Scripts de films de S.-F.
09.03.2006
The Website at the End of the Universe signale l’existence d’une section S.-F. sur IMSDb, la base de données de scripts de films. Ce n’est pas vraiment transcendant d’abondance, mais c’est un bon début pour ceux qui aiment vraiment ça :
One Trilogy to Rule Them All
12.02.2006
Voici l’indispensable et jusqu’ici manquante comparaison des trois grandes, récentes, trilogies de S.-F./Fantasy généreusement proposée par l’éminent et très sérieux Dr. Albert Oxford, PhD sur son site Pointless Waste Of Time :
C’est le meilleur diurétique/laxatif du moment. Pire que la combinaison café Delizio+Euronews (bis) du matin.
« Ils sont fous ces Anglais. »

Einstein’s Theory of Relativity states that one object only has certain qualities when in relation to another. Thus, a headless man is only headless in comparison with an equivalent headed specimen. This is why the headless man’s mass will be transformed into energy should he be sent back in time at a velocity greater than light, whereas the headed man’s will not.
In the same manner, a film can only be said to be “good” or “bad” when in quantifiable comparison to other films. A visit to any fan message board will prove this to be amply true:
LegolasPhan@ringbearer.net: hahaha!!11 rotk DESTROYED matrix revlutions fagzs 11 oscer nominations how many did u get LOL
sithsmiter@aol.com: EPISODE3IS GONG2ROXR YR opea.mdauieozzz!!!11 spzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
As you see, even the illiterate know that when weighing the quality of the great sci-fi/fantasy trilogies they must always contest with each other as it is physically impossible for any fan to state that he enjoyed The Matrix: Revolutions unless he equally disapproved of Return of the King and thus has means for comparison.
Contrary to uneducated popular belief, however, we can measure which of the popular sci-fantasy (or “geek”) trilogies is superior through a defined set of scientific criteria that are very real and quantifiable (i.e., Harrison Ford’s performance in the original Star Wars trilogy scored a 8.4 on the Segal Revised Charisma Scale, Elijah Wood scored only a 2.6) and such methods we have employed herein. Let us begin.
nda : à cause de ces conneries, j’ai été jeté dans les bras du compromis et ai bien contre mon gré ajouté une catégorie Fantasy à ce blogue.
Renaissance
11.02.2006
Incroyable ! En tentant presqu’vainement de me réveiller à coups lancinants d’Euronews ce matin, j’ai été littéralement étonné (et je pèse mes mots) par un sujet traitant de la première mondiale du polar cyberpunk français d’animation Renaissance, présenté dans le cadre d’Imagina, festival européen de la création de contenus numériques.
Mon étonnement teinté d’incontinence est probablement le fruit incestueux de la triplette cyberpunk+esthétique noir-blanc du tonnerre+ressemblance hystérique avec la BD autant cyberpunk NYC2123. On y retrouve exactement le même type de travail épuré du noir-blanc exacerbé où les tons de gris sont aussi rares que des beignets aux prostates de pastenague nourries exclusivement au plancton liophylisé. Maman !
Ca sort en salle le 15 mars 2oo6.
2054. Dans un Paris labyrinthique où chaque fait et geste est contrôlé et filmé, Ilona Tasuiev, jeune scientifique jalousée par tous pour sa beauté et son intelligence, est kidnappée. Avalon, l’entreprise qui emploie Ilona fait pression sur Karas, policier controversé, spécialisé dans les affaires d’enlèvement, pour retrouver au plus vite la disparue.
Karas sent rapidement une présence dans son sillage. Il n’est pas seul sur les traces d’Ilona, et ses poursuivants semblent prêts à tout pour le devancer.
Retrouver Ilona devient vital : la jeune femme est l’enjeu d’une guerre occulte qui la dépasse. Elle est la clef d’un protocole mettant en cause le futur du genre humain. Le protocole Renaissance….

Renaissance
Un film de Christian Volckman
Concept visuel original
Marc Miance
Histoire originale
Matthieu Delaporte & Alexandre de la Patellière
Scénario & dialogues
Matthieu Delaporte & Alexandre de la Patellière
Patrick Raynal & Jean-Bernard Pouy
Studio d’animation : Attitude Studio
Sortie : 15 mars 2oo6
Durée : 1h35

Color Blind Test, © Kevin Fogelson, 2006
Entre 1968 et 1972, Ursula Kroeber Le Guin publie trois courts romans d’heroic fantasy pour enfants, A Wizard of Earthsea, The Tombs of Atuan et The Farthest Shore. Vingt ans plus tard, dans le même univers, elle ajoute un quatrième tome à la série, cette fois-ci plus réaliste que les précédents, en quelque sorte un roman pour adolescents : Tehanu. Les quatre œuvres seront regroupées par la suite en un seul volume, The Earthsea Quartet (en français, les trois premiers volets sont parus sous le titre de Terremer ; le quatrième, séparé, a conservé le titre de Tehanu).

Ursula Kroeber Le Guin, photo © Warren W. James, 2000-2003
Terremer est un archipel où cohabitent humains et dragons. Ged, le personnage principal de la tétralogie, est né dans une modeste famille de l’île de Gont. Il possède un puissant pouvoir de sorcellerie qu’il affine auprès du grand mage Ogion et dans l’école de sorciers de l’île de Roke. Par mégarde, Ged libère dans le monde un esprit malin, une ombre qui s’acharne sur lui pour l’empêcher de devenir le plus grand sorcier de Terremer. Particularité a priori sans grande incidence sur le récit, mais plutôt sur les genres de la science-fiction et du merveilleux : à l’instar des autres habitants de l’archipel, Ged est noir. Il s’agit même d’un parti pris de l’auteur, qui explique ainsi sa démarche :
Tout va bien jusqu’au jour où Le Guin cède ses droits pour une adaptation de l’univers de Terremer sur petit écran. Son contrat lui donne le statut de « consultante », ce qui ne veut proprement rien dire. Peu à peu, l’écrivain est écartée de la réalisation et la production tourne les premières scènes. C’est alors que Le Guin se rend compte que les acteurs de la mini-série sont blancs. Une grande déception pour cette militante qui, bien que consciente de sa position ambiguë — une femme blanche mettant en scène des personnages tout sauf blancs —, pointe du doigt la responsabilité des producteurs de science-fiction :
But with all freedom comes responsibility. Which is something these filmmakers seem not to understand.” (Ursula K. Le Guin, A Whitewashed Earthsea—How the Sci-Fi Channel Wrecked my Books, article posté sur Slate le 16 décembre 2004)

Danny Glover (Ogion) et Shawn Ashmore (Ged)
dans A Legend of Earthsea, photo © The Sci-Fi Channel, 2004
Mais l’auteur du Earthsea Quartet n’est pas la seule à se plaindre de cette méprise. Pam Noles, journaliste et écrivain noire-américaine vivant dans le sud de la Californie, responsable des Carl Brandon Awards (qui récompense les œuvres de fiction d’écrivains de couleur) et administratrice d’un blogue militant, And We Shall March, a engagé la polémique en publiant, le 4 janvier, un article à la fois dénonciateur et émouvant sur le site The Infinite Matrix.

Bruno (“The Boy from Brazil”) et Pam Noles, photo © And We Shall March, 2006
Pam Noles parle tout d’abord de ses premières amours science-fictives, et de son désenchantement d’enfant lorsqu’elle découvre que les personnages qui habitent les « littératures de l’imaginaires » ressemblent à peu de chose près aux membres d’un Rotary Club mississippien. Son père est le premier à le lui faire remarquer :
What’s this? ‘Escape to a White Planet’?
It’s called ‘When Worlds Collide.’ I’m sure I sounded indignant.
‘Mars Kills the White People’. I love this one.
Daaaaad. It says it right there. ‘War of the Worlds’. I know I sighed heavily, but was careful to turn back to the tv before rolling my eyes.
Once he asked me which was more real, the movie or the skits between. I didn’t get it, and told him that they were both stories, so they were both fake. He didn’t bring it up again until a skit came on. I can’t remember if it was a ‘Soulman’ skit or one of the caveman gags (the cavemen were multicultural—basic white, Polish, Italian, and black). But I remember Dad saying, how come you never see anybody like that in the stories you like? And I remember answering, maybe they didn’t have black people back then. He said there’s always been black people. I said but black people can’t be wizards and space people and they can’t fight evil, so they can’t be in the story. When he didn’t say anything back I turned around. He was in full recline mode in his chair and he was very still, looking at me. He didn’t say anything else.” (Pam Noles, Shame, article posté sur The Infinite Matrix le 4 janvier 2006)
Gamine, Pam Noles se rend chaque semaine à la bibliothèque de quartier, demandant s’il n’y a pas de nouveaux bouquins pleins des trucs magiques, de vaisseaux spatiaux, de dragons et, — si possible —, de Noirs… À chaque fois, la réponse du bibliothécaire est négative. Cela ne remonte pas le moral de la gosse :
Un jour, le bibliothécaire lui remet un livre d’Ursula K. Le Guin, qui lui fait l’effet d’une révélation :
Des années plus tard, en été 2004, elle découvre la distribution des rôles effectuée par SciFi Channel en vue de tourner A Legend of Earthsea, une adaptation de la tétralogie de Le Guin. C’est une douche écossaise (ou presque). Tous les acteurs sont blancs sauf l’un d’eux, Danny Glover, alibi de la production (le « Noir de service » en quelque sorte). Fin de l’enchantement enfantin.
Suite à ce texte, Noles reçoit les commentaires — de Blancs — qui l’accusent de faire de la « discrimination positive », ou encore de ne pas comprendre l’insignifiance de la couleur de peau dans notre rapport au monde. Elle y répond en rédigeant un nouvel article sur son propre blogue :
Pas mal, Pam. J’aime bien. Continue, et c’est un p’tit Blanc qui te le dit. Il en reste encore, du boulot, et pour quelques générations. Peut-être même que le jour où ce genre de bévues disparaîtra, nous serons déjà dans l’espace, et que l’on parlera de science-fiction dans les manuels d’histoire… des petits enfants blancs (bien malgré eux).
(Cela dit, merci Boing Boing)
John McDaid > Consisting of an Aria with Diverse Variations for the Harpsichord with Two Manuals
09.01.2006
Keyboard Practice, une nouvelle S.-F. de John McDaid, est disponible gratuitement en ligne sous format html. Et si l’on en croit C. Doctorow, dithyrambique sur Boing Boing, ça a l’air tout à fait déjanté, voir même tiptop. D’ailleurs en y zieutant de plus près, c’est plein de références à la musique classique et notamment aux Goldberg-Variationen [BWV 988] de J.-S. Bach, d’après lesquelles les sections du texte sont nommées, détails qui pourraient réveiller les sens de notre Horrible si silencieusement absent.
Après cette larme mensongère, merci Boing Boing.
Mis à jour 2oo6o2o1 @ o912
C. Doctorow nous annonce sur Boing Boing que cette nouvelle existe désormais sous forme d’audiobook lu par l’auteur.
Sexynisme
06.01.2006
En réponse au récent article foutrement scandaleux de notre compère Tifnord où il prétend impunément que des magmalgames carboniques de type xy xx seraient aptes à écrire de la S.-F., je me propose de partager avec vous cette couple de news afin de remettre de l’ordre dans la balance de l’univers, et dans celle du slip un peu aussi.
AeloraLane de Scifibrain.com nous offre son Top 10 des plus chaudes femmes de la S.-F., avec des photos à lécher pour prouver son propos:
Top 10 Hottest Women in Sci-Fi
1. Monica Bellucci (The Matrix Reloaded, Revolutions – Persephone)
2. Claudia Christian (Babylon 5 – Susan Ivanova)
3. Claudia Black (Farscape – Aeryn Sun)
4. Katherine Heigl (Roswell – Isabel)
5. Morena Baccarin (Firefly – Inara)
6. Tricia Helfer (Battlestar Galactica – Six)
7. Musetta Vander (Various)
8. Gina Torres (Firefly – Zoe)
9. Natalie Portman (Star Wars prequels – Padme)
10. Annette O’Toole (Smallville – Martha Kent)
Dommage qu’il s’agisse en grande majorité d’actrices de séries TV que je ne regarde jamais.
Et juste pour flatter le Tifnord et ses lectrices dans le sens de leurs duveteuses cuisses internes :
Top 10 Hottest Men in Sci-Fi
Attention, spoiler : ils ont tous dotés d’impressionnantes protèses mammaires! Vous noterez également l’absence de liens IMDb pour les acteurs, qui ne présentent aucun intérêt pour ma pomme. Et mon poignet me fait mal de toute façon après tous ces liens xy xx.
1. Adam Baldwin (Jayne Cobb on Firefly/Serenity)
2. Jason Momoa (Ronon Dex on Stargate: Atlantis)
3. Joe Flanigan (Colonel John Sheppard on Stargate: Atlantis)
4. Michael Rosenbaum (Lex on Smallville) [lui, je le connais!!]
5. Tom Welling (Clark on Smallville) [lui aussi, c'est son ami/ennemi]
6. Nathan Fillion (Captain Malcolm Reynolds on Firefly/Serenity)
7. David Hewlett (Dr. Rodney McKay on Stargate:Atlantis)
8. Josh Holloway (Sawyer on Lost)
9. Christopher Judge (Teal’c on Stargate:SG-1)
10. Sean Maher (Dr. Simon Tam on Firefly/Serenity)
Une fois encore, que des abdos de séries.
Capt_Xerox du Website at the End of the Universe nous propose, apparemment comme chaque année, son Calendrier S.-F. illustré pour 2oo6. Le thème de cette année: Femmes en danger. Chaque mois est illustré par un scan de couverture de pulps de S.-F., d’horreur ou de fantastique, avec une pin-up en danger à chaque fois. Brilliant.

Top de top
21.12.2005
Julia Houston, éditeuse (!?#@) d’About Sci-Fi / Fantasy, guide sur la SF et la fantasy d’About.com, précédemment cité par notre Tifnord au chef couronné de givre, nous livre deux-trois tops du top assez heureux sans être pincés. Entre autres, le top de la SF pour les pileux du torse (mon préféré) ou celui de la SF pour les moins pileux du torse mais avec des poches graisseuses-réceptacles à implants siliconés. Extraits:
1) Lord of the Rings: Fellowship of the Ring (2001)
2) The Matrix (1999)
3) Monty Python and the Holy Grail (1975)
4) The Ghost and Mrs. Muir (1947)
5) Twelve Monkeys (1995)
6) Shrek (2001)
7) The Truman Show (1998)
1) Universal Soldier (1992)
2) Mad Max 2: The Road Warrior (1981)
3) Planet of the Apes (1968)
4) Aliens (1986)
5) Terminator, The (1984)
6) Invasion of the Body Snatchers (1956)
7) Star Wars (1977)
8) Blade Runner (1982)
9) King Kong (1933)
10) Independence Day (1996)
1) Big (1988)
2) Dragonheart (1966)
3) The Andromeda Strain (1971)
4) The Princess Bride (1987)
5) The Last Action Hero (1993)
6) Star Wars (1977)
7) Close Encounters of the Third Kind (1977)
8) Superman (1978)
9) Bill and Ted’s Excellent Adventure (1989)
10) E.T.: The Extraterrestrial (1982)
1) Star Wars (1977)
2) Forbidden Planet (1956)
3) 2001: A Space Odyssey (1968)
4) The Day the Earth Stood Still (1956)
5) The Matrix (1999)
6) Brazil (1985)
7) Star Wars: The Empire Strikes Back (1980)
8) Twelve Monkeys (1995)
9) A Clockwork Orange (1971)
10) The Truman Show (1998)
Dawn of The Dead – la version tricot
01.12.2005
La H.P. Lovecraft Historical Society a créé une adaptation filmée, et muette, de la fameuse nouvelle du visqueux Profond H.P. Lovecraft, The Call of Cthulhu.
Ce film de 47 minutes n’existe malheureusement que sous forme de DVD à commander sur le site (voir ci-dessous), mais l’extrait mis à disposition sur le site est excellent. J’adore le côté rétro et les décors de carton et papier mâché.
The Call of Cthulhu – an HPLHS Motion Picture

The H.P. Lovecraft Historical Society presents its all new silent film of The Call of Cthulhu. The famed story is brought richly to life in the style of a classic 1920s silent movie, with a haunting original symphonic score. Using the “Mythoscope” process — a mix of modern and vintage techniques, the HPLHS has worked to create the most authentic and faithful screen adaptation of a Lovecraft story yet attempted.
This extraordinary motion picture is now available on DVD. The DVD also features a making-of documentary, high-fidelity and Mythophonic audio, special features, and intertitles in twenty-four languages.
Audience Award – Best of Show
Jury Award – Best Short Film
2005 HP Lovecraft Film Festival!
Order your DVD now!
J’avais déjà présenté un projet similaire dans un précédent papier.
Liste de lecture steampunk
26.11.2005
Erwelyn.com a une excellente liste de bouquins (de films, de jeux et de BDs) de steampunk. J’ai surtout été remué par les ancêtres du genre réunis sous l’étiquette du proto-steampunk.
J’avais auparavant mentionné le dossier steampunk de LeFantastique.net.
Ansible 220 > Extraits
11.11.2005
Pour ceux qu’affecte émotionnellement la collecte frénétique de rognures de gros orteils et/ou de boulettes de cérumen d’auteurs de SF et autres crypto-hobbits du genre P. Jackson, Ansible est un proto-fanzine sur la SF et ses soeurs de sang livré sous forme de newsletter dont les cris primaux datent de 1979, année terrifiante de l’entrée du canton du Jura dans la Confoederatio Helvetica. C’est parsemé d’humour anglais, d’infos sur les événéments liés à la SF, de petites phrases lancées à tout va et regrettées peu après, et, pour les korbôs en mal de morbide, d’une chronique funéraire qui nous apprend généreusement qui a définitivement abandonné l’écriture/la direction/la production en cours de route pour des heures plus vaporeuses.
Ansible is Dave Langford’s infamous British SF/fan newsletter, published since 1979. The current series (from 1991) was hosted for many years at Glasgow University, but the primary site is now news.ansible.co.uk, which also archives the first series (1979-1987).
What goes around in sf criticism, comes around. In Slate’s analysis of the complete Star Wars cycle as `The greatest postmodern art film ever’, critic Aidan Wasley probes `its secret, spiky intellectual heart’ (oh, please let him be joking), goes on about its knowing postmodernism, and realizes in a blinding flash that `The Force is, in other words, a metaphor for, or figuration of, the demands of narrative. The Force is the power of plot.’ [...]
[...] Simon R. Green wishes to make our flesh creep: `In my current novel there’s a character who is a water elemental, and an assassin. Just guess what they call her. The Liquidator.’ [...]
[...] Anne Rice returns, still writing about immortal supernatural beings but with a certain change of emphasis: her new one is `a novel about the 7-year-old Jesus, narrated by Christ himself. “I promised,” she says, “that from now on I would write only for the Lord.”‘ Newsweek (MSBNC.com) headlines this as `her most daring book yet’ — though the Rice approach looks safely devout, and there seems little chance that the infant Christ will radiantly sink his teeth into deserving throats. [...]
David Langford, ancien physicien chercheur de l’Atomic Weapons Research Establishment, est connu comme auteur et critique caustique de SF, mais malheureusement impunément ignoré comme leader avantgardiste du brushing-casque, très pratique comme nid temporaire pour essaim de Ceratopogonidae et imbattable contre les tempêtes de bruines froides écossaises:

David Langford devant des livres rangés dans une bibliothèque [Image © David Langford, released under GFDL]

© zéro50 fonds d’art-chives / Têtes à Clap, 2005
Ceux qui ont aimé — comme moi — l’univers crypto-uchronien de l’Institut Benway sont invités à découvrir le nouveau rejeton poétique de Mael Le Mée : le Fantasmatographe. Dans le contexte des Utopiales, le jeudi 10 novembre à 19h15, ce spectacle d’une demi-heure vous fera goûter les péripéties de Bob Huston Jr., « aventurier visionnaire et névrosé, enrôlé par le très secret Groupe de Recherche et d’Intervention Eidolique ».
Mais qu’est-ce qu’une eidolie ? Traditionnellement, il s’agit d’un type d’images mentales décrit par le psychiatre Henri Ey (1900-1977) dans le contexte de l’hypnose. Dans l’esprit foisonnant de Mael Le Mée et de son acolyte musicien Jérôme Noirez, il est question de formes troublantes, de visages ou d’animaux que l’imagination démasque dans les nuages, les vieux murs ou qu’elle déniche parmi les motifs du papier peint. Pour rendre justice à votre curiosité, voici un extrait du communiqué de presse annonçant l’événement :
Le montage de cette animation est due aux bons soins d’Aurélien Guégan, sa retouche à Aurélien Police. Le tout est produit par Ciné-Ouïe, Têtes à Clap – zéro50 fonds d’art-chives et Badlands, avec « l’aimable autorisation de la Société Internationale d’Exploitation Fantasmatographique ».
Rendez-vous le 10 à Nantes, à 19h15 pétantes…
?? ou le circuit des solitudes
10.10.2005

Image tirée de la fourre de la version japonaise du DVD de Kaïro.
Alors qu’une très jeune admiratrice se perdait à mater les pochettes des films de son héros — Winnie l’Ourson —, je me suis permis de jeter un œil au rayon nippon de ma dévédéthèque de quartier. Par pur hasard, et de fort bon aloi, je suis tombé sur un réalisateur que je ne connaissais pas (pas plus que les autres cinéastes de l’archipel) : ?? ? Kurosawa Kiyoshi (né en 1955 à ?? K?be — rien à voir avec son homonyme ?? ? Kurosawa Akira). Au hasard, j’ai emprunté un long métrage dont le nom faussement égyptien invitait au voyage : ?? (prononcez ???, c’est-à-dire « Kaïro »), ce qui ne signifie rien d’autre que « circuit » (sous-entendu électrique — l’adaptation anglaise du titre étant d’ailleurs Pulse).
Il s’agit d’un film fantastique dont le propos sentirait presque le déjà-vu : un jeune informaticien replié sur lui-même (du genre nerd ou geek) meurt étrangement pendu, après avoir voulu franchir une énigmatique zone interdite. L’origine de cette folie ? Un site Internet fantôme, une sorte de twilight zone informatique qui se charge automatiquement sur les bécanes (et se connecte au Réseau en émettant la fameuse tonalité des modems 56 ko/s de l’époque — le film date de 2001). La suite est délectable, puisque bon nombre de jeunes et pimpantes personnes y passent aussi, laissant derrière elles des traces noirâtres sur les murs, à l’endroit de leur disparition (ombres mouvantes, mais ça, je vous laissse le découvrir par vous-même).

Kumiko Aso et Haruhiko Kato dans la même galère (genre « Radeau de la Méduse ») ;
sur le mur, il est écrit ???, c’est-à-dire « au secours ».
Un jeune homme vaillant (?? ?? Haruhiko Kato) et une jeune fille qui ne l’est pas moins (??? ?? Kumiko Aso) décident de tirer l’affaire au clair sans pour autant finir sinistrement embastillés dans un tube cathodique. Je ne vous raconte pas tout, sinon vous allez finir par me péter la gueule ou organiser une pétition pour me faire excommunier du blogue. Cependant, je peux quand même vous en dire un peu plus sur l’atmosphère délectable qui domine le film et qui nous accompagne sur quelque deux heures. À mesure que les braves âmes qui entourent les personnages principaux disparaissent dans les limbes de la Toile, une ambiance d’état de siège s’instaure, le brouillard se fait de plus en plus persistant, les rues se vident (ce qui, pour les spectateurs autochtones, représente sans doute une prouesse) et l’indicible envahit peu à peu le nôtre, de tube cathodique. Le propos central est celui de la solitude. Ces âmes errantes ne sont-elles pas, finalement, de simples pékins (je ne pouvais pas dire « tokyos »), des ?? otaku de la vie (comme beaucoup de Japonais, semble nous dire le réalisateur) ?
La trame du film est limpide, la tension constante et l’économie des moyens effarante : un bon Final Cut Pro et n’importe qui — avec un peu de sensibilité tout de même — peut faire la même chose. Mais ce satané Kurosawa Kiyoshi nous mène en bateau (c’est le cas de le dire — voir le film pour la solution de cet inside joke), et nous nous surprenons à écarquiller les paupières, à ronger nos ongles et à nous gratouiller les rouflaquettes (je dis ça pour les Hell’s Angels qui me liraient). Bref, la mayonnaise prend. Et je ne suis pas le premier à le dire. Voici ce qu’en raconte (et avec quelle fougue !) un certain Manuel Merlet, rédacteur de la rubrique cinéma du site fluctuat.net :
Les signes s’y délitent, deviennent points pris dans l’infini de l’espace ou lignes de plus en plus restreintes et qui, malgré tout, résistent pour continuer à remplir le cadre, à lui insuffler de la vie. Car si la dimension visionnaire du film produit des magnifiques tableaux touchés par le doigt de la mort, elle en est aussi la part régénératrice. L’imagination et l’invention formelle ouvrent la voie du salut et de la renaissance. Elles haussent Kaïro au niveau du requiem, du chant dédié aux morts par les vivants. »

Kurosawa Kiyoshi (photographie © Filmfest München 2005)
Je vous invite à découvrir d’autres films de ce cher Kurosawa Kiyoshi, notamment ???? (Charisma), qui est — ô bonheur — fourni en doublette avec Kaïro, dans la même boîte (en principe, vous louez donc deux films pour le prix d’un). Cela dit, pour plus d’infos au sujet de ce réalisateur, visitez Fantastikasia, le susmentionné Fluctuat ou tout simplement Wikipédia en japonais ou en anglais. Sur ses réalisations les plus connues, la Strictly Film School vous livrera également de bons tuyaux.
N.B. Si vous vous chopez un spectre sur Safari ou dans Internet Explorer, rien ne sert de bloquer les pop-up’s. Jetez un œil sur Ghost Study (sont vraiment à l’ouest ces Californiens) ; vous y trouverez peut-être des infos sur votre nouveau compagnon…
WonderFest
28.09.2005
WonderFest est une convention annuelle de turbinés collectioneurs fous de modelisme, de figurines et de jouets d’obédience SF, horreur, comics ou ??.
Voici les photos de l’édition 2004 et le e-flyer de celle de 2005.
WonderFest is a weekend of hobby escape that’s held every Summer in Louisville, Kentucky USA! It features movie special effects guests, the largest model contest in the U.S. for sci-fi, horror & comics-related subjects, model and toy dealers galore, and seminars to entertain and improve hobbyists of all ages!

Islam in Sci-Fi
27.09.2005
C. Doctorow nous signale, via son avatar sur Boing Boing, l’existence d’un site en gestation sur l’islam dans la SF.
Pas vu de trace de Forteresse, de G. Panchard. Dommage, parce qu’il en parle de l’islam. Et même que pas qu’un peu. Bon c’est en français suisse décadent, donc on ramasse une poussière de compréhension, entre autres, et on la balaie vite fait.
Beyond Cyberpunk!
27.09.2005
Pour ceux à la mémoire desquelles la monosyllabe «mac» rappelle une ligne de produits ressemblant tous à un gros étron post-ingestion de barium (et non à un ? de graisse), la douce mélopée de HyperCard pourrait titiller un autre coin obscurantiste de mémoire.
Donc, avant la possibilité de partager monts et veaux sur le réseau, des petits malins au goût raffiné avaient publié un guide hypertexte sur le cyberpunk, via moultes floppies et cd-roms. Une savante combinaison homogène de grande générosité, d’altruisme et d’âge a poussé ces bienfaiteurs de l’humanité à publier leur opus sur le web:
Beyond Cyberpunk! The Web Version
When we began Beyond Cyberpunk! (BCP), there was no such thing as the World Wide Web. Hypermedia programs like Apple’s HyperCard were the only way to inexpensively deliver hypertext with linked sounds, images, and animation. We saw in HyperCard the opportunity to create a compendium of all this cybercultural output. We wanted to map the territory, but to do so in a way that allowed the user to explore her own links and interests. We tried to cram in as much material as we could, covering everthing from high-brow crit theory to sci-fi lit and films to the wired worlds of hackers/crackers and the zine publishing scene which was starting to move into cyberspace. The result was a 5.5 megabyte “connect-the-dots” cyber-manifesto. In 1993, we followed up the first BCP stack with a one-disk update.
Star Wars et la Zoophilie
27.09.2005
Scandaleux et sans commentaires. Je hais G. Lucas pour avoir détruit les rêves de mon plus tendre infantilisme.

sf.txt
09.09.2005
T E X T F I L E S D O T C O M est un site dédié pixels et quanta au fichier texte de l’époque (’80) où les geeks et autres caresseurs d’ordinathans étaient pieds et poings liés par les 128 caractères standardisés de la norme de l’American Standard Code for Information Interchange. Drôle, riche, foisonnant et indubitablement geek-friendly.
./listings
# Science Fiction Textfiles
# UFOs
# BITNET Fantasy-Science Fiction Fanzine (1985-1988)
./fuites
# Le script de W. Gibson pour Alien³, abandonné en cours de route
# Extremely large discussion about Blade Runner, the movie
# How to make a Pan Galactic Gargle Blaster
On the face of things, we seem to be merely talking about text-based files, containing only the letters of the English Alphabet (and the occasional punctuation mark).
On deeper inspection, of course, this isn’t quite the case. What this site offers is a glimpse into the history of writers and artists bound by the 128 characters that the American Standard Code for Information Interchange (ASCII) allowed them. The focus is on mid-1980’s textfiles and the world as it was then, but even these files are sometime retooled 1960s and 1970s works, and offshoots of this culture exist to this day.
Cartes de visite Star Trek
11.08.2005
Une collection de cartes de visite de personnages de Star Trek. Le slogan de celle du Klingon est parfait:
WARS ARRANGED
PLANETS CONQUERED
NO WAR TOO SMALL
Merci BoingBoing.
Mis à jour 20050811 @ 2100
Star Wars a aussi ses cartes de visite. Ca commence à être du vrai délire. A la verge de la syncope, pardieu.
Maléfique
31.07.2005
Vendredi dernier, au cours d’une frénésie de zapping spasmodique appuyée d’un ennui post-ccna bien traumatique, je suis tombé par hasard sur Maléfique, un film bien malade diffusé comme Film de minuit sur la TSR, qui m’a littéralement aplati sur ma natte de tatami.
A classer plutôt dans l’horreur fantastique que dans la SF pure, l’histoire est celle du journal intime d’un ancien détenu aux pouvoirs occultes trouvé par les quatre protagonistes du film et censé contenir des formules magiques permettant de jouer au passe-muraille. Un scénario somme toute assez classique. Par contre, c’est par son ambiance torturée, glauque, poisseuse, pisseuse, malsaine et presqu’étouffante (la quasi totalité du film se passe dans une cellule de prison) que le film m’a happé. Une sale impression de cauchemar sans début ni fin et l’effacement progressif de la limite entre notre réalité et celle du mauvais côté des choses – un style très lovecraftien – ont causé un afflux sanguin un peu gamin dans mon short. Le nom de Yog Sothoth est d’ailleurs clignement contenu dans certaines formules prononcées par ces prisonniers inconscients.
Les personnages, stéréotypiques sans abus, en rajoutent d’ailleurs encore une bonne couche: un transsexuel haltérophile et protecteur d’un taré congénital omnivore (il a même mangé sa petite soeur de 6 mois), un intellectuel sodomite par choix et dont la vie a brusquement changé après 2 minutes de lucidité et l’auteur du journal qui s’injectait des placentas frais en intraveineuse pour rajeunir.
Couronne sur la cerise: une chouette fin assez inattendue et qui rendrait presque triste.
Maléfique
Film d’Eric Vallete (2002, F, 90′) avec Gérald Laroche (Carrère), Philippe Laudenbach (Lassalle), Clovis Cornillac (Marcus), Dimitri Rataud (Pâquerette), Didier Bénureau (Picus)
Prix du Jury – Festival de Gérardmer 2003




Bande annonce, extrait et interview ici.
Une cellule. Quatre détenus. Carrère, jeune chef d’entreprise accusé d’escroquerie. Marcus, 35 ans, transsexuel en cours de métamorphose. Pâquerette, 20 ans, attardé mental. Lassalle, 60 ans, intellectuel, meurtrier de sa femme. Derrière une pierre de la cellule mystérieusement descellée, ils découvrent un livre : le journal d’un détenu, Danvers, qui occupait ce lieu au début du siècle. Ce journal renferme des formules aux pouvoirs magiques qui permettraient de s’évader… Mais depuis la découverte du livre, des phénomènes étranges et inquiétants se multiplient dans la cellule. – Fantastic’Arts


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