Image capturée sur Brickshelf (photo : droits réservés)

À l’instar de notre grand Aurochs qui se préoccupe de nos chères têtes (pas si) blondes, je me devais de rappeler que l’enfance n’est rien d’autre qu’une innocente Île du docteur Moreau, qu’un candide laboratoire où chacun se crée les monstres et autres ectoplasmes de ses vieux jours. Avant le goûter, le petit Howard Phillips aurait adoré se détendre en compagnie de médusants Lego. Après l’Appel de Cthulhu en dévédé, les cafignons Cthulhu et les Deep Ones d’Innsmouth sur pécé, les Xénos sont enchantés de vous présenter les Lego Cthulhu ou, plus précisément, les Cthulego (tout droit sortis d’un esprit aussi inconnu qu’enfiévré). Avant de dégainer vos bocaux de Nutella, rêvez donc d’entendre un soir votre progéniture vous demander des Cthulego pour son anniversaire :

Cthulego Rises!
 
The villainous Lord Sinister and his evil henchmen have kidnapped professor Brixton-Smyth to find the lost gold. But in their haste they have awoken the sleeping monsters of the Cthulego Mythos! Lord Sinister and his men have two ways to escape, by land or by sea! Meanwhile Johnny Thunder rushes to help from his massive Zeppelin “The Avontuur”.
 
Can they escape the zombies?
What awaits them at the boat?
Who is the mysterious stranger with two swords?
Is the Bi-plane friend or foe?
Who is Dr. Who?
 
And can Johnny Thunder save the day? Of course he can! He’s the hero!!!

Soit dit en passant, thanks Pam, thanks Boing2.


Carte de l’Atalie, l’un des trois états de l’Othanie, © Paul Arbear, 2004

Un pays aux confins du continent Espéra. Plus de cent vingt millions d’habitants dans un territoire qui s’étend sur plus de quatre fois et demie la France métropolitaine. Trois états composent la République fédérale d’Othanie : l’Apollinie, l’Athalie et la Melpothalie. Inutile de vous jeter sur Google Earth (désormais disponible pour Mac OS X.4) ou sur Wikipédia, vous ne l’y trouverez pas. Pas plus que dans le magnifique Dictionnaire des lieux imaginaires d’Alberto Manguel et Gianni Guadalupi. Mézalors, sur quelle planète se situe ce très sérieux pays doté d’un musée fédéral, d’une religion officielle, d’un festival de cinéma, d’une entreprise cinématographique et d’une chaîne de télévision musicale ? Dans le monde virtuel de l’Alliance (attention aux yeux), une « fédération de sites » où chacun peut créer son état virtuel, une sorte de jeu de rôle aussi bien qu’un projet commun de création artistique.
Dans un dialogue avec une femme qu’il venait d’inventer (ben ça c’est pratique), le créateur de ce pays virtuel, Paul Arbear, trahit ses motivations :

« La femme : Mais une idée, elle a toujours une cause, non ?
 
Le créateur : Disons plutôt une impulsion. Dans mon cas, par exemple, c’est un ami avec qui je m’amusais à parler de mes états d’âme par métaphores. Par exemple, pour parler d’un coup de blues, on parlait d’une grève interne. Ou encore d’une guerre civile quand nous étions en colère. La femme rit. Et quand c’était passé, c’est que la police psychique avait bien fait son travail.
 
La femme : Vous êtes vraiment bizarre, vous.
 
Le créateur : Non. Mais un étudiant ne trouvant d’attrait à un cours que l’occasion d’imaginer les tortures qu’il pourrait infliger à cette horrible prof d’économie.
 
La femme : Et après ?
 
Le créateur : Après ? Hé bien… Les choses en amenant une autre, la fertilité de l’imagination fait que tout un monde se met en place dans mon esprit. Alors, je me suis mis à écrire… Puis j’ai trouvé le support idéal pour révéler ce monde imaginaire : Internet. »

Pour ceux d’entre vous qui désireraient immigrer en Othanie, rendez-vous sur le site officiel du Conseil protectoral. Bon voyage en utopie.


Une image issue de la conception de Call of Cthulhu par Bethesda Softworks

Dans leurs eaux profondes, au large d’Innsmouth (cette cité qui émerge en plein Atlantique tel un navire sombrant), Ceux des Profondeurs attendent. Enfin, c’est ce que l’on dit, car personne n’a pu prouver leur existence. Leur apparence ? Mi-humains, mi-poissons, pas vraiment des sirènes, plutôt des crapauds pustuleux. De très gros batraciens baveux. Si, d’aventure, vous voulez en découdre avec ces bestioles, dans un univers emprunté aux hallucinations du Maître de Rhode Island, sachez qu’il existe une sécrétion logicielle digne d’un cours de répétition, une gâterie de nerd qui coûtera la bagatelle de £ 30 ou de € 36 à votre cerveau de silicone. Son doux nom ? Call of Cthulhu — Dark Corners of the Earth. Attention, rien à voir avec le film dont nous parlait jadis notre Administrateur, le grand Auroch… Ça vous intéresse, vous en voulez encore ? Allez, voilà pour votre soif :

“Call of Cthulhu — Dark Corners of the Earth is a first-person horror game that combines intense action and adventure elements. You will draw upon your skills in exploration, investigation, and combat while faced with the seemingly impossible task of battling evil incarnate. (…) The technology powering Call of Cthulhu has provided Headfirst with the means to present an incredibly detailed and accurate depiction of the sights and sounds of this unique 1920’s New England setting. A diverse range of cutting edge special effects is utilized to ensure both unprecedented levels of realism and an exact portrayal of your mental degredation.”

Alors, ce soir, des cuisses de grenouilles pour l’apéro ?