Pausestivale
16.08.2007

Photo © lorihighfill, 2007
Voilà, on y est. La fin de l’été approche enfin et les Xénos sont prêts à se relancer de plein pied dans le monde palpitant des tentacules putrides et des barbus du tonnerre.
Vous l’aurez certainement remarqué, les Xénos ont subreptiscement entamé il y a une couple de mois déjà une légère pause estivale trop longtemps tue.
En effet, vos amateurs de corps étrangers préférés ont profité des beaux jours que dame Nature nous a assurés non seulement pour se prélasser dans le stupre mais aussi pour lancer un tout autre projet de blog francophone qui devrait secouer cette partie gauche de la blogosphère parfois trop silencieuse.
Or il est temps maintenant de reprendre du poil de la bête dont la repousse a déjà été assurée par Tifnord l’autre jour. Le prochain grand événement sous les faibles lueurs chaperonnes de Fomalhaut sera le reportage en direct et probablement en image des Hugo Awards lors de la WorldCon 2007 (o1.o9.2oo7) assuré par vos serviteurs Hau Ruck ! et Theefer.
On signalera également en passant les trois derniers épisodes de notre palpitant cousin podcasté utopod :
utopod oo8 – La nuit des chasseurs, de Johan Heliot (4/6 sur l’échelle des guilis)
utopod oo9 + o1o – Huit harmoniques de Lumière, de Joël Champetier (5/6 sur l’échelle des guilis)
Steam Trek
06.06.2007

Table of Malcontents, excellent blogue souvent cthulhien, nous présente une jolie perle : un remake steampunk et muet de Star Trek, accompagné au piano, c’est donc peu dire :
Steam Trek – The Moving Picture
Merci Table of Malcontents.
Charles Stross > Shaping the future
14.05.2007
Charlie Stross vient de mettre en ligne sur son blogue l’intégralité d’une conférence donnée par ses impressionnants soins la semaine dernière et reflétant sa vision de notre futur proche :
Merci Charlie’s diary.
FLURB #3, Spring-Summer, 2007
24.04.2007
Rudy Rucker, ex-pape du cyberpunk et nouveau ponte du psipunk (on va en parler bientôt), vient de publier la troisième mouture de FLURB, son webzine de l’étrange bizarre. Et même que cette fois, elle est double, sa mouture. Même que c’est de loin mon webzine préféré du moment. Tip top qualité !

I’ve been busy the last week creating issue #3 of my SF webzine, Flurb.
I lined up an amazing list of 13 contributors this time around: Anders, Di Filippo, Gunn, Herbert, Laidlaw, Metzger, Quaglia, Rucker, Saknussemm, Shirley, Sirius, Tonnies, and Watson!
Check out Flurb and post your comments here!
Merci Rudy’s Blog.
La liste des finalistes pour les Locus 2oo7 a été publiée ici vendredi dernier. Que de beau monde au balcon de notre dada préféré. Ouf, le genre est sauvé.
Blindsight, Peter Watts (Tor)
Carnival, Elizabeth Bear (Bantam Spectra)
Farthing, Jo Walton (Tor)
Glasshouse, Charles Stross (Orbit; Ace)
Rainbows End, Vernor Vinge (Tor)
[...]
Merci Boing2.
Notre futur, tout sérieusement
10.04.2007
Un tout petit papier pour relancer la machine grippée des Xénos en ces temps sombres de solitude linéaire.
Le gouvernement briton a mandaté son Ministère de la Défense de lui pondre un rapport propre en ordre sur le « futur contexte stratégique » de la Grande-Bretagne.
Le vénérable Guardian nous en parle un peu :
Revolution, flashmobs, and brain chips. A grim vision of the future
Information chips implanted in the brain. Electromagnetic pulse weapons. The middle classes becoming revolutionary, taking on the role of Marx’s proletariat. The population of countries in the Middle East increasing by 132%, while Europe’s drops as fertility falls. “Flashmobs” – groups rapidly mobilised by criminal gangs or terrorists groups.
This is the world in 30 years’ time envisaged by a Ministry of Defence team responsible for painting a picture of the “future strategic context” likely to face Britain’s armed forces. It includes an “analysis of the key risks and shocks”. Rear Admiral Chris Parry, head of the MoD’s Development, Concepts & Doctrine Centre which drew up the report, describes the assessments as “probability-based, rather than predictive”.
Pour ceux qui espèrent encore en un futur meilleur ou qui s’intéressent plus humblement au type de wetware qui sera disponible dans les 20 prochaines années, l’Institute for the Future est un must. Tout sérieusement :
The Institute for the Future (IFTF) is an independent nonprofit research group. We work with organizations of all kinds to help them make better, more informed decisions about the future. We provide the foresight to create insights that lead to action.
We bring a combination of tools, methodologies, and a deep understanding of emerging trends and discontinuities to our work with companies, foundations, and government agencies. We take an explicitly global approach to strategic planning, linking macro trends to local issues in such areas as:
- Work and daily life
- Technology and society
- Health and health care
- Global business trends
- Changing consumer society
Pensez également à zieuter directement du côté de ce fascinant projet de l’IFTF qui nous dit exactement ce qui va se passer dans les 50 prochaines années :
Stranger Things
21.03.2007
Stranger Things, c’est bien plus qu’un bête vidcast de S.-F. mensuel, c’est le Grand œuvre, et en HD en plus.
Et qui a dit que le premier épisode de Stranger Things était une adaptation de Sacred Cow, une nouvelle de Scott Sigler, petit troll fâché mais podcasteur notoire ? Qui, hein ? Est-ce le même vermisseau terrifié qui a osé prétendre qu’il se trouvait là en face d’un délice au beurre de fleur de sel de Guérande ? En tout cas ce n’est pas moi, et vous ne m’accuserez donc pas à tort, méchants lecteurs torves.
Et attention, ça risque d’être beaucoup moins rigolo pour ceux d’entre vous qui aime bien dieu et lui adresser des prières, quand même. Pardon.
http [attention, le site officiel est capricieux]


FLURB #2
12.01.2007

FLURB, le webzine de l’étrange de Ruby Rucker dont nous vous confessions l’existence il y a quelques temps en ce même domaine, vient de nous refaire le même coup et de sortir son frère jumeau juste un peu plus jeune vu qu’il vient de paraître. Et réjouissez-vous, c’est vraiment plein de perles, tout comme la première mouture.
La preuve, on y retrouve notre vice dieu Charlie Stross avec une brève tellement déjantée que je vais de ce pas la relire une seconde fois. Ça cause de voyage dans le temps, de prothèses péniennes pour le nez et ça se passe après la Singularité, doucement nommée The Great Downsizing dans ladite novelette. Oualà :
La cerise :

Mad Charlie

L’effarant blogue S.-F. canadien The Website at the End of the Universe, maintes fois cité/pompé en ces humbles pages, nous offre comme chaque année son propre calendrier avec les anniversaires des grands noms du genre et illustré de couvertures de vieux magazines du genre aussi avec ses superbes nymphes en petites tenues dans des situations peu naturelles.
Dommage que les jours fériés officiels japonais n’y soient pas marqués. Flûte et reflûte :
Autant profiter de ce moment de répit bien mérité pour faire un peu de pub. Globee est la première communauté en ligne japonaise offerte en anglais pour tous les fans de Japon, ceux du monde et ceux de la globalisation de la socialisation (et les autres) qui veulent rencontrer des petites japonaises en socquettes blanches tout en papotant de thèmes tournant autour de choses variées, comme de la S.-F.
Et même que Globee héberge déjà deux forums de discussions sur Asimov et sur Lovecraft. Joignez, lecteurs, le maître des Profonds vous en sera reconnaissant. Et votre serviteur s’y retrouve déjà sous le doux pseudo de Stahlhelm.
The Fountain: inéluctable éternité
05.01.2007

Bien qu’en retard, le guelu annoncé fin novembre s’invite enfin sur ce blog pour proposer une troisième excroissance à la famille jusqu’alors bicéphale des Xénos.
Ouverture des hostilités, donc, au travers d’un film qui ose mélanger SF, fantastique et métaphysique, dans une histoire en trois épisodes étalée sur 1000 ans et avec deux Wolverine de plus que la plupart des films à l’affiche (Le Prestige, Scoop, Flushed Away), soit trois.
Ça s’appelle The Fountain.
Avant d’entamer le vif du sujet, notez que le présent post ne dévoile rien de particulier quant à l’intrigue, pour quiconque se rassasie d’une ration hebdomadaire raisonnable de bandes annonces et de synopsis. Et puis, tout le monde le sait, c’est Émile le tueur.
On imagine assez bien Darren Aronofsky, le réalisateur, en maniaque tourmenté, occasionnellement l’oeil vitreux et la tignasse hirsute, le petit doigt tremblotant au rythme d’un métronome posé sur sa table de chevet pour s’endormir. Ses films précédents partageaient en effet un côté obsessionnel jusqu’au-boutiste qui avait choqué les âmes sensibles.
Dans Pi, l’obsession était d’ordre scientifique: il fallait trouver la solution au problème mathématique, quitte à en sacrifier sa raison. Dans Requiem For A Dream, chaque personnage alimentait une addiction culturelle (l’argent, la drogue, la télévision) qui l’entraînait dans une spirale infernale. The Fountain se défait de l’esprit quelque peu malsain de ses prédécesseurs et recentre le sujet: les trois héros ne sont qu’un et ils partagent une même obsession, émotionnelle cette fois. L’amour, au travers de la recherche d’immortalité.
Graphiquement, le film brille. Des décors amazoniens aux paysages cosmiques, qui rappellent sans les envier ceux du Solaris de Soderbergh, les images distillent une riche ambiance suspendue entre mythe et métaphysique. Coincé au milieu, l’épisode contemporain semble bien froid face à l’héroïsme aventurier des conquistadores ou le futur symbolique et abstrait.
Fidèle au poste, Clint Mansell livre une bande originale à l’image de l’histoire: une ritournelle entêtante qui tourne et se répète, inlassablement. Il se développe ainsi une inéluctabilité musicale et narrative qui fait autant la force que la faiblesse du film: les éléments s’enchâssent minutieusement, les images valsent, les trames se recoupent et se complètent. La maniaquerie presque helvétique de l’horlogerie semble abolir tout espoir de tension ou d’ambiguïté.
Au final, le puzzle est si parfait qu’avec le recul on n’en distingue plus les pièces et l’oeuvre se résume à un tableau, certes resplendissant, mais aussi lisse, alors que notre esprit aurait voulu jouer avec un peu plus librement.
La mondialisation
21.11.2006
Pour ceux d’entre vous qui auraient assez de curiosité pour vous inquiéter du quasi-solo de notre vénérable Tifnord au cours des dernières quelques semaines, vous serez récompensés en apprenant que votre bovin serviteur vous servira désormais ses petits plats rances vautré entre les mamelles laiteuses, grasses et nanotech du pays du Soleil Levant.
Les Xénos vous donnent par ailleurs rendez-vous à la prochaine WorldCon qui aura lieu à Yokohama. En direct, madame.
J’en profite également pour annoncer à notre attentif auditoire que la famille régulièrement bicéphale des Xénos risquent bien de s’enrichir d’un nouveau membre au cours des prochains jours. Du pur-sang S.-F. au talent déraisonnable. On attend.
Data dans l’embarras
17.09.2006
Et voici un (très bref) peu d’humour dans notre monde de brutes épaisses. Qui savait que l’Enterprise-E tournait sous Windows et que même Data arrivait à en perdre les nerfs (sick !) ?

Une thèse de doctorat sur Star Trek
29.08.2006

Broadcast Space: TV Culture, Myth and Star Trek est le résultat sous forme de thèse de doctorat du visionnement assidu et assisté de 700 épisodes (~2.25 mégasecondes) de Star Trek, où Djoymi Baker de l’université de Melbourne analyse les liens que présente la série avec la mythologie ancienne, notamment avec l’Odyssée d’Homère :
Importantly, she was also a fan of the series.
“I don’t think just because a study is serious and that I’m connecting Star Trek to a broader history of TV and ancient myths that it means there is not also a fun side – I can see the fun side as well.” [...]
Mythology’s final frontier: Are Scotty, Spock and the Starship Enterprise the new Classics?
Merci /.
Et sans plus attendre, voici des nouvelles fraîches du front du prix Hugo en différé de la L.A.con IV :
SCI FI Wire
Locus Online News
Liste des nominés
Ce qui tombe extrêmement bien, car la prochaine lecture sur ma liste sans fin est Darwinia, du même R.C.W..
Pour la petite histoire, voici les commentaires pré-verdict du malheureux Charlie Stross, qui méritait bien mieux que ça pour son extraordinaire Accelerando.
Et pour ce qui est de la session suivante de la WorldCon qui aura lieu à Yokohama, les Xénos espèrent bien pouvoir vous faire envie de l’intérieur de la conférence vu que votre serviteur sera déjà bien ancré sur place.
The Website at the End of the Universe nous signale avec prouesse l’existence d’une série de photos de la L.A.con IV qui en fera pâlir d’envie plus d’un(e).
John Jarrold
25.08.2006
Grâce à l’altruisme de M. Jarrold et à son blog/livejournal d’insider, nous avons désormais l’un de nos bons pieds dans le business de la publication S.-F. :
Welcome to my world. This journal will relate to me, and the world of book publishing – particularly in regard to SF and fantasy, but also to publishing in general. As you’ll see from my profile, I worked full-time in London publishing between January 1988 and August 2002, since when I’ve worked directly with new authors and with publishers as an editor. I also began to work as a literary agent in 2004, and I have just over twenty clients.
More to follow…
I’ve been working with unpublished authors, making structural editing and/or line-editing suggestions, for a little under three years now. Through the fifteen years I worked in London publishing, running SF and Fantasy imprints, I always loved working with authors and it’s great to be able to continue that work. Hopefully, I can also give these writers some insight into how commercial publishing actually works, since no one should approach writing without a firm grip on reality. And e-mail – I do over 90% of my editorial work on-screen – makes it easy for overseas writers to approach me. I get quite a few from the US, Australia and Europe. Onwards!
Notre dada béni aux U.S.
17.08.2006
Si le sacro-saint gouvernement des Etats-Unis d’Amérique nous dit que la S.-F. c’est bon pour nous la lie et donc pour l’image de la science parfois austère, c’est que ça doit être ben vrai :
Society, Science Enriched by Science Fiction
[...] The reason for science fiction’s important relationship with science, said Margaret A. Weitekamp, a curator with the Smithsonian Institution’s National Air and Space Museum’s division of space history, is that good science fiction authors look at the current scientific research and ask the “What if?” question. These are some of the same questions that researchers, and often the public, are asking, she said in an August 9 interview with the Washington File.
Science fiction authors can make these issues dramatic and seemingly more relevant to readers, Weitekamp said. [...]
Bon l’un des auteurs cité dans cet intense article n’est autre que Michael Crichton, et ça ça risque d’en ébranler plus d’un, des participants des mercredis de la S.-F. genevois. Ok d’accord, le papier mentionne également notre voisin Jules Verne et c’est tant mieux comme ça.
D’ailleurs, cheveu sur la cerise, voici aussi un article sur M. C. et la science dans ses bouquins (sick !). Là, on rigole moins, déjà :
Jurassic Dork: Michael Crichton’s Science Fiction
[...] Jurassic Park was a standard techno-phobic cautionary tale about “playing God,” a la Frankenstein and Godzilla, but this time the evil culprit was cloning, and shoddy cage construction. This type of puritanical anti-science message has been a part of American fiction since Nathaniel Hawthorne wrote Rapaccini’s Daughter. You know the drill: Science is evil, and scientists are power-mad sociopaths with utter disregard for the consequences of their actions.
This is the message Crichton proliferates in his works of fiction; along with other insulting messages like working women are deranged, predatory nymphomaniacs, and the Japanese are attempting world domination. Harajuku girls aside, this is patently ridiculous. Yet Crichton, a writer of fiction, is being called upon by formerly venerable organizations as the Smithsonian and the United States government for his guidance navigating the confusing world of climate change. [...]
Launching Xénos 2.o
13.07.2006
Les Xénos ont un peu plus de 315 gigasecondes. Les Xénos 1.o sont morts. Vive les Xénos 2.o !
Bon, au boulot.
NYC2123:Dayender > Chapitre Final
29.06.2006
Le sixième et dernier volet de NYC2123:Dayender vient de paraître. Disponible comme d’habitude en format PSP ou web.

nyc2123.log
Chapitre 1 > [PSP] [HTTP]
Chapitre 2 > [PSP] [HTTP]
Chapitre 3 > [PSP] [HTTP]
Chapitre 4 > [PSP] [HTTP]
Chapitre 5 > [PSP] [HTTP]
Plus d’infos sur le blogue de NYC2123:Dayender.
Xénomutation – phase finale
28.06.2006
Chair fidèle,
Les Xénos et leur nouveau thème (basé sur Simpla, une merveille de M. Phu Ly), conçu avec une lenteur posée pour plus de sobriété et de clarté et avec une grosse emphase sur le texte plutôt que sur les fioritures, sont désormais quasi’prêts pour un nouveau lancement vers de plus vastes horizons encore, fraîchement enfumés de promesses d’augmentation d’intensité des guilis sub-slip.
En espérant que ce rabottage au parpaing de 20 rudement cisaillé vous donnera encore plus de plaisir à nous inonder de commentaires, je me réjouis déjà de l’approche en chute libre du premier anniversaire de votre blogue de chevet.
Et encore : « Hau Ruck ! »


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