Une image issue de la conception de Call of Cthulhu par Bethesda Softworks

Dans leurs eaux profondes, au large d’Innsmouth (cette cité qui émerge en plein Atlantique tel un navire sombrant), Ceux des Profondeurs attendent. Enfin, c’est ce que l’on dit, car personne n’a pu prouver leur existence. Leur apparence ? Mi-humains, mi-poissons, pas vraiment des sirènes, plutôt des crapauds pustuleux. De très gros batraciens baveux. Si, d’aventure, vous voulez en découdre avec ces bestioles, dans un univers emprunté aux hallucinations du Maître de Rhode Island, sachez qu’il existe une sécrétion logicielle digne d’un cours de répétition, une gâterie de nerd qui coûtera la bagatelle de £ 30 ou de € 36 à votre cerveau de silicone. Son doux nom ? Call of Cthulhu — Dark Corners of the Earth. Attention, rien à voir avec le film dont nous parlait jadis notre Administrateur, le grand Auroch… Ça vous intéresse, vous en voulez encore ? Allez, voilà pour votre soif :

“Call of Cthulhu — Dark Corners of the Earth is a first-person horror game that combines intense action and adventure elements. You will draw upon your skills in exploration, investigation, and combat while faced with the seemingly impossible task of battling evil incarnate. (…) The technology powering Call of Cthulhu has provided Headfirst with the means to present an incredibly detailed and accurate depiction of the sights and sounds of this unique 1920’s New England setting. A diverse range of cutting edge special effects is utilized to ensure both unprecedented levels of realism and an exact portrayal of your mental degredation.”

Alors, ce soir, des cuisses de grenouilles pour l’apéro ?

phrenologik

20.01.2006

C’est un peu par hasard qu’au gré de mes pérégrinations aggrégaires je suis tombé sur phrenologik, le site de l’illustrateur Aurélien Police. Et là, mon pôvre ami, mes sens artistiques tout à fait balbutiants, ainsi que ma prédilection pour les choses faites de sueur, de vapeur et d’acier, n’ont fait qu’un tour de manège merveilleux! Sans parler de la gigue qui a secoué mon côté « korboz calvitié » et « rôliste frénétique ».

Un étonnant et superbe mélange de steampunk technologique à la The Difference Engine et occulto-scientifique à la Homunculus / The Anubis Gates.

« Est-ce une odeur de lampe à gaz que je sens, ou es-tu juste heureux de me voir ? »

Sinon, quelle intéressante surprise lorsque je reçus bien humblement l’autorisation de M. Police d’illustrer mon papier de quelques-unes de ses oeuvres. Il me signalait qu’il avait également travaillé sur le projet de l’incroyable Institut Benway sur lequel notre Tifnord s’était épanché longuement dans un précédent papier.

Et, cerise (noire), je me permets d’ajouter que M. Police fait également partie des artistes de l’association Art et Fact (AAISFFM).

Une immense génuflexion à Aurélien Police pour sa générosité et son talent.

About
Illustrateur, Aurélien Police travaille dans plusieurs domaines passant de la réalisation de pochettes de disque à la couverture de roman, illustration d’articles de presse ou de jeux de rôle. Son travail étant quasi exclusivement accès sur le numérique, il se sert de l’outil informatique comme d’un creuset pour y mêler toutes sortes de matières premières allant de la photographie aux scans de peintures, dessins…
Son univers proche du steampunk reflète ce mix de technique en abordant des thèmes où le mécanique rime avec l’organique au sein d’un univers résolument urbain.

Et bien entendu, merci Erebos.org.


N.B. Les images présentées ci-dessous ont été réduites. Il suffit de les cliquer pour les voir dans toute leur splendeur cuivrée.

L'Express [2oo5]
L’Express – © Aurélien Police, 2oo5

Noir d'encre [2oo5]
Noir d’encre – © Aurélien Police, 2oo5

Ombrelle [2oo4]
Ombrelle – © Aurélien Police, 2oo4


Phrénologie
La phrénologie [du grec ???? et ?????] (ou « crânioscopie ») est une théorie pseudo-scientifique, développée au XIXe siècle par l’Allemand Franz Joseph Gall, selon laquelle il serait possible de déterminer le caractère, la personnalité, voire même la criminalité d’un individu en se basant sur la forme de son crâne.

Tout ce que je mérite, c’est une bardée au knut-fléau en parpaing de 20 isotope 12 et que le ciel me tombe sur la tête et me défonce au moins trois vertèbres en commençant par celle en haut à gauche.

La Maison de la culture du Japon à Paris accueille, depuis des lurettes que je ne saurais compter, une exposition sur les ?? (monstres, fantômes, êtres surnaturels, et alii) du bestiaire fantastique japonais. Et comme l’expo se termine déjà le 28 janvier prochain, je suis sûr de ne pas pouvoir y aller.

Encore pardon, Professeur Girard. m(_ _)m

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L’une des huit illustrations du ?????? – © Waseda University Library, 2003

INFOS PRATIQUES
 
Y?KAI – Bestiaire du fantastique japonais
Du mercredi 26 octobre 2005 au samedi 28 janvier 2006
 
Salle d’exposition (niveau 2)
Horaires du mardi au samedi de 12h à 19h / Nocturne le jeudi jusqu’à 20h (Dernière entrée : 30mn avant la fermeture). Fermé les jours fériés
Fermeture annuelle du 24 décembre au 3 janvier inclus
Fermeture exceptionnelle de l’exposition le mardi 6 décembre
Prix d’entrée 6€ / Tarif réduit 4€ / Gratuit pour les adhérents MCJP, les enfants de moins de 12 ans (obligatoirement accompagnés par un adulte)
Visite de groupe (20 personnes maximum) sur réservation uniquement (avec ou sans conférencier). Tél. 01 44 37 95 01 du mardi au samedi de 12h30 à 18h30
Organisation Maison de la culture du Japon à Paris (Fondation du Japon), Association pour la MCJP
En collaboration avec S2 Corporation


Idle Hands, © Ojimbo/Jim Sheely, 2004

Jim Sheely, alias Ojimbo, se présente lui-même comme une sorte d’ermite qui, sans habiter une grotte loin de toute humanité, vit et travaille néanmoins au fond de la banlieue de Columbus, dans l’Ohio. Dès son plus jeune âge, il peint, dessine, mais ce n’est qu’à partir de la naissance de son fils Grae, en 1990, qu’il se met à sculpter le bois. Fasciné de longue date par les sociétés traditionnelles où cet art fait partie intégrante des croyances et de l’éducation (Maoris, Balinais, Tlingits et Haidas), il doit son coup de foudre pour la sculpture aux œuvres d’Elijah Pierce découvertes au hasard d’une exposition sur l’art populaire. L’honnêteté, le charme et la beauté crue du travail de ce fils d’esclave du Mississippi provoquent en lui un cataclysme sans retour. Il découvrira plus tard que cet artiste tenait autrefois une galerie-salon de coiffure juste à côté de l’école où il se rendait quand il était gamin.

Autodidacte humble et curieux, Ojimbo acquiert alors tout seul sa maîtrise de la gouge, du couteau et du ciseau à bois. Durant de nombreuses années, il ne montre son travail qu’à sa famille, mais commence peu à peu à frayer avec le reste du monde par le biais d’Internet. Aujourd’hui, il a de nombreux admirateurs de par le monde et des collectionneurs fidèles qui acquièrent ses œuvres sur eBay. Récemment, la galerie Roq la Rue de Seattle l’a contacté afin de mettre sur pied une exposition au titre évocateur : Bad Moon Rising. D’autres présentations de son travail sont prévues en 2006 au même endroit.

Valeur montante de l’art populaire, Ojimbo espère aujourd’hui qu’il saura inspirer d’autres artistes et les mener à découvrir la sculpture sur bois, tradition selon lui sous-estimée. Son conseil : Keep your tools sharp and your flesh out of the way.


Venus Flygirl, © Ojimbo/Jim Sheely, 2004

(Je tiens à remercier chaleureusement Ojimbo d’avoir répondu à mes questions avec autant de gentillesse. Les visuels de cet article sont reproduits avec l’aimable autorisation de l’artiste.)


Photo © Garage (Boxenstopp fuer Kult und Kultur)

Il est une bestiole qui n’a pas jugé bon d’évoluer depuis deux cent vingt millions d’années : le triops, alias triassic monster. L’animal cumule les excentricités : il possède de petites pattes qu’il planque sous un bouclier dorsal ; ses œufs peuvent rester une dizaine d’années au sec, et ce jusqu’à une température de 60°C. Enfin, c’est le seul monstre que l’on peut acheter en kit… dans des magasins de fringues et de jardinage (tout juste si vous ne le trouvez pas dans votre crémerie favorite).

À l’origine de ce cadeau que les plus petits se réjouiront de découvrir sous le sapin, un certain Jonas Cosendai, biologiste de l’Université de Lausanne. Fin 2004, il avait déjà créé en équipe une autre boîte à bestioles, Fourmix, qui n’était rien de moins qu’une colonie d’hyménoptères remplis de pattes, véritable boîte de biologie amusante. Prix d’un paquet de Triassic Monsters ou de Fourmix ? 39 francs suisses, frais de port en sus (commande depuis le site officiel).

Alors, qu’attendez-vous pour virer Winnie l’ourson et lui offrir enfin le cadeau de ses rêves ?

Encore plus de fanfreluches pour vos achats sanglants du Solstice:

Les cafignons Cthulhu
Cafignons Cthulhu

Parfaits pour éviter la débattue les journées de fricasse.

Le bûcheron transformiste
Bûcheron transformiste

Attention, un miquelet peut cacher un gros méchant loup.

Et si on schneuque un peu, le site d’Entertainment Earth cache encore plus de fontaines de jouvence à bave comme ces autres jouets lovecraftiens, et alii.

A quand la panosse USS Enterprise pour astiquer la péclette?

Slurp, ou bien.

Merci en bien, Boing Boing.

Cryptomundo

30.11.2005

Cryptomundo est un un blog obsédé par la cryptozoologie, thème d’une exposition à venir dont dont je vous avais brièvement entretenus il y a quelques temps.

Une exposition mélangeant la cryptozoologie (comprenez Sasquatch, Yéti, Dahu et autres animaux phantasmés) et l’art. A voir au Bates College Museum of Art (Lewiston, Maine) de juin à octobre 2006.

Cryptozoology: Out of Time Place Scale

Merci Boing Boing.

WonderFest

28.09.2005

WonderFest est une convention annuelle de turbinés collectioneurs fous de modelisme, de figurines et de jouets d’obédience SF, horreur, comics ou ??.

Voici les photos de l’édition 2004 et le e-flyer de celle de 2005.

What is WonderFest? A weekend of wonder in Louisville!
WonderFest is a weekend of hobby escape that’s held every Summer in Louisville, Kentucky USA! It features movie special effects guests, the largest model contest in the U.S. for sci-fi, horror & comics-related subjects, model and toy dealers galore, and seminars to entertain and improve hobbyists of all ages!

Vincent Price

Des farceurs, quasi-doublés de fieffés croquants, se sont bien amusés à représenter graphiquement les créatures fantastiques décrites par J. L. Borgès dans son Livre des êtres imaginaires:

Fantastic Zoology

Mandragore
La Mandragore

The complete series of illustrations for The Book of Imaginary Beings was done by the graduate students in the Department of Illustration and Art of the Book at the Vakalo School of Art and Design in Athens, Greece. The project was carried out under the Art Direction of Hector Haralambous and Dimitris Kritsotakis and started with a few selected students. As it went on many more students insisted that they had fallen in love with the theme of the book and that they would like to do it as well.
It was so successful that it ended with the completion of 20 original series of illustrations of 150 – 200 drawings each. The best drawings were designed by Costas Koutsoukos. George Mastrandonis, lecturer of Web Design at the Digital Design Workshop of Vakalo School of Art and Design, and his students designed a web site for The Book of Imaginary Beings, a site that contains not only these illustrations but also the complete text of the book as well as a “search” feature that has been deployed extending the site’s research usability.

Mis à jour 2oo6o326 @ 1o24

Koutsoukos Kostas nous signale que le site a changé de place :

http://www.hum.au.dk/romansk/borges/vakalo/zf/Default.htm
http://www.uiowa.edu/borges/vakalo/zf/Default.htm