China Miéville - Perdido Street Station
Perdido Street Station © Gordillo, 2004

Presque jamais jusqu’ici je n’avais dévoré un livre aussi lentement et avec autant de délectation. Jamais ! D’habitude lorsque le 5/6 sur l’échelle des guilis est atteint j’essaie de finir le bouquin aussi rapidement que possible, mais là, avec Looking for Jake, faramineux recueil de nouvelles de China Miéville, musculeux pape du new weird et trop à gauche pour être honnête, je suis tombé de haut, un peu comme Humpty Dumpty dans la chanson ; sauf que je n’avais ni armée ni chevaux royaux pour tenter de me ramasser à la cuiller, juste une boîte de kleenex pour effacer les traces de mon embarras.

En gros, j’ai dû mettre un bon tiercé de mois pour uploader la totalité du tome dans mon cerveau encore trop peu posthumain, juste parce que je n’avais jamais envie que ça se termine, tant la texture, l’atmosphère et les idées de ces textes étaient délectables. Essayez de vous imaginer une raisonnable peufnée de g?y? champur? accompagnée d’un magnum de sh?ch? de patate douce (ou d’awamori pour les plus solides). L’analogie est parfaite. A part peut-être que si on tentait d’ingurgiter du China Miéville, on risquerait bien de se trouver nez à nez avec un relent/mélange âcre de poussière, de graisse de machine, de terreau humide dans la bouche et une forte impression de décalage.

Ô malaise-guili, quand tu nous tiens par la queue du derrière de la next door girl, ça devient carrément de la folie. Aïe.

Après avoir goûté à China Miéville, on en reveut, on en a des cauchemars de milieu de régime dissocié. Et c’est les détails qui en pâtissent. Attention au spoiler, je viens de glisser.

Details
Crackle © alankin

Quatrième de couverture
Step into a London ravaged by unearthly creatures at once utterly alien and chillingly familiar. In China Miéville’s award-winning novella ‘The Tain’, we learn the reason for the invaders’ terrible revenge. In addition to ‘The Tain’, this superb collection contains thirteen short stories, of visionary cityscapes and urban paranoia, ghosts, monsters and impossible diseases. Several of the stories are published here for the first time including one in comic-strip form, illustrated by Liam Sharp.

China Miéville > Looking for Jake
Looking for Jake and other Stories

de China Miéville
Éditeur : Pan Books (Août 2oo6)
Format : Poche – 32o pages
ISBN : o-33o-43418-7

La maison maudite
La “Maison maudite”, au 135 Benefit Street – © A la poursuite du paysage des contes de Lovecraft

Votre serviteur est une fois de plus tombé sur une perle rare, mais putride quand même : une autre lecture adaptée d’un texte du Maître Globuleux, La maison maudite, publié en 1928.

Et c’est monstrueusement bien enlevé, avec l’accent anglais torride de Jacques Dufilho en moins.

Pour plus d’horribles informations perdues entre les cuisses d’éons dont nous tairons pudiquement le petit nom, visitez, à vos risques, ces pages endormies :

Texte intégral [gb]
Wikipédia [gb]

utopod 006 > Goûter, savourer, en reprendre

Nos colocataires de l’utopod ont à nouveau sévi avec un épisode oo6 qui se présente comme une geste culinaire, bien goûteuse et juteuse à souhait et qui finit traîtreusement par nous montrer une putride croupe vénéneuse pleine d’une horreur cosmique aux éons non comptés. Pour les moins fragiles du diaphragme d’entre nous.

Ai-je besoin de mentionner que Jean-Pierre Andrevon nappé du fin accent chaux-de-fonnier de l’excellent Philippe Hertig vaut son pesant de cervelle trépidante et un 6/6 sur l’échelle de guilis obtenu bien trop facilement ? Une fois encore, c’est rageant en bien.

utopod 006 > Goûter, savourer, en reprendre, de Jean-Pierre Andrevon
null

La concurrence étant ce qu’elle est, votre serviteur, rongé par des seilles de jalousie en ces jours sombres au goût fadasse de fin du web, s’est finalement décidé à vos offrir l’intégralité de cette perle de la science perdue de l’audiobook francophone qu’est Le Monstre sur le seuil lu par Jacques Dufilho dont nous vous entretenions il y a quelques jours.

dufilho.jpg

confocal.jpg
Confocal Microscopy, image © University of Delaware, 2004

À tout seigneur tout honneur. Pas plus tard que vendredi passé, notre Administrateur xénobiophilique, Garde des Marches du Levant, Hérault des Armées de l’ombres et blogueur émérite publiait une hagiographie utopodienne digne de la Geste de sire Arzur Pendragon. Rendons-lui la politesse et annonçons l’avènement du plus abominable, du plus suintant, du plus profond et donc hautement passionnant blogue science-fictif : Under Vhoorl’s Shadow (traduisez : « À l’ombre des vieux poulpes en fleur »).

Tout le monde connaît le sieur Howard Phillips Lovecraft, hm ? Dans le doute, je m’en vais tout de même commettre un petit rappel des faits :

Nostr’homme naquit le 20 août 1890 à Providence, dans l’état de Rhode Island (nord-est des États-Unis). Enfant maladif, il fréquenta peu l’école mais lut beaucoup dès son plus jeune âge. Son grand-père se chargea (avec goût) de la construction de son imaginaire en lui mettant entre les mains Les mille et une nuits, L’iliade et L’odyssée et en lui narrant d’inquiétantes historiettes gothiques de son cru.
 
Le petit Lovecraft rêvait de devenir astronome, mais il ne put jamais suivre de formation universitaire, et pour cause : une dépression nerveuse l’empêcha d’achever ses études secondaires. L’impossibilité de parfaire sa formation fut, sa vie durant, une grande source de frustration. Si Lovecraft affûta ses premières armes littéraires en poésie, il se consacra, dès la fin des années 1910, à l’écriture de nouvelles fantastiques.
 
En 1924, il épousa Sonia Haft Greene et déménagea à Brooklyn. Le couple ne parvint pas à faire face à ses difficultés financières ; c’est sans doute de cette époque que datent les conceptions racistes et paranoïaques de Lovecraft, ce dernier ne comprenant pas qu’un homme de « race blanche » tel que lui fût incapable de trouver du travail au milieu d’une population immigrée et… laborieuse. Le mariage ne dura pas et Howard s’en retourna dans le Rhode Island chez l’une de ses tantes.
 
Les années qui suivirent son retour à Providence furent les plus prolifiques de sa vie. Il publia bon nombre de ses œuvres dans les colonnes des pulps, notamment Weird Tales. Bien qu’il produisît à cette époque ses textes les plus fameux, la misère ne le lâcha pas d’une semelle. En 1936, alors que Lovecraft souffrait de malnutrition, on lui diagnostiqua un cancer de l’intestin qui l’emporterait l’année suivante, le 15 mars 1937.

Le maître de Rhode Island est aujourd’hui encensé, adulé malgré ses zones d’ombre (à chacun son Céline), pour avoir créé l’un des plus célèbres mythes modernes : celui de Cthulhu, créature tentaculaire et divinité déchue du lointain système de Xoth. Cela faisait belle lurette que notre Ami Hau Ruck (prononcez « Hhaou’ Rrouqr ») tournait autour du pot lovecraftien, ses doigts le démangeant comme ceux de l’inspecteur louisianais John Raymond Legrasse. L’écho crépusculaire d’une affreuse litanie (Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn !) torturait à tel point son esprit fiévreux qu’il allait à son tour réveiller le titanesque syndic de R’lyeh.

Le frénétique — et néanmoins génial — créateur des Xénobiophiles lança donc, en février dernier et à son corps défendant, un blogue consacré exclusivement aux gargouillis délétères des Grands Anciens. Afin de respecter le sabir dans lequel s’exprimait l’antiprophète de Providence, notre ami oublia la langue de ses ancêtres ; c’est donc en anglais qu’il rappellera régulièrement à l’ordre la horde des adorateurs médusés, hébétés dans la scansion sempiternelle de ce mantra sybillin :

Iä, iä, Chtulhu fhtagn !

Aujourd’hui, heureux d’assister à la naissance d’un nouveau site horrifique, admiratif devant une telle confession de foi, inquiet cependant devant la montée en puissance de la Chose lovecraftienne (tremblez, tremblez, pauvres pécheurs !), je ne peux que vous encourager à risquer vos mirettes under Vhoorl’s shadow, c’est-à-dire dans le coin le plus sombre de la Toile…

Under Vhoorl’s Shadow
Flux RSS
Flux RSS 2
Flux Atom

Une petite merveille audio pour vos feuilles verdoyantes, chers fidèles. Jacques Dufilho lisant Le Monstre sur le seuil de H. P. Lovecraft (le fichier audio n’offre malheureusement que la première partie du texte). Et le mieux, c’est quand même bien les efforts que le pôvre Jacques fait pour tenter de prononcer les topo/patronymes correctement en anglais. Et il est beau son accent à Jacques. Je vous recommande tout particulièrement son fascinant « Miskatonic » :

Le Monstre sur le Seuil – H.P. Lovecraft – Jacques Dufilho

dufilho.jpg

Merci Under Vhoorl’s Shadow.

28 Weeks Later

30.03.2007

28 Weeks Later

Après l’excellentissime 28 Days Later…, voici sa grande soeur en petite culotte mais gros biceps (semble-t-il), 28 Weeks Later… (IWhen Days Turn To Weeks).

Attention, c’est une histoire de zombies british et ils ont très faim.

Attention (bis), ça risque de galvauder plus que le premier :

Extrait

Merci The Website at the End of the Universe.

C’est hallucinant ce que personne ne me tient au courant dans ce monde de brutes épaisses. Il a fallu que je retourne sur Monster Brains par hasard, dont nous vous parlions un peu plus tôt, pour découvrir avec une putride horreur cosmique que notre Maison d’Ailleurs préférée planifie une exposition basée sur The Commonplace Book de H. P. Lovecraft :

Concept
“An exhibition of unspeakable things” is an exhibition project of the Maison d’Ailleurs, Museum of science fiction (in Switzerland), based on a text by writer H. P. Lovecraft, the Commonplace Book. This work by Lovecraft, consisting of ideas to be developed at a later date, will be used as the basis for illustrations produced by brilliant comics authors/illustrators. The exhibition will present more than one hundred original works by artists whose only common ground is to be willing to embark on such a delirious journey.

Plus d’infos alléchantes et administratives chez Monstrer Brains.

Merci Under Vhoorl’s Shadow.

Archives Lovecraft

18.03.2007

The Temple of Dagon vient d’annoncer la réouverture de sa section contenant des nouvelles, poèmes et autres écrits du Grand Maître poissonneux lui-même. Une vraie orgie de délices putrides :

The Lovecraft Archive

Merci Under Vhoorl’s Shadow.

Une brève perle de mythologie contant avec brio le retour bien malheureux de nos amis amphibiens les Profonds :

Twilight

Extrait
The siren song started, and all seven men turned to face the sea in the twilight. Silver, ever the calm one, took a step to the side to allow the six men to see unobstructed.

Moon Beasts - Jeff Remmer
Moon Beasts – © Jeff Remmer

Le blog artistique Monster Brains a lancé une semaine H. P. Lovecraft et c’est pas de la tarte de poulpe. Du très beau monde au portillon. Dont Michael Komarck qui nous présente d’ailleurs aussi d’autres merveilles sur son site bien à lui.

Spawn of Cthulhu - Michael Komarck, 2oo4
Spawn of Cthulhu – © Michael Komarck, 2oo4

Merci Taro.

L’excellent (et tout bientôt plus prolifique que les Xénos) blog Au-dessus de Chiba (à une encablure de la maigre masure de votre serviteur par ailleurs) nous présente une petite gâterie bien alléchante dans son dernier papier : Bloodsilver, un roman western steampunk vampire uchronique de M. Wayne Barrow, qui méritera sans aucun doute bien plus que toutes nos attentions.

Et traduit par Johan Heliot et Xavier Mauméjean, nos apôtres francophones du steampunk, c’est pas peu dire.

On nous reprochera bien sûr de présenter un bouquin que nous n’avons même pas encore lu, mais apparemment ça en vaut bien la peine, et les Xénos comme liste de commissions, c’est quand même bien pratique, hein?

Hmmm. The Atrocity Archives… ? Pfff. Charles Stross… ? Ça ressemble à une vieille choucroute mal réchauffée qui aurait sauté l’étape de la réfrigération, non ? Et en fait c’est bien de ça qu’il s’agit : notre Tifnord bien-aimé s’était déjà attiré les foudres vengeresses de notre plus fidèle commentateur en parlant des Atrocity Archives de C. Stross sans avoir daigné au préalable caresser ce Grand’Œuvre de ses mirettes encore bien humides derrière les oreilles. Tout ça pour flatter votre serviteur dans le bon sens. Ah l’amitié, la fourbe.

Mais que fichtre fait la police dans cette blogosphère ?! Car nous sommes bien en face de ce que votre bovin expat’ aime à considérer comme une horde farouche de guilis dans le slip. Et pas des moindres : je parle bien de ceux à deux mains appliqués de l’intérieur (de bas en haut par habitude) que toute vessie adulte abhorre loin au-delà des montagnes du cauchemar que se plaît à fabriquer la faible imagination humaine pour passer le temps.

Le papier de notre Héraut du Permafrost étant bien plus touffu qu’une vache maigre apeurée dans un coin sombre d’un parc anglais les sabots enfoncés dans une herbe mi-haute glacée de rosée pré-matinale, je ne vais pas vous la refaire en changeant de main.

J’avais simplement envie de partager mon enthousiasme sans limite pour quasiment tout ce que nous pond ce nerd de la S.-F. hybride auquel j’ai déjà vendu mon âme pour trop peu. Et mon corps suivra tantôt sans trop de doutes amers.

En bref, si on aime la bonne S.-F. qui tient la route, teintée ici d’horreur lovecraftienne, là de romans noirs d’espionnage anglais, et encore un peu loin sur la gauche de cauchemars de sysadmin de base, en n’oubliant pas de passer par une pincée d’uchronie, on aime aussi The Atrocity Archives. On peinera même à résister à la maligne tentation de remplacer la chaleur humide de la matrice maternelle avec ce concentré de beau, bon, délicieux et bestial que sont les AA. Merci quand même maman.

Très très formidable pour ceux pour qui sont nés les Xénos.

(Et je ne vous ai encore même pas parlé d’Accelerando, autre monstre difforme de brillance enfanté par Stross. A juste titre car Accelerando mérite bien plus qu’une simple lecture. Une double ration diluée dans quelques gouttes d’eau pure s’annonce déjà si délicieuse que mes mollets en frémissent d’impatience engoncés dans mes fines chaussettes anti-economy class syndrom. Réjouis-toi populace assoiffée de sueur et de sang !).

Charles Stross > The Atrocity Archives
The Atrocity Archives

de Charles Stross
Éditeur : Ace Trade (3 Janvier 2oo6)
Format : Poche – 368 pages
ISBN : 0441013651

Le troisième épisode de Pseudopod, podcast de l’horreur encore tout frais, nous sert un petit bijou de concentré de cauchemard d’enfance. Little Boy Leg Bone, bébé effrayant de Richard Warren, nous raconte l’histoire familière d’un petit garçon qui essaie tant bien que mal de vivre avec ses démons (ceux qui se cachent sous votre lit et dont un bon duvet/couverture bien tiré jusqu’aux oreilles nous protège si bien). Très efficaces ces frissons filtrés par le regard naïf d’un petit enfant. Même aux aurores et en pleine route pour le turbin ça rafraîchit.

Qui a dit que Pseudopod faisait dans le happy end ? Menteuuuuûr !

Enfin, moi personne ne me croit jamais. Moi si. Et c’est ça qui importe.

http
mp3
Pseudopod

Extrait
And Myrriden watched, perched on the dresser. Jack saw him through the corner of his eye. A tall man, tall like Daddy, but his legs and arms weren’t right–long and thin, they reminded Jack of spiders.

Myrriden held a flute to his lips. White, bone white. A leg bone, Jack knew that. Little Boy Leg Bone. The soft music sounded like wind through dry leaves and the distant cry of dogs. It made Jack’s shins ache.

Deux nouvelles aussi fraîches qu’une livre de thon en direct live du monde commercial mais putride de notre idole :

Parfums (spécial Toussaint) > La collection Lovecraft :
D’Al Azif à Y’ha-nthlei, en passant par Azathoth, Cthulhu et la musique d’Erich Zahn, toutes les pierres d’angles du Mythe y sont représentées. Simply mad !

A Picnic in Arkham: The Lovecraft Collection

SHOGGOTH
It was a terrible, indescribable thing vaster than any subway train – a shapeless congerie of protoplasmic bubbles, faintly self-luminous, and with myriads of temporary eyes forming and un-forming as pustules of greenish light all over the tunnel-filling front that bore down upon us, crushing the frantic penguins and slithering over the glistening floor that it and its kind had swept so evilly free of all litter.

An amorphous, radiant, incandescent scent. Ever changing, protoplasmic and primordial: white amber, green coconut meat, iris, palmarosa, Chinese peony, lime, water lily, snowdrop, muguet, lemongrass, osmanthus, wisteria, glassy musk, and hinoki.

Littérature pour enfants :
Enseignez la fatalité de notre vie de mécréants à la merci des Grands Anciens à vos chères têtes blondes aux ambitions déjà vaines grâce à :

My First Necronomicon

Cthulhu dreaming

Extrait
My First Necronomicon is designed to introduce the dark, unspeakable knowledge of the Elder Gods Yog Sothoth and Cthulhu to the beginning reader. The book does so by employing large print, bold color schemes (primarily black and blood red), and engaging pictures of Cthulhu dreaming dark designs in his crypt outside of time, before rising and consuming the souls of happy, smiling, doomed mortals. Alhazred wrote the book because he felt that the children’s books of the time were boring, and did too little to promote insanity and evil.

Merci The Website at the End of the Universe.

Dans son épisode 64 [2oo6.o7.27], Escape Pod, ur-matrice des podcasts de S.-F., nous sert l’histoire terrifiante d’un gentil coiffeur traditionnel plongé bien malgré lui dans dans un monde ultra-globalisé de manipulations politiques, de nanotechnologie et de bonne morale en final de compte. Le tout est servi/soutenu/élevé par une grosse performance et une débauche parfois hilarante de bruitages, grâce aux talents forains de Wichita Rutherford, un drôle d’amateur de bluegrass. Et même si son accent inimité peut parfois semer le doute chez les plus multilingues d’entre nous, l’ambiance générale et son épaule la persévérance sont samaritaines. Un des épisodes d’Escape Pod les plus complets à mon avis :

http
mp3
Escape Pod - podcast

Extrait
“There’s a reason we don’t use nano to cut the President-Chairman’s hair. You know about the assassination attempt three years ago?”

Everyone did. “I thought he was fully recovered.”

“What’s left of him. Yes. All of that civilian nano would interfere with crucial signals sent and received by the nano in use by the MedTechs. Can’t risk it. That bomb was nasty. What I’m telling you is classified, obviously. We have no intention of presenting Arrington to the world as less than the man he deserves to be.”

Rated PG. Contains implications of violence, heavy politics, and split ends.

Wichita Rutherford
Wichita’s World

Pseudopod - the sound of horror

Pseudopod est un nouveau podcast de l’équipe de l’inégaléable Escape Pod offrant de l’horreur au format court. Et c’est rafraîchi toutes les deux semaines. Bon début.

Souscrire à Pseudopod

Le premier jet, Bag Man, nous vient de Scott Sigler, auteur prolifique et accusé d’avoir diffusé déjà plusieurs de ses romans (sick !) d’horreur et de S.-F. via le sus-mentionné medium. Pour la petite histoire, le podcast de son Ancestor tourne en ce moment quotidiennement sur mon iPod. De l’horreur génétique à grande échelle sur fond de xénotransplantations. Mmmmh.

About Pseudopod

Pseudopod is the world’s first horror podcast magazine. Every two weeks we bring you chilling short stories from some of today’s best horror authors, in convenient audio format for your computer or MP3 player.

We pay our authors, but we will always be 100% free. We are supported through listener donations, so if you like what you hear, please consider giving via our PayPal button!

Our editors are Mur Lafferty and Ben Phillips. Pseudopod is a production of Escape Artists, Inc. Be sure to check out our other podcast, Escape Pod, for the best in science fiction and fantasy.

CONTENT ADVISORY: Unlike some other audio fiction podcasts, Pseudopod does not rate its fiction for age appropriateness. We are a horror podcast, and stories may feature strong language, graphic violence, or explicit sex. You should assume that stories Pseudopod are always for adults only. If you’re a parent, please listen where your kids won’t hear. It’s not our fault if they turn out like us.

Merci Boing2.

Notre désormais méta-prolifique Tifnord se plaignait, non sans justification, de notre manque de strabisme du côté de l’Asie, cette grande sœur dont les formes généreuses abreuvent les membres des Xénos depuis une bonne quinzaine d’années déjà. Et il a bien raison, notre héraut du permafrost en retrait. C’est pourquoi je, soutenu par ma bovine personne, m’en vais vous asperger d’une autre rasade de slime (à prononcer [slim] par les Biennois) aux relents de marée montante, ignorant copieusement les jérémiades de mon ur-compagnon de S.-F..

Donc, ma liste d’articles-à-faire était peuplée depuis plusieures conséquentes lurettes de moults sites/ouvrages consacrés à H.P.L. et au Mythe de Cthulhu qui méritaient tous une mention dans nos colonnes. Or, plutôt que de pondre un article par entité, la spontanéité, mère de ma créativité sans bornes, m’a poussé a tout empaqueter dans un gros même papier sans gêne.

Plouf :


The Official Cthulhu Mythos FAQ
Des FAQ assez succintes mais très utiles sur le mythe. On osera également consulter Wikipedia pour plus de détails et plus si affinité.
 

1.2.1. How do you say “Cthulhu”?
Very carefully.


Cthulhu Mythos Timeline
Une trame chronolgique du mythe depuis -2 trillions à +1 milliard.

January 2oo4: President Bill Clinton issues an Executive Order releasing any Innsmouth natives still held prisoner by the federal government, following the public revelation of the events in Innsmouth in 1928. A week later, Fred Carstairs dies. (”It Was the Day of the Deep One,” Cannon)


The Lurker in the Lobby
Site basé sur un bouquin, qui analyse les traces grasses des doigts oblongs de Lovecraft au cinéma et à la télévision. Ce qui me rappelle que j’avais adoré Re-animator [1985] [IMDb] en d’autres éons plus chevelus.

Re-animator [1985] - Herbert West


Cthulhu for president
Est-il besoin de commenter ce lien ? Hein ? Bon.

Cthulhu for President

This site is dedicated to the great old one, who should return from his slumber to take over the U.S. government and make this country a whole hell of a lot better as the leader of our executive branch. Or destroy it and drive everyone insane, kill us all, or something really nasty! Remember, Cthulhu for President, why vote for the lesser of two evils?


Tales of the Plush Cthulhu
Pour les âmes les plus facilement sensibles d’entre nous. Un chouette conte de Cthulhu raconté en finesse et avec brio au moyen de jolies petites peluches toutes chous. Très drôle et profondément débile.

Professor Blue Smush DinoBaby

“Wait, you plush fools!” cried Professor Blue Smush DinoBaby. “‘In
his house at R’lyeh dead Cthulhu waits dreaming.’ Do not disturb Him,
or you will doom us all!”


Livres [ndlr: Attention lecteur sensible ! Par un mauvais jet du sort, votre rédaction préférée n'a pas encore lu ces livres et vous les présente quand même]

The Necronomicon Files – The Truth Behind Lovecraft’s Legend

de Daniel Harms

The Necronomicon Files
Éditeur : Weiser Books (août 2oo3)
Format : Broché – 342 pages
ISBN : 1578632692

Une étude exhaustive sur le Necronomicon sous toutes ses formes.

The Encyclopedia Cthulhiana: A Guide to Lovecraftian Horror

de Daniel Harms

The Encyclopedia Cthulhiana: A Guide to Lovecraftian Horror
Éditeur : Chaosium, Inc. (juillet 1998)
Format : Broché – 423 pages
ISBN : 1568821190

LE guide sur tout ce qui touche à tout.

Merci d’avance pour vos cadeaux par milliers.


Merci The Website at the End of the Universe, et alii.

angelica.jpg
Image tirée du film The Eye des frères Pang © Boomerang Pictures et Cinéart, 2002

Ce n’est pas la première fois qu’une greffe d’organe sert de thème principal à un film d’épouvante. Pour ne citer que quelques exemples, ce type d’intrigue à déjà fait florès (avec plus ou moins de bonheur) en 1960 dans Les yeux sans visage de Georges Franju, en 1991 dans Body Parts d’Eric Red et en 1993 dans la série Body Bags. Mais comme nous parlons trop rarement de fantastique et de science-fiction asiatiques sur les Xénobiophiles, j’ai pensé qu’il ne serait pas surfait de vous présenter un long-métrage hongkongo-thaïlandais.

Sorti en 2002, présenté à Montréal en 2003 lors du festival FanTasia, The Eye (?? Gin gwai en cantonnais, Jian gui en mandarin) a reçu les hommages de la critique tant asiatique qu’occidentale. Deuxième film cosigné par les désormais célèbres frères Oxide (??) et Danny Pang (??), The Eye présente l’histoire de Mun (?), jeune femme aveugle depuis l’âge de deux ans, qui subit une greffe de la cornée. Dès les premiers jours qui suivent son opération, elle aperçoit, malgré une forte myopie initiale, des silhouettes sombres ou défigurées errer dans les couloirs de son hôpital.

pansement.jpg
Mun (Angelica Lee) se fait ôter les bandages qui couvrent ses yeux fraîchement opérés.
Image © Boomerang Pictures et Cinéart, 2002

Syndrôme post-opératoire ? Phénomène paranormal ? Mun, dont le personnage est joliment interprété par l’actrice et chanteuse malaysio-taïwanaise Angelica Lee (???), est suivie par un jeune psychiatre, Wah (?, dont le rôle est tenu par Lawrence Chou Chun-Wai ???). Mun doit apprendre à faire le lien entre les objets qu’elle reconnaissait autrefois par le toucher et qu’elle voit maintenant ; elle doit aussi s’habituer au visage que lui renvoie son miroir… mais est-ce bien le sien ?

angel_lawr.jpg
Mun (Angelica Lee) et Wah (Lawrence Chou Chun-Wai) en quête d’explications en Thaïlande.
Image © Boomerang Pictures et Cinéart, 2002

L’ambiance générale du film est plutôt réussie et le travail de l’image très fin. Le scénario, même s’il n’est pas follement original, contient quelques jolis rebondissements et les frères Pang parviennent à capter notre attention durant une heure quarante. Pour le public occidental, les croyances taoïstes et bouddhistes qui sous-tendent l’intrigue ajoutent une touche d’originalité au traitement du thème des revenants. Bref, un film fantastique qui se laisse regarder sans peine, notamment dans la version audio française très bien réalisée. Gageons que le visage greffé en avril à l’hôpital Xijing (??) de Xi’an (??) ne causera pas le même genre de déboires à son nouveau propriétaire…

couv_the_eye.jpg
The Eye (??)
Oxide & Danny Pang
Boomerang Pictures & Cinéart
2002

Cthulhu > le film moderne

Voici un film moderne sur notre Grand Ancien chéri. Ca s’annonce déjà probablement moins pittoresque et plus cher que The Call of Cthulhu, dont nous vous parlions il y a des très belles lurettes, mais comme tout ce qui touche à H. P. Lovecraft se transforme en beaume à mon petit cœur palpitant, je me permets d’en faire mention en ces putrides pages avant même que la bête ne sorte officiellement.

Le site
Le trailer
Le blogue
La fiche IMDb

Et même si le film s’avèrera être de la daube de ragondin avariée, il aura permis à Tori Spelling de retrouver une once de boulot pour un instant et en dehors d’une série méga-produite par son vieux papa. Mais c’est fou ce qu’elle a une gueule de Profond, cette petite.

ABOUT THE FILM

Cthulhu is loosely based on the works of Howard Phillips Lovecraft (1890-1937), in which we are introduced to the Cthulhu mythos, an elaborate cosmology of incomprehensibly alien gods able to move between dimensions whose existence dwarfs and will soon destroy humankind, The Cthulhu itself, whose name is only an approximation of inhuman speech, has lain asleep on the ocean floor since the dawn of time and is being summoned by human and half-human followers to rise and claim the world. Like many others, we believe this agenda is being pursued by those who live among us innocuously, but whose actions promote sprawl, pollution, climate change and war.

We’re also into the gay stuff, so there’s some of that as well.

Merci The Website at the End of the Universe.