Vous aimez la Seconde Guerre Mondiale ? Les méchants robots en images de synthèse qui cassent tout ? King Kong sans les poils jetant des camions à tout va ?

Code Guardian, de Marco Spitoni, est fait pour vous :

1re partie

2e partie

Manifesto
“Finally, Code Guardian is here!
After almost five years of wait and hard work in my spare time, my last short movie project is available.
I wish to warmly thank everyone who helped”

Merci Boing2.

En 2oo0, la revue scientifique anglaise Nature avait publié en ses pages de courts (12oo mots) textes de science-fiction et a recommencé à nous remettre ça en 2oo5 sans pouvoir s’arrêter du tout. Et, ô cerise sur la crème, la dream team de The Science Fact & Science Fiction Concatenation a réussi à s’arranger avec l’über dream team de Nature et nous offre maintenant avec une candeur certaine des version gratuites-en-ligne de trois textes de Futures par saison, retenu par le maigre filet de leurs doigts certes grêles mais forts quand même.

On y retrouve (avec lubrifiant) un Charlie Stross absolument nerdilarant, Ted Chiang dans un numéro de funambule sur la volonté, Eileen Gunn en amie des bêtes, et alii.

Futures > Introduction
Futures > SF Stories Index

Merci The Infinite Matrix.

James P. Kelly, auteur notamment de Burn, novella podcastée en lice pour le Prix Hugo 2oo6, nous raconte l’histoire post-singularité (?!#) du cerveau de M. Westphall dissecté en direct par un medbot dont les différentes partitions, et même les collègues, montrent un intérêt bien trop poussé pour leur patient et en pâtissent quand même un peu à la fin.

Ce n’est pas vraiment transcendant, ni source de guilis r00ts, mais l’idée est originale et m’a surtout donné vraiment envie de récupérer le podcast de Burn, publié d’ailleurs aussi gratuitement en ligne sous moults 4 formats. Merci bien Creative Commons.

Barry Westphall Crashes the Singularity
Podcast: Free Reads ~ James Patrick Kelly reads himself

Extrait
[…] “Where is he?” says the medbot, as all its partitions but V freeze on the anomalous images. “Back, go back.” By now most of the world’s intelligence collective has joined the session. V continues to manipulate the needles sunk in Westphall’s exposed cerebrum as the sensorium shows him putting an empty plastic glass on the bedstand of Room Seven at the Armadillo Lodge at 11:36PM.

A nanosecond later, he disappears from 2002. And instantly reappears in 2196. […]

N.B. Jim Kelly tient également la rubrique On The Net sur Asimov’s Science Fiction.

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Ted Chiang. Photo © James Patrick Kelly, 2004

Ç’a commencé comme ça. J’avais lu la critique d’un bouquin entre les pattes velues de notre cher Cafard cosmique. Je me jetais corps et âme (plus âme que corps, en ce mois de juillet) dans la crèmerie la plus proche et m’apprêtais à demander à la libraire-crémière si elle ne pouvait pas me fournir une bonne livre de nouvelles essèfes d’un certain…

Amnésie. Je ne me rappelais plus le nom de l’auteur encensé par la cosmoblatte. Seul indice que je livrais à la malheureuse demoiselle en attente de collaboration synaptique : l’écrivain était sans doute étasunien et fils d’immigrés chinois. Comme la laitière bibliophile avait quelques années de pratique en ??????? et autres crypto-sciences à but non lucratif, elle a su en quelques secondes m’orienter vers la couverture ambrée de La tour de Babylone (Stories of Your Life, and Others) de Ted Chiang.

Ted Chiang, je ne connaissais pas, alors j’ai jeté un œil — puis deux — sur le passif de nostr’homme. Ted est né en 1967 à Port Jefferson, dans l’état de New York. Il vit aujourd’hui à Bellevue, dans les faubourgs de Seattle (état de Washington). Après des études d’informatique à la Brown University (Providence, Rhode Island), il est admis au fameux atelier d’écriture S.-F. Clarion, qui se tient chaque été durant six semaines à l’Université d’État du Michigan.

Quand il est reçu aux cours Clarion, cela fait déjà quelques années que Ted écrit des nouvelles, lesquelles essuient tour à tour les habituels refus des revues spécialisées. À cette époque, il pense même arrêter d’écrire. Les recettes professées par Damon Knight et Kate Wilhelm ne doivent pas être mauvaises, car à partir de là, l’accueil des textes de Chiang changera du tout au tout.

Ted Chiang reçoit le Campbell New Writer Award en 1992 ; en 1990, un Nebula Award récompense la première nouvelle du recueil (celle qui lui a donné son nom en français : Tower of Babylon) ; L’histoire de ta vie (Story of Your Life) obtient deux prix en 1998 : un second Nebula et le Theodore Sturgeon Memorial Award ; Soixante-douze lettres (Seventy-Two Letters) le Sidewise Award en 2000 et L’enfer, quand Dieu n’est pas présent (Hell Is the Absence of God) se voit attribuer le prix Hugo et le Locus Award en 2002. Quand il ne reçoit pas des prix, Ted Chiang gagne sa croûte en tant que rédacteur technique indépendant.

Écrites entre 1991 et 2002 (soit Ted prend tout son temps, soit il n’en a pas), les nouvelles de La tour de Babylone ne sont pas mal du tout, avouons-le. On sent que leur auteur est un scientifique et qu’il a accuse un faible pour les mathématiques, car chaque texte y fait référence. On pourrait presque considérer qu’il s’agit là de hard science, mais ce serait réducteur. Chiang ne traite pas que de technologie et ses récits sont tour à tour psychologiques, mystiques, leur ambiance est parfois steam-punk voire crypto-uchroniques. Bref, on ne s’ennuie pas. Reste à savoir si l’artiste poursuivra son travail d’écriture pour nous pondre un bel et gros roman — à moins qu’il ne continue dans sa veine nouvelliste, ce qui ne serait pas non plus une mauvais idée.

Vous l’aurez compris : sur les plages, à la montagne ou simplement sur le balcon où vous suez à gros bouillon, n’hésitez pas à emporter Ted avec vous. Son ouvrage n’est pas imperméable, mais vous l’aurez lu bien avant que les premières moisissures ne se profilent aux coins de ses pages.

tourdebabylone.jpg
Ted Chiang
La tour de Babylone
Éditions Denoël
Collection Lunes d’encre
Paris, 2006

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Ted Chiang
Stories of Your Life, and Others
Tor Books
New York, 2002

Après un bref sabbat lové entre les mamelles revigorantes des montagnes tessinoises, admirablement abreuvé et bellement gavé de garganelli par peufnées, les Xénobiophiles vous reviennent pour une autre session de guilis d’anthologie. La preuve, ce concours de photoshopage chez Worth1000.com dont le thème était les robots dans l’art (classique ?) :

Worth1000.com > RoboRen 5 - Borgged art

Roboren5
d’après Fruit - Alfons Maria Mucha, 1897

Merci Boing2.

HardSF.net est un site entièrement dédié à la « Hard Science Fiction » et à la science dont se repaît ce genre parfois difficile mais souvent tiptop. Une source bientôt immense, grandissante, d’information et de céphalées, ou, plus directement, de coups de masse d’armes +12 dans les rotules, surtout pour les mous du genou mordus de Fantasy.

Manifesto
This site aims to explore the science, ideas, and authors of Hard Science Fiction. Please peruse the forum for insightful discussions and opinions. Visit the stories and articles sections to encounter some original ideas and expressions. If you’re new to Hard SF, check out the primer list of important titles. Furthermore, get a dose of daily enlightenment through the ever-current scientific news feeds. Thank you for visiting HardSF.net.

Merci SFcrowsnest.

J-F S. de l’excellent blogue Au-dessus de Chiba vient de présenter un essai de Rémi Sussan, Les utopies posthumaines : Contre-culture, cyberculture, culture du chaos, qui, ma bonne foi, m’a l’air tout à fait tiptop pour le gaga d’échangisme p2p, de posthumanisme et de singularité que je suis.

Site officiel : Les utopies posthumaines

R. Sussan > Les utopies posthumaines” /><br />
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Les utopies posthumaines : Contre-culture, cyberculture, culture du chaos
de Rémi Sussan
Éditeur : Omniscience (17 octobre 2oo5)
Format : Broché - 288 pages
ISBN : 2916097015


Mis à jour 2oo6o310 @ 1119
Notre commentateur préféré me signale avec une fine justesse mon manque de rigueur et l’existence de plusieurs commentaires/interviews en relation avec Les utopies posthumaines :

ActuSF
Interview
Critique

Le Cafard Cosmique
Interview
Critique

Merci Hervé.

Le fameux zine Locus nous propose dans son numéro de 2oo6.o2 une liste de lectures pour l’année 2oo5, basée sur les notations de ses collaborateurs :

Recommended Reading 2oo5

Extraordinaire, j’en reconnais quelques-uns ! Je commence à avoir un pied dans la SFFFsF*#!!+?. On va bientôt penser que je suis tombé dedans quand j’étais encore plus petit.

Manifesto
This recommended reading list, published in Locus Magazine’s February 2006 issue, is a consensus by Locus editors and reviewers — Charles N. Brown, Gary K. Wolfe, Jonathan Strahan, Faren Miller, Russell Letson, Nick Gevers, Carolyn Cushman, Tim Pratt, Karen Haber, and Rich Horton — and other professionals, including Gardner Dozois, David G. Hartwell, Ellen Datlow, Kelly Link & Gavin Grant, and others. It takes at least two positive mentions to make the final list. Essays by many of these contributors are published in the February issue.

Merci Lucain.

Publiée dans Odyssey en 1998, Extracts from the Club Diary est une délicieuse uchronie aux parfums de ???? narrant la saga d’un Club anglais très particulier puisque voué à la découverte de l’origine de la dépendance de ses membres au café et à leur recherche du parfait caoua.

Tout commence en 1889, dans une ambiance très steampunk un peu à la Homunculus de J. P. Blaylock, avec ces maniaques des effluves noires qui décident de former un club exclusif pour élucider l’horrible mystère de leur obsession quasi freudienne. L’objet de leurs études, palabres et autres séances de touche-pipi caféinées, est poussé encore plus loin, franchissant des limites scandaleuses, au-delà de falaises dont je préfère taire ici le nom putride, quand ils décident de mettre leurs sciences combinées à contribution et se lancent éperdument dans la confection de la machine à café parfaite.

La saga nous guide ensuite jusque dans un futur relativement proche à travers les pages du journal tenu par le secrétaire du Club, s’arrêtant sur les étapes marquantes de l’histoire du XXe siècle et présentant pour chaque époque une emphase sur les progrès technologiques dérivés des inventions hurluberlues de nos suceurs de baies amères.

Je vote oui des deux mains, en rythme.

Extrait
For his part, Smith-Carrington was instrumental in obtaining for us a supply of the astonishing Wolf Coffee of Java on his expedition of 1893; this decoction is prepared by the passage of the beans through the gut of the rare Javanese cherry-eating wolf. The acids and other perfusions of the wolf remove the cherry and treat the bean itself to a most strange fermentation, following which the raw ejecta may be obtained from the spoor of the animal. The resultant bean, once cleansed, has a most astonishing and subtle flavour, quite unlike that of the same beans prepared by the traditional method of sun-drying the cherries. Sir Bosworth Hughes of the Royal Society is currently working to isolate the responsible reagents from the gut of the cherry-eating wolf; it is his hope that one day we shall be able to drink Wolf Coffee without the need for the lupine intermediary, so to speak. This is a matter of some importance to those of delicate sensibilities.
© 1998, Charles Stross

Et pour terminer, la mousse sur le ristretto : Coffee may up female libido.

Le Cafard Cosmique publie un court entretien avec Charles Stross à l’occasion de la sortie de Crépuscule d’acier, traduction française de son premier roman de Hard S.-F. postsingularité Singularity Sky.

Autres entretiens:

    New Directions: Decoding the Imagination of Charles Stross [: RevolutionSF]
    Charles Stross’ dense stories have made him a Singularity sensation [Science Fiction Weekly]
Who am I?
GTW/CS/L/MD d– s:+ a? C++++$ UL++++$ UC++$ US+++$ P++++$ L+++$ E— W+++$ N+++ o+ K+++ !w— O- M+ V- PS+++ PE Y++ PGP+ !t 5? X– !R(+++) tv– b+++ DI++++/++ !D G+ e+++ h++/-/— r++ z?

Charles Stross
Charles Stross - Photo prise par Szymon Sokó lors de la Worldcon 2oo5 à Glasgow.

Wil McCarthy, auteur de romans de Hard S.-F. et scientifique maboule, présente un projet un tantinet roillé sur son site: l’intégralité de Wellstone en fichiers audio, le deuxième volet de sa tétralogie The Queendom of Sol.

« Rien de bien foufou là-dedans!
— Ô ben que si », vous rétorque-je.

Car le bouquin n’a pas été lu par un magmassemblage carboné comme vous ou moi, mais par SayPad, un éditeur de txt parlant très altruiste, permettant, entre autres, la conversion ASCII >> MP3. Ce qui par ailleurs est tiptop pour les aveugles et les malvoyants, sans compter qu’apparemment ledit logiciel arrive à lire un bouquin d’une seule traite et à en restituer chaque chapitre sous forme de fichier MP3 individuel. Quel bonheur.

Bref, un roman de Hard S.-F. lu par une machine, c’est raisonnablement déconcertant au début, mais ça rentre tellement bien dans le cadre du genre qu’après 12 minutes d’adaptation, on se sent comme chez soi.

Et juste pour l’anecdote, W. McCarthy est l’inventeur du concept de wellstone, ou matière programmable, et l’auteur de Hacking Matter, un bouquin traitant justement de la wellstone et des effets radicaux que ce genre de technologie pourraient avoir sur notre monde, cf. notre bonne vieille Singularité. HM est gratuitement à disposition ici et/ou ici.

Quatrième de couverture
In the sequel to The Collapsium (2002), Radmer, who was once Conrad Mursk, takes it upon himself to fetch the senile and exiled Bruno de Towaji in a last, desperate attempt to save the Towaji children. But first McCarthy details Conrad’s youth, following rebellious Prince Bascal de Towaji. That began with an escape from a summer camp for an immortal society’s problem children. In the children’s city of Denver, Bascal declared his intention to stage a rebellion and turn the programmable wellstone into trash. Of course, the rebels were captured and returned to camp. But with astonishing bravado, they escaped again, in a craft rigged from the head camp counselors’ cabin and a wellstone sheet, with which they created a solar sail. Thereafter, they managed to crash-land on a neutronium barge. This may seem so much normal adolescent struggle, but its consequences promise to be immense. The cultural backdrop of a perfect world suits to a tee this story that revels in adventure and, though a sequel, stands quite solidly on its own. - Regina Schroeder
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Wil McCarthy > The Wellstone” /><br />
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The Wellstone
de Wil McCarthy
Éditeur : Spectra (4 Mars 2oo3)
Format : Broché - 368 pages
ISBN : 0553584464