-F. de chez nous : un podcast francophone des littératures de l’imaginaire.

Ce qui signifie tout bonnement qu’Escape Pod a pensé à la postérité et engendré un rejeton digne de son prestige (et qui le toise déjà presque de haut). Enfin autre chose que la voix rauque et nasillarde de Scott Sigler ou la verve soporifique de l’hôtesse de Pseudopod pour agrémenter mes pérégrinations matinales vert-rose !

On le croira difficilement, mais malgré un vernissage officiel daté du 9 mai dernier, l’orgie a déjà commencé avec pas moins de 5 épisodes en ligne (une intro plus deux nouvelles brutalement hachées par la moitié), prêts à lécher sans gêne l’intérieur de vos oreilles cireuses et vous laisser un arrière-goût amer qui semble dire : « Mais où en était la S.-F. francophone avant utopod ? ».

Votre petit cœur palpitant d’émerveillement puceau va ainsi pouvoir allégrement balancer entre La faim du monde, de Xavier Mauméjean (6/6 sur l’échelle de guilis), et Les noces d’orage, de Jonas Lenn (4/6, parce que c’est quand même de la fantasy à cornes légèrement moralisante sur la fin).

Conclusion : les Xénos vous recommandent bien entendu et tout vivement de vous abonner à utopod sans hésiter et d’encourager l’altruisme sans bornes de ces pôvres bougres d’un sous ou deux. Sous peine de vraies menaces en ces mêmes colonnes.

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rss + podcast
dons

Manifesto
Lucas Moreno et Marc Tiefenauer ont le plaisir de vous annoncer la naissance de leur toute nouvelle émission audio consacrée à la science-fiction, au fantastique et à la fantasy :

utopod
podcast francophone des littératures de l’imaginaire
www.utopod.com

En clair, nous offrons périodiquement à nos auditeurs des lectures à voix haute de nouvelles relevant des genres de l’imaginaire. Vous y retrouverez les plus grands auteurs francophones du moment.

Utopod est un podcast, c’est-à-dire une émission diffusée via Internet à laquelle on s’abonne totalement gratuitement en quelques clics à peine. Vous trouverez la marche à suivre ici :

www.utopod.com/abonnement

Pour en savoir davantage sur notre concept, vous pouvez écouter notre émission inaugurale ou visiter notre site (www.utopod.com) : une mine d’informations vous y attend.

Les émissions 001 à 005 sont d’ores et déjà disponibles, avec des textes de Xavier Mauméjean et de Jonas Lenn.

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Tony Smith et Ciaran O’Carroll dans leur canapé stellaire ; image © The StarShipSofa, 2006

Un Ami, qui dans une autre existence pourra sans doute consacrer plus de temps à la xénobiophilie, nous a signalé un blogue pas — mézalors pas du tout — piqué des hannetons ni de la maleguigne.
Initiative née de l’amitié de deux amateurs de science-fiction, Tony Smith et Ciaran O’Carroll, The StarShipSofa présente environ tous les dix jours un fichier sonore (mp3) auquel il est possible de s’abonner par podcasting. À chaque mouture, nos deux trublions galactiques nous présentent, sous forme de conversation au coin d’un bar (ou plutôt d’un sofa), l’un de leurs auteurs favoris.
Au menu, à ce jour : Ursula K. LeGuin, Iain M. Banks, Roger Zelanzy, Robert Sheckley, Douglas Adams, Harlan Ellison, L. Ron Hubbard (si si), Joe Haldeman, Robert Silverberg, Henry Kuttner, Philip K. Dick, Stanislaw Lem, Cordwainer Smith, Algis Budrys, John Brunner et Alfred Bester — nothing less.
Il arrive aussi à nos deux batoilles de papoter autour de l’un de leurs films favoris, notamment Capricorn One et Dark Star. Avertissement : prévoyez du temps libre, virez les gamins et l’épouse empressée, car l’épisode sur Philip K. Dick ne dure pas moins de… trois heures. Du beau travail à découvrir sans plus tarder, entre la crise de foie du réveillon et la gueule de bois du jour de l’an. Blast off!

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Cory Doctorow à table, à l’heure du dessert, aux Utopiales 2006

Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de se rendre aux Utopiales de Nantes et qui, du coup, n’ont pas pu suivre la conférence donnée par Cory Doctorow le dimanche 5 novembre à la Cité des congrès, il semble nécessaire de résumer les propos tenus par notre cher auteur de science-fiction canadien.

Avant toute chose, rappelons brièvement comment est venue au monde l’une des créatures les plus subversives du monde éditorial anglophone :

Nostr’homme est né le 17 juillet 1971 à Toronto, dans une famille d’enseignants trotskistes. Enfant déjà, Cory milite contre les armes de destruction massive et pour Greenpeace. Il s’emploie ensuite à mettre sur pied un centre consacré à la paix et à la justice sociale dans l’île de Grindstone, sur le fleuve Saint-Laurent. Il achève ses études secondaires dans sa ville natale puis fréquente quatre universités sans y obtenir de diplôme. Il travaille alors quatre ans à Londres pour l’Electronic Frontier Foundation (institution militant pour la liberté dans les médias électroniques) avant de s’installer à Los Angeles et de se consacrer (presque) entièrement à l’écriture romanesque. En janvier 2003, il publie son premier roman, Down and Out in the Magic Kingdom, lequel inaugure la licence Creative Commons. En septembre de la même année, Doctorow sort un recueil de nouvelles, A Place So Foreign and Eight More, sur papier, puis partiellement sous format électronique (et licence Creative Commons). Deux romans suivront, l’un en 2004, Estearn Standard Tribe, et l’autre en 2005, Someone Comes to Town, Someone Leaves Town ; ces ouvrages sont également disponibles dans leur intégralité — et gratuitement — sur Internet.

Dimanche dernier, aux Utopiales, la conférence donnée par Cory Doctorow reprenait en partie les idées décrites dans un article publié en juillet 2006 dans Locus Magazine : « Science Fiction is the Only Literature People Care Enough About to Steal on the Internet ».

L’auteur y retrace tout d’abord l’évolution des mentalités vis-à-vis de la musique. Les interprètes d’autrefois avaient perçu d’un mauvais œil l’avènement de la radio, média qui avait mué la production musicale en phénomène industriel. Septante ans plus tard, Napster allait prouver qu’il serait désormais impossible de forcer les récalcitrants à payer leur musique grâce au réseau d’échange poste-à-poste.

Doctorow rassure les artistes eux-mêmes : Internet permet aux musiciens d’atteindre une audience jusqu’alors inégalée, et cela à très peu de frais, favorisant du même coup une grande diversité musicale. Il rappelle aussi que le but du droit d’auteur est avant tout de décentraliser les bénéficiaires d’une création artistique. L’égide des papes et des princes a précédé le copyright, mais l’apparition de ce dernier a permis à la créativité d’être financée. Internet n’est qu’une nouvelle étape sur le chemin de la décentralisation — stade qui sera favorable à certains artistes et défavorable à d’autres. Pour Doctorow, la vraie question consiste à se demander si cela permettra de multiplier les acteurs de la production culturelle.

Reste à savoir quels seront les avantages d’Internet pour les écrivains et les amateurs de science-fiction. C’est là que Doctorow intervient : selon lui, la science-fiction est « le seul genre littéraire pour lequel les gens sont prêts à voler sur la Toile ». Comme lui, certains auteurs profitent des affinités entre S.-F. et Internet — Doctorow a publié tous ses romans sous licence Creative Commons, ce qui autorise ses admirateurs à partager librement son œuvre. Le premier roman de Doctorow aurait ainsi été téléchargé 650000 fois depuis son site personnel et édité six fois (!) sur papier.

Selon Doctorow, la diffusion électronique de livres augmente de façon évidente les ventes de leurs versions imprimées (le plus grand danger pour un écrivain de S.-F. étant de rester dans l’ombre, mais certainement pas d’être l’objet de piratages). En cela, le futur sera fait d’échanges entre artistes et public ; à l’ère d’Internet, les relations personnelles constituent une valeur difficilement remplaçable. Doctorow conclut ainsi :

Conversation, not content, is king. If you were stranded on a desert island and you opted to bring your records instead of your friends, we’d call you a sociopath. Science fiction writers who can insert themselves into their readers’ conversations will be set for life.

Pour en savoir plus, rendez-vous sans plus tarder sur le blogue créé par Cory Doctorow, le fameux Boing Boing (que nous avons maintes fois cité sur les Xénobiophiles) ou sur Craphound, le site personnel de l’écrivain.

Alors, convaincus ?

L’honorable Escape Pod, souverain pontif des podcasts S.-F. et bientôt référence du genre si ce n’est déjà fait, nous embaume de temps en temps avec des chroniques/revues/critiques de films de derrière des fagots dont je préfère taire la cosmique terreur.

La dernière (2006.08.21!) mouture de ces EP Reviews nous vient du vénérable Dr. Sullivan, sorte de brilliant dandy au cynisme et à l’humour d’autant plus décalés que sa voix semble facturée pour éveiller le côté féminin en chacun de nous autres mâles humains, l’humidité en moins bien entendu.

En partant de Full Metal Yakuza, un film du japonais Miike Takashi, le réalisateur japonais le plus dégoûtant du moment, et en le comparant avec RoboCop, le Docteur traite du mythe de Frankenstein et de ses moultes versions/reprises/part II avec une aisance aussi dérountante que brève. C’est de loin l’une des meilleures revue/critique de film ever. Un pur délice qui n’a rien, mais alors rien du tout, avoir avec les miasmes habituellement putrides de vos serviteurs xénobiophiles.

J’adore ces gens qui me poussent entre les griffes des tétines chaudes et malsaines d’une frénésie compulsive de soif d’en savoir plus, sans que je prête plus gare à l’épée émoussée du divorce et de la déchirure familiale qui pendouille comme une parodie obscène de la vie au-dessus de ma tête à l’aérodynamisme progressif. Ouf alors.

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Flux RSS pour Escape Pod

Le chroniqueur
Jonathon Sullivan MD, PhD, practices Emergency Medicine at Detroit Receiving Hospital, and conducts cerebral resuscitation research at Wayne State University. His fiction has appeared in Bones of the World, 3SF, and Maelstrom. He lives in Farmington Hills, Michigan, with his wife Marilyn, a.k.a Karuna, the Bodhisattva of Infinite Compassion.

Le troisième épisode de Pseudopod, podcast de l’horreur encore tout frais, nous sert un petit bijou de concentré de cauchemard d’enfance. Little Boy Leg Bone, bébé effrayant de Richard Warren, nous raconte l’histoire familière d’un petit garçon qui essaie tant bien que mal de vivre avec ses démons (ceux qui se cachent sous votre lit et dont un bon duvet/couverture bien tiré jusqu’aux oreilles nous protège si bien). Très efficaces ces frissons filtrés par le regard naïf d’un petit enfant. Même aux aurores et en pleine route pour le turbin ça rafraîchit.

Qui a dit que Pseudopod faisait dans le happy end ? Menteuuuuûr !

Enfin, moi personne ne me croit jamais. Moi si. Et c’est ça qui importe.

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Pseudopod

Extrait
And Myrriden watched, perched on the dresser. Jack saw him through the corner of his eye. A tall man, tall like Daddy, but his legs and arms weren’t right–long and thin, they reminded Jack of spiders.

Myrriden held a flute to his lips. White, bone white. A leg bone, Jack knew that. Little Boy Leg Bone. The soft music sounded like wind through dry leaves and the distant cry of dogs. It made Jack’s shins ache.

James P. Kelly, auteur notamment de Burn, novella podcastée en lice pour le Prix Hugo 2oo6, nous raconte l’histoire post-singularité (?!#) du cerveau de M. Westphall dissecté en direct par un medbot dont les différentes partitions, et même les collègues, montrent un intérêt bien trop poussé pour leur patient et en pâtissent quand même un peu à la fin.

Ce n’est pas vraiment transcendant, ni source de guilis r00ts, mais l’idée est originale et m’a surtout donné vraiment envie de récupérer le podcast de Burn, publié d’ailleurs aussi gratuitement en ligne sous moults 4 formats. Merci bien Creative Commons.

Barry Westphall Crashes the Singularity
Podcast: Free Reads ~ James Patrick Kelly reads himself

Extrait
[...] “Where is he?” says the medbot, as all its partitions but V freeze on the anomalous images. “Back, go back.” By now most of the world’s intelligence collective has joined the session. V continues to manipulate the needles sunk in Westphall’s exposed cerebrum as the sensorium shows him putting an empty plastic glass on the bedstand of Room Seven at the Armadillo Lodge at 11:36PM.

A nanosecond later, he disappears from 2002. And instantly reappears in 2196. [...]

N.B. Jim Kelly tient également la rubrique On The Net sur Asimov’s Science Fiction.

Dans son épisode 64 [2oo6.o7.27], Escape Pod, ur-matrice des podcasts de S.-F., nous sert l’histoire terrifiante d’un gentil coiffeur traditionnel plongé bien malgré lui dans dans un monde ultra-globalisé de manipulations politiques, de nanotechnologie et de bonne morale en final de compte. Le tout est servi/soutenu/élevé par une grosse performance et une débauche parfois hilarante de bruitages, grâce aux talents forains de Wichita Rutherford, un drôle d’amateur de bluegrass. Et même si son accent inimité peut parfois semer le doute chez les plus multilingues d’entre nous, l’ambiance générale et son épaule la persévérance sont samaritaines. Un des épisodes d’Escape Pod les plus complets à mon avis :

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Escape Pod - podcast

Extrait
“There’s a reason we don’t use nano to cut the President-Chairman’s hair. You know about the assassination attempt three years ago?”

Everyone did. “I thought he was fully recovered.”

“What’s left of him. Yes. All of that civilian nano would interfere with crucial signals sent and received by the nano in use by the MedTechs. Can’t risk it. That bomb was nasty. What I’m telling you is classified, obviously. We have no intention of presenting Arrington to the world as less than the man he deserves to be.”

Rated PG. Contains implications of violence, heavy politics, and split ends.

Wichita Rutherford
Wichita’s World

Pseudopod - the sound of horror

Pseudopod est un nouveau podcast de l’équipe de l’inégaléable Escape Pod offrant de l’horreur au format court. Et c’est rafraîchi toutes les deux semaines. Bon début.

Souscrire à Pseudopod

Le premier jet, Bag Man, nous vient de Scott Sigler, auteur prolifique et accusé d’avoir diffusé déjà plusieurs de ses romans (sick !) d’horreur et de S.-F. via le sus-mentionné medium. Pour la petite histoire, le podcast de son Ancestor tourne en ce moment quotidiennement sur mon iPod. De l’horreur génétique à grande échelle sur fond de xénotransplantations. Mmmmh.

About Pseudopod

Pseudopod is the world’s first horror podcast magazine. Every two weeks we bring you chilling short stories from some of today’s best horror authors, in convenient audio format for your computer or MP3 player.

We pay our authors, but we will always be 100% free. We are supported through listener donations, so if you like what you hear, please consider giving via our PayPal button!

Our editors are Mur Lafferty and Ben Phillips. Pseudopod is a production of Escape Artists, Inc. Be sure to check out our other podcast, Escape Pod, for the best in science fiction and fantasy.

CONTENT ADVISORY: Unlike some other audio fiction podcasts, Pseudopod does not rate its fiction for age appropriateness. We are a horror podcast, and stories may feature strong language, graphic violence, or explicit sex. You should assume that stories Pseudopod are always for adults only. If you’re a parent, please listen where your kids won’t hear. It’s not our fault if they turn out like us.

Merci Boing2.

Entre les gastro-entérites virales et autres virées extra-vaterland de votre serviteur, les Xénos ont essoufflé leur flambeau un court instant, le temps de voir la demi-finale du concours de l’Eurovision en toute tranquillité et de vous revenir avec de nouvelles aventures encore plus fraîches. Vous nous remercierez quand vos petits-enfants vous écouteront genoux fléchis et ébahis.

Bref, avant toutes ces folles péripéties, je suis tombé sur Little Worker, une petite merveille de Paul Di Filippo diffusée via le mirobolant podcast Escape Pod et lue avec une maestria plus efficace qu’un massage interne de la vessie. Hourras de délire garantis.

Bienvenu dans le monde des furries génétiquement modifiés et améliorés pour subvenir à TOUS les besoins de leurs maîtres et maîtresses. Attention, ça peut glisser :

Little Worker
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Extrait
At home, Little Worker could do pretty much as she pleased, as long as she was there should Mister Michael need her. At the office–and in other public places–she had to be more circumspect and diligent. Little Worker was on duty her, in a way that was more intense than behind the electrified fence and active sensors of the estate. (Once, one of the men at the Training School had said: “Little Worker, you are the most diligent companion I’ve ever trained.” The men of the school had been nice, in their stern way. But no one was like Mister Michael.)

Today, however, Little Worker’s mind was not on her work.

Rated X. Contains sex, violence, domestic slavery, and furries you don’t want to mess with.
© Paul Di Filippo

Ouf, je viens de terminer l’écoute du podcast de Come, Let Me Whisper, condensé de nouvelles de Russell L. Burt, que j’ai découvert en divaguant sur Podiobooks.com (l’hôte de Voices: New Media Fiction, l’anthologie S.-F. dont je vous parlais un peu plus tôt).

Et, en toute sincérité, j’ai vraiment bien aimé. M. Burt nous sert de l’horreur, du bizarre, du macabre, du fantastique, du lovecraftien (gniark!), et même un peu de gérontophilie, tout ça mariné dans une ambiance sudiste très particulière vu que la plupart de ses nouvelles se passent au Tennessee, d’où vient justement l’auteur. Et son lent accent chuitant ajoute une bonne couche de faux exotisme colonialiste au tout et trouve bien sa place dans l’atmosphère générale de l’oeuvre. Assez dépaysant.

J’ai particulièrement apprécié Wedding Vows, une drôle d’allégorie sur le mariage entre conjoints de confessions différentes, et Casey’s Sacrifice, autre hommage au maître de l’excès d’adjectifs. Mais aussi Work Ethic, magnifique coup de chapeau au rude boulot du patron. Pour ce qui est du reste, Come, Let me Whisper nous prend la main et nous ballade dans l’horreur et le fantastique, quelquefois très (trop?) classiques, les histoires de fantômes et trempe même le bout d’un gros orteil dans la litière de la S.-F..

Et le bougre a décidé de continuer l’expérience en sérialisant son roman Revelations, à coup de tranches mal aiguisées d’une quinzaine de minutes chacunes de quinze à beaucoup de minutes. Bigre.

Come, Let me Whisper
Promo audio sur Podiobooks.com
Flux RSS du podcast

Russell  L. Burt > Come, Let me Whisper” /><br />
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Manifesto
Come, let me whisper, words that no man should speak aloud
Their rightful place a page, to be torn from its source
Shredded from existence, At least hidden from light
That only a darker man may read, For flighty society
defines no place, Save that of closets with locks
Clubs without signs, And, of course, their minds

Poe Podcast Project

09.03.2006

En voilà un lien qui devrait faire frissonner notre bien trop calme Horrible. The SciFi Podcast Network héberge un podcast de textes d’Edgar Allan Poe :

Site officiel
Flux RSS du Poe Podcast Project

Poe Podcast Project

Manifesto
Edgar Allan Poe, a controversial literary and historical icon, remains one of the most influential writers, having given birth to the detective story with The Murders in the Rue Morgue. In fact, the annual Mystery Awards are called “Edgars” in his honor.
 
His lyrical poems, most notably The Bells and The Raven, and short prose narratives are still popular reads and subject matter for many literature courses.
 
However, Edgar Allan Poe’s mellifluous prose and verses make wonderful listening as well as fascinating reads. Poe himself supplemented his income with public readings of his works. The Podcast Entertainment Network is proud to carry on the tradition with the Poe Podcast Project, allowing listeners of yet another generation to enjoy readings of Poe works some 150 years after his death.
 
The Poe Podcast Project is a collaborative anthology series celebrating the life and works of Edgar Allan Poe. All podcasters are welcome and need not be a part of the PEN or TSFPN families. If you’re interested in contributing to the project, please contact us with your idea and for specifics on audio files.

Merci Boing2.

Je viens de terminer l’écoute deux podcasts de/par Cory Doctorow et ce n’est pas tout rose, mais alors pas du tout. Quand bien même je commence vraiment à bien apprécier cette forme de lecture par procuration qu’elle soit le fait d’humains ou non.


Human Readable
Pour la quasi première fois avec un texte de C. Doctorow, j’ai décroché après 12.06 minutes en me farcissant Human Readable. J’avais déjà failli subir un sort similaire lors de la lecture d’Eastern Standard Tribe, son second roman. Exactement pour les mêmes raisons. A savoir, une histoire de couple (qui se termine mal) bien trop mielleuse, aussi pernicieuse que les douleurs musculaires d’un début de grippe et qui alourdit insupportablement le récit en occultant toute bonne raison pour danser la gigue des guilis. Et, contrairement à Eastern Standard Tribe où l’intrigue reprend vite le dessus, ça m’a pris le choux du début à la fin de la nouvelle. Un malaise profond qui a vite remplacé mon enthousiasme pour ces réseaux informatiques péclotants autogérés par des colonies de fourmis virtuelles. L’intrigue juridique y est peut-être aussi pour quelque chose. Va savoir ! Enfin ! Je m’en vais endosser l’espace d’une fin de paragraphe la sombre tunique du méchant Stahlhelm et affirmer sans gêne que Human Readable lorgne légèrement du côté d’une Mary Barbara Hamilton Cartland blogueuse, devenue avocate des pôvres défavorisés. Mais on me dira certainement que j’exagère.


Return to Pleasure Island
En regard des larmoiements qui précèdent, vous imaginerez donc assez aisément ma réaction en téléchargeant le dernier podcast du prolifique Cory, Return to Pleasure Island. Démangeaisons, gêne respiratoire, éruptions cutanées et enflures sur tout le visage, chute de tension, un peu comme un choc anaphylactique dû au gadolinium. Et, comble de la crème sur le gâteau, la nouvelle est étiquetté comme « fantasy ». Argh ! Le rascal m’avait presqu’achevé avant même que sa voix rauque de décalé horaire n’ait eu le temps de caresser l’ego plat de mes tympans. Et pourtant, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je me découvris un intérêt mêlé de sympathie pour cette famille d’ogres arrhénotoques, petits employés sur une île-parc d’attraction aux relents de Pinocchio. On baigne dans une forme de fantasy assez inventive et somme toute plaisante, proche de l’urban fantasy. Je préfère.


Sinon, et il s’agit là d’une perle, i, robot, dont j’avais déjà parlé, existe désormais aussi sous forme de podcast. Et là, on peut taper dedans sans risquer ni la classique brisure de phalange auriculaire, ni les embêtantes fissures de l’émail dentaire. Bien au contraire !

Infos générales
Liste des podcasts de C. Doctorow
Flux RSS du podcast

Voices: New Media Fiction est une anthologie de nouvelles S.-F. publiée sous forme de « podiobook », un type de podcast d’audiobooks balancés en série. Le premier volume contient cinq textes, dont Anda’s Game de Cory Doctorow, une excellente parabole de gauche sur les MMPORG et le « socio-comportement » des joueurs gagas en ligne.

Voices: New Media Fiction [vol 1]

Manifesto
Since podcasting began, writers have been releasing their stories over their own podcasts. Both the beginners and the pros have experimented with reading their stories in serialized form.
 
Voices: New Media Fiction is the first anthology to bring several of these stories together. With everything from short flash pieces to lengthy novellas, Voices has eighteen stories spread over 23 files to join you in your MP3 player everywhere you go.
 
We hope this is Volume One, as people keep writing and podcasting, there is always more content.
 
All stories released under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-No-Derivs 2.5 License unless otherwise stated.

Voices: New Media Fiction

Merci Boing2.

Un podcast de Craphound, la première nouvelle publiée (1988) de Cory Doctorow, est mise à disposition par Escape Pod, podcast spécialisé dans les audiobooks de S.-F..

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Merci Boing Boing.

Spaceship Radio

02.10.2005

Je n’ai pas encore perdu mon pucelage du podcast gros grains ni passé mon examen de dévérouillage de ceinture de chasteté podcaustique, mais je risque bien de combiner les deux dans l’élan d’un seul et même jet de pierre.

Spaceship Radio est un podcast qui propose d’anciennes pièces radiophoniques de SF (Boing Boing les qualifie de vintage). On passe allégrement de R. Heinlein à F. Brown en rasant R. Bradbury par la gauche.

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Merci Boing Boing.