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Photo © No Media Kings & Filmquake, 2007

Après Stranger Things, un nouveau podcast vidéo de science-fiction a vu le jour le mois passé : Infest Wisely. Basé sur un scénario de Jim Munroe, cette série cyberpunk en sept épisodes a comme point de départ l’apparition d’une nouvelle technologie permettant de prendre des photographies avec les yeux et… de guérir le cancer. Mais ça ne s’arrête pas là : les premières personnes à avoir adopté ce nouveau type de rinçage d’œil se voient gratifiés d’aptitudes imprévues. Trois épisodes ont été à ce jour publiés. Comme nous sommes charitables, vous trouverez ci-dessous la bande annonce du film. Bon vidéopodcast.

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28 Weeks Later

30.03.2007

28 Weeks Later

Après l’excellentissime 28 Days Later…, voici sa grande soeur en petite culotte mais gros biceps (semble-t-il), 28 Weeks Later… (IWhen Days Turn To Weeks).

Attention, c’est une histoire de zombies british et ils ont très faim.

Attention (bis), ça risque de galvauder plus que le premier :

Extrait

Merci The Website at the End of the Universe.

Le Star Wars Fan Movie Challenge 2oo7 est une compétition annuelle organisée par AtomFilms mettant en lice des films de fans basé sur la Guerre des Etoiles. C’est souvent assez drôlasse et même bien fait.

Et l’idée que George Lucas se prend pour la main de dieu dans ce petit jeu et fait aussi la pluie, le beau temps et les tartines au cenovis pour les vrais fans rajoute un peu de piment à la chose.

Star Wars Fan Movie Challenge 2oo7

Merci /.

Pour ceux qui détestent le space opera et abhorrent tout ce qui touche de près ou de très loin au triptyque abrégé de la Guerre des étoiles mais qui ont quand même envie de pouvoir suivre une conversation sur le sujet et y participer quasi activement, voici un condensé du film en 5 secondes absolument juste :

Merci The Website at the End of the Universe.

La Jetée en ligne

12.01.2007

La Jetée

La Jetée, extraordinaire et sombre court-métrage/photos-roman de S.-F. français, plus connu pour être à l’origine du bien plus adulé Twelve Monkey de Terry Gilliam, est visible dans son intégralité en ligne. Rue-toi, horde baveuse, c’en est de la bonne, et francophone qui plus est :

La Jetée

Merci The Website at the End of the Universe.

Illustration The Fountain
Bien qu’en retard, le guelu annoncé fin novembre s’invite enfin sur ce blog pour proposer une troisième excroissance à la famille jusqu’alors bicéphale des Xénos.

Ouverture des hostilités, donc, au travers d’un film qui ose mélanger SF, fantastique et métaphysique, dans une histoire en trois épisodes étalée sur 1000 ans et avec deux Wolverine de plus que la plupart des films à l’affiche (Le Prestige, Scoop, Flushed Away), soit trois.

Ça s’appelle The Fountain.

Avant d’entamer le vif du sujet, notez que le présent post ne dévoile rien de particulier quant à l’intrigue, pour quiconque se rassasie d’une ration hebdomadaire raisonnable de bandes annonces et de synopsis. Et puis, tout le monde le sait, c’est Émile le tueur.

On imagine assez bien Darren Aronofsky, le réalisateur, en maniaque tourmenté, occasionnellement l’oeil vitreux et la tignasse hirsute, le petit doigt tremblotant au rythme d’un métronome posé sur sa table de chevet pour s’endormir. Ses films précédents partageaient en effet un côté obsessionnel jusqu’au-boutiste qui avait choqué les âmes sensibles.

Dans Pi, l’obsession était d’ordre scientifique: il fallait trouver la solution au problème mathématique, quitte à en sacrifier sa raison. Dans Requiem For A Dream, chaque personnage alimentait une addiction culturelle (l’argent, la drogue, la télévision) qui l’entraînait dans une spirale infernale. The Fountain se défait de l’esprit quelque peu malsain de ses prédécesseurs et recentre le sujet: les trois héros ne sont qu’un et ils partagent une même obsession, émotionnelle cette fois. L’amour, au travers de la recherche d’immortalité.

Graphiquement, le film brille. Des décors amazoniens aux paysages cosmiques, qui rappellent sans les envier ceux du Solaris de Soderbergh, les images distillent une riche ambiance suspendue entre mythe et métaphysique. Coincé au milieu, l’épisode contemporain semble bien froid face à l’héroïsme aventurier des conquistadores ou le futur symbolique et abstrait.

Fidèle au poste, Clint Mansell livre une bande originale à l’image de l’histoire: une ritournelle entêtante qui tourne et se répète, inlassablement. Il se développe ainsi une inéluctabilité musicale et narrative qui fait autant la force que la faiblesse du film: les éléments s’enchâssent minutieusement, les images valsent, les trames se recoupent et se complètent. La maniaquerie presque helvétique de l’horlogerie semble abolir tout espoir de tension ou d’ambiguïté.

Au final, le puzzle est si parfait qu’avec le recul on n’en distingue plus les pièces et l’oeuvre se résume à un tableau, certes resplendissant, mais aussi lisse, alors que notre esprit aurait voulu jouer avec un peu plus librement.

L’honorable Escape Pod, souverain pontif des podcasts S.-F. et bientôt référence du genre si ce n’est déjà fait, nous embaume de temps en temps avec des chroniques/revues/critiques de films de derrière des fagots dont je préfère taire la cosmique terreur.

La dernière (2006.08.21!) mouture de ces EP Reviews nous vient du vénérable Dr. Sullivan, sorte de brilliant dandy au cynisme et à l’humour d’autant plus décalés que sa voix semble facturée pour éveiller le côté féminin en chacun de nous autres mâles humains, l’humidité en moins bien entendu.

En partant de Full Metal Yakuza, un film du japonais Miike Takashi, le réalisateur japonais le plus dégoûtant du moment, et en le comparant avec RoboCop, le Docteur traite du mythe de Frankenstein et de ses moultes versions/reprises/part II avec une aisance aussi dérountante que brève. C’est de loin l’une des meilleures revue/critique de film ever. Un pur délice qui n’a rien, mais alors rien du tout, avoir avec les miasmes habituellement putrides de vos serviteurs xénobiophiles.

J’adore ces gens qui me poussent entre les griffes des tétines chaudes et malsaines d’une frénésie compulsive de soif d’en savoir plus, sans que je prête plus gare à l’épée émoussée du divorce et de la déchirure familiale qui pendouille comme une parodie obscène de la vie au-dessus de ma tête à l’aérodynamisme progressif. Ouf alors.

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mp3
Flux RSS pour Escape Pod

Le chroniqueur
Jonathon Sullivan MD, PhD, practices Emergency Medicine at Detroit Receiving Hospital, and conducts cerebral resuscitation research at Wayne State University. His fiction has appeared in Bones of the World, 3SF, and Maelstrom. He lives in Farmington Hills, Michigan, with his wife Marilyn, a.k.a Karuna, the Bodhisattva of Infinite Compassion.

K-PAX

25.09.2006

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Fragment de l’affiche du film K-PAX avec Kevin Spacey et Jeff Bridges
Photo © United International Pictures (UIP), 2001

Il y a six ans, une entreprise tessinoise basée à Mendrisio commercialisait de la marie-jeanne par le biais d’Internet. Elle s’appelait Kpax. La cyberboutique n’existe plus, la police ayant liquidé ce qui promettait d’être une affaire aussi juteuse que fumeuse. Mais pourquoi diable les si sérieux et respectables (!) Xénobiophiles vous font-ils perdre votre temps avec des histoires de chanvre plutôt que de vous parler de votre violon d’Ingres, cette chère S.-F. déjà passablement sujette aux drogues, et pas des moindres (consulter, à ce sujet, l’excellent ouvrage de François Rouiller, Stups & fiction aux éditions Encrage / Les Belles Lettres) ? Parce qu’un film fantastique porte le même nom (à un trait d’union près), alors qu’il est sorti au cinéma une année après la fermeture de la boutique de tétrahydrocannabinol. Les producteurs du film s’approvisionnaient-ils sur la Toile helvétique ? Nous ne connaîtrons sans doute jamais le fin mot de cette énigme.

Après cette plantureuse mise en bouche, venons-en aux faits, ou plutôt au film d’Iain Softley, K-PAX. L’intrigue se base sur une nouvelle de l’écrivain new-yorkais Gene Brewer, généticien de formation et auteur d’un recueil éponyme édité chez St. Martin’s Paperbacks. Le film s’ouvre sur l’apparition, au milieu du hall de la gare principale de New York, d’un personnage aussi aimable qu’étrange : Prot (joué par l’excellent Kevin Spacey). Alors qu’il aide une femme à se relever, après qu’elle s’est fait voler son sac à main, la police l’interroge sans ménagement. Calmement, il explique qu’il ne voyage pas en train et qu’il vient… d’une autre planète. Ces quelques mots suffisent à le faire transférer dans un hôpital psychiatrique de Manhattan où il rencontre le professeur Mark Powell (Jeff Bridges). Habitué aux élucubrations les plus abracadabrantes, le praticien écoute d’une oreille condescendante les révélations de cet homme venu d’ailleurs.

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Prot (Kevin Spacey) supporte mal la lumière terrestre.
Photo © United International Pictures (UIP), 2001

Au fil de leurs entretiens, le médecin est forcé de reconnaître que s’il n’est peut-être pas un extra-terrestre, Prot n’en est pas pour autant un idiot. Son patient lui décrit son origine avec une grande précision : il viendrait de la constellation de la Lyre à quelque mille années-lumière de notre Terre et aurait voyagé dans l’espace à une vitesse plusieurs fois supérieure à la constante c. Powell présente son malade à Steve (Brian Howe), un ami astrophysicien. Ce dernier reste bouche bée devant la pertinence des propos de Prot. Les convictions du psychiatre se voient peu à peu émoussées face à ce patient aussi énigmatique qu’attachant. Parce qu’il le soupçonne de souffrir de catatonie, Powell décide de soumettre Prot à des séances d’hypnose.

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Le Dr Powell (Jeff Bridges) incrédule. Au début.
Photo © United International Pictures (UIP), 2001

Fluide, au bénéfice d’un scénario simple et efficace, K-PAX conserve tout son mystère jusqu’à la fin — voire même au-delà. La fascination qu’exerce le personnage joué par Kevin Spacey n’est pas sans rappeler (avec toutefois plus de sérénité) celle d’un Jack Nicholson dans One Flew Over the Cuckoo’s Nest. Bref, un excellent film qui m’a donné bien envie d’en savoir un peu plus sur ce cher Prot et le cycle de nouvelles de Gene Brewer (un nom à cultiver du houblon, et non du chanvre, reconnaissons-le). Ah, j’allais oublier — saluez votre vidéothécaire de ma part ; il me doit une fière chandelle.

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K-PAX, l’homme qui vient de loin
Universal Pictures, 2002
Durée : 115 minutes

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K-PAX
Gene Brewer
St. Martin’s Paperbacks, 2001
256 pages

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5 Years on Air, © Lebedev, Soloviev et Pashenko de l’Art. Lebedev Studio, 2006

Au début, ce n’était qu’une tasse de café et un croissant au beurre dans l’un des quartiers les plus populaires de ma ville. Entre deux cigarettes, un pote graphiste me recommanda un film que j’avais raté au cinéma (pour la simple raison que je n’y vais plus) : The Jacket. Alors que je m’apprêtais à en louer le dévédé dans un vidéo-club flambant neuf du centre-ville, l’esclave de service me recommanda chaudement d’emprunter aussi une autre galette dont la thématique s’avérait assez proche : L’effet papillon (The Butterfly Effect). De retour dans les rayons de la boutique, je tombai sur Memento puis sur L’échelle de Jacob (Jacob’s Ladder), films dont d’autres amis m’avaient aussi touché mot et que je n’avais encore jamais visionnés (parce que j’en avais tout bonnement oublié les titres). Bref, je sortis de la « crèmerie » avec, sous le bras, quatre longs métrages qui traitaient tous, avec plus ou moins de talent, du thème de la mémoire. Ou, plus précisément, de sa perte.

Une rétrospective improvisée sur le thème de l’amnésie occupa donc les quatre soirées qui suivirent. Dans les quelques lignes ci-dessous, je vais brièvement vous faire part de mes impressions en me gardant bien de déflorer le dénoûment de chaque film (je déteste qu’on me fasse ce coup-là — je ne vais pas vous le faire subir). Les voici, dans l’ordre de leurs sorties sur grand écran.

L’échelle de Jacob (Jacob’s Ladder), 1990
Le film s’ouvre sur une scène de guerre. Au Viêt Nam, quelques soldats têtent paisiblement leurs joints quand, soudain, certains d’entre eux commencent à se sentir mal. Les balles se mettent aussi à pleuvoir de partout et ce qui devait être une jolie soirée au clair de lune se transforme rapidement en enfer chaotique. L’un des Américains, Jacob Singer (Tim Robbins) s’échappe dans la jungle mais reçoit aussitôt un méchant coup de baïonnette dans le ventre.

De retour à la vie civile, Jacob est travaillé par ses souvenirs de combat. Jusque-là, me direz-vous, rien que de bien classique. Oui, mais ce ne sont pas que les fantômes du passé qui hantent notre vétéran. D’autres apparitions, bien moins humaines celles-là, commencent à le poursuivre. Hallucinations, folie, effets post-traumatiques ou… secret d’état ?

Dirigé par Adrian Lyne (Indecent Proposal, Lolita) sur un scénario de Bruce Joel Rubin (Ghost, Deep Impact), L’échelle de Jacob garde son secret jusqu’au bout. La mémoire est ici le terrain d’un combat bien réel contre la mort qui, dès le début du film, semble bien avoir pris ses quartiers dans le corps et l’esprit du personnage principal.

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Dans la tête de Jacob Singer (joué par Tim Robbins), la guerre du Viêt Nam continue.
Image © Lions Gate, 1998

Memento, 2000
Leonard (Guy PearceL.A. Confidential, Ravenous) n’a plus de mémoire à court terme. Ou plutôt, celle-ci ne dure que quinze minutes. Tous les quarts d’heure, il ne se rappelle plus ce qu’il vient de faire (amnésie antérograde). Ennuyeux, surtout quand on a décidé de liquider l’assassin de sa femme. La solution qu’a trouvée Leonard : se tatouer les indices qu’il glane sur son chemin et les confronter aux polaroïds qu’il balade dans sa poche. Dans les premières secondes du film, il descend un certain Teddy (Joe PantolianoDaredevil, The Sopranos). Scène après scène, on en sait un peu plus sur les événements qui ont mené Leonard à commettre ce crime, car le film se déroule (en partie) à l’envers. Leonard, par contre, ne sait toujours pas ce qu’il fabrique là. Quelques souvenirs qui ont précédé la mort de sa femme lui reviennent parfois l’esprit, mais est-ce bien la réalité ?

Petit chef-d’œuvre de construction, ce film est basé sur Memento Mori, une nouvelle de Jonathan Nolan (qui vient de fêter ses trente ans…) mise en scène par le frère aîné de son auteur, Christopher Nolan. Malgré un relativement petit budget (cinq millions de dollars) et un distributeur novice, ce film a obtenu dès sa sortie un joli succès, et pas seulement d’estime.

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La mémoire de Leonard (joué par Guy Pearce), c’est sa peau.
Image © Sony Pictures, 2001

L’effet papillon (The Butterfly Effect), 2004
Evan (Ashton KutcherJust Married, That ’70s Show) souffre depuis son enfance d’un handicap de sa mémoire à court terme, trouble qu’il semble avoir hérité de son père interné en hôpital psychiatrique. Une fois à l’université, il suit en toute logique des études de psycho. Il s’intéresse à la mémoire et notamment à la sienne qui lui laisse un temps un peu de répit. Dans la chambre qu’il partage avec un imposant et libidineux korbak, il se plonge dans la lecture de son journal, série de cahiers qui lui tiennent lieu de thérapie depuis qu’il est gamin. C’est là que le fantastique intervient : à la lecture de ses notes, il s’aperçoit qu’il est capable de se replonger dans le passé (corps et âme) et de le modifier.

Ce film est un cas d’école en matière de paradoxes temporels. Produit et scénarisé par deux réalisateurs quasi inconnus (Eric Bress et J. Mackye Gruber), il se base (comme son nom l’indique) sur une théorie du météorologue étasunien Edward N. Lorenz selon laquelle « The flap of a butterfly’s wings in Brazil set off a tornado in Texas » — à savoir le désormais célèbre « effet papillon ».

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Evan Treborn (joué par Ashton Kutcher) plongé dans ses souvenirs de cellulose.
Image © New Line Home Entertainment, 2004

The Jacket, 2005
Ce film débute lui aussi en pleine guerre — mais cette fois du Golfe (à chaque génération son Viêt Nam). Un soldat, Jack Starks (Adrien BrodyThe Pianist, The Village), reçoit une balle en pleine tête. Miraculé, il est renvoyé aux États-Unis. De retour au pays, son barda sur l’épaule, il aide une jeune mère (ivre) et sa fille Jackie à reprendre la route puis est pris en auto-stop par un détraqué. Ce dernier a tôt fait de descendre un flic croisé sur la route…

Retrouvé inconscient sur la scène du crime (où il a reçu une nouvelle balle), Jack est incapable de se défendre lors du procès qui suit cette mésaventure, et pour cause : il ne se souvient de rien. Il est condamné à la détention en hôpital psychiatrique. Là, le Mengele de service (le Dr Thomas Becker, joué par Kris Kristofferson) pratique des expériences sur le pauvre Jack. Il enferme son cobaye dans le tiroir d’une morgue non sans lui avoir auparavant passé une camisole de force et une bonne dose de drogue expérimentale. Dans son enfer claustrophobique, Jack se rend compte qu’il est capable de voyager dans l’avenir, et plus précisément à la Noël 2007.

Desservi par un scénario parfois bancal qui malmène les paradoxes temporels, ce film d’un certain John Maybury mérite toutefois le détour, ne serait-ce que pour l’excellente prestation de notre cher Adrien Brody.

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Jack Starks (joué par Adrien Brody), cobaye malgré lui.
Image © Warner Home Video, 2005

En visionnant ces quatre longs métrages, il est assez aisé de repérer les influences, les filiations, surtout entre The Jacket et ses prédécesseurs, L’échelle de Jacob et L’effet papillon. Parmi ces quatre films, Memento se tient un peu à l’écart, en cela qu’il n’a pas recours au surnaturel et que sa réalisation est un véritable bijou, à la fois sur le plan du scénario que des prises de vue.

Les quatre personnages principaux ont pour motivation de corriger un événement désastreux de leur passé — voire de leur avenir. Ils ont aussi en commun la volonté de reconquérir, en fin de compte, une certaine maîtrise de leurs mémoires défaillantes.

Bref, ces quatre dévédés valent la peine d’être vus. Voire même revus, au cas où votre mémoire vous ferait défaut…

Brilliant et bien ??? : un musée dédié aux superhéros noirs apparaissant dans les comics américains, le cinéma, la télévision ou les jeux vidéos :

Museum of Black Superheros

S’il s’avère que vous en connaissez un, ou plusieurs, qui ne figure pas déjà au panthéon, n’hésitez pas à rejoindre la grande famille du ouèbe altruiste et soumettez votre sombre héros [facile !] au musée.

Frozone - The Incredibles
Frozone - The Incredibles [Disney / Pixar 2oo4]

Historical Overview
To begin with, the history of black superheroes is not easily assembled since early on, much of the work was not reported on. There aren’t volumes of books out there on the subject, and even if you look at historical books put out by major publishers - the coverage on their own black superheroes is sparse at best.

Also, companies prefer to sweep any negative and stereotypical characters from their past under the rug in order to preserve their images today. Therefore, the search for early black superheroes turns up more negative images than anything else. The history as a whole needs to be looked at in order to fully appreciate the black superheroes being created today.

Pour les rafraîchissements de la fin, notre Tifnord avait déjà blagué sur la multiethnicité dans la S.-F. en ces mêmes colonnes.

Notre désormais méta-prolifique Tifnord se plaignait, non sans justification, de notre manque de strabisme du côté de l’Asie, cette grande sœur dont les formes généreuses abreuvent les membres des Xénos depuis une bonne quinzaine d’années déjà. Et il a bien raison, notre héraut du permafrost en retrait. C’est pourquoi je, soutenu par ma bovine personne, m’en vais vous asperger d’une autre rasade de slime (à prononcer [slim] par les Biennois) aux relents de marée montante, ignorant copieusement les jérémiades de mon ur-compagnon de S.-F..

Donc, ma liste d’articles-à-faire était peuplée depuis plusieures conséquentes lurettes de moults sites/ouvrages consacrés à H.P.L. et au Mythe de Cthulhu qui méritaient tous une mention dans nos colonnes. Or, plutôt que de pondre un article par entité, la spontanéité, mère de ma créativité sans bornes, m’a poussé a tout empaqueter dans un gros même papier sans gêne.

Plouf :


The Official Cthulhu Mythos FAQ
Des FAQ assez succintes mais très utiles sur le mythe. On osera également consulter Wikipedia pour plus de détails et plus si affinité.
 

1.2.1. How do you say “Cthulhu”?
Very carefully.


Cthulhu Mythos Timeline
Une trame chronolgique du mythe depuis -2 trillions à +1 milliard.

January 2oo4: President Bill Clinton issues an Executive Order releasing any Innsmouth natives still held prisoner by the federal government, following the public revelation of the events in Innsmouth in 1928. A week later, Fred Carstairs dies. (”It Was the Day of the Deep One,” Cannon)


The Lurker in the Lobby
Site basé sur un bouquin, qui analyse les traces grasses des doigts oblongs de Lovecraft au cinéma et à la télévision. Ce qui me rappelle que j’avais adoré Re-animator [1985] [IMDb] en d’autres éons plus chevelus.

Re-animator [1985] - Herbert West


Cthulhu for president
Est-il besoin de commenter ce lien ? Hein ? Bon.

Cthulhu for President

This site is dedicated to the great old one, who should return from his slumber to take over the U.S. government and make this country a whole hell of a lot better as the leader of our executive branch. Or destroy it and drive everyone insane, kill us all, or something really nasty! Remember, Cthulhu for President, why vote for the lesser of two evils?


Tales of the Plush Cthulhu
Pour les âmes les plus facilement sensibles d’entre nous. Un chouette conte de Cthulhu raconté en finesse et avec brio au moyen de jolies petites peluches toutes chous. Très drôle et profondément débile.

Professor Blue Smush DinoBaby

“Wait, you plush fools!” cried Professor Blue Smush DinoBaby. “‘In
his house at R’lyeh dead Cthulhu waits dreaming.’ Do not disturb Him,
or you will doom us all!”


Livres [ndlr: Attention lecteur sensible ! Par un mauvais jet du sort, votre rédaction préférée n’a pas encore lu ces livres et vous les présente quand même]

The Necronomicon Files - The Truth Behind Lovecraft’s Legend

de Daniel Harms

The Necronomicon Files
Éditeur : Weiser Books (août 2oo3)
Format : Broché - 342 pages
ISBN : 1578632692

Une étude exhaustive sur le Necronomicon sous toutes ses formes.

The Encyclopedia Cthulhiana: A Guide to Lovecraftian Horror

de Daniel Harms

The Encyclopedia Cthulhiana: A Guide to Lovecraftian Horror
Éditeur : Chaosium, Inc. (juillet 1998)
Format : Broché - 423 pages
ISBN : 1568821190

LE guide sur tout ce qui touche à tout.

Merci d’avance pour vos cadeaux par milliers.


Merci The Website at the End of the Universe, et alii.

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Image tirée du film The Eye des frères Pang © Boomerang Pictures et Cinéart, 2002

Ce n’est pas la première fois qu’une greffe d’organe sert de thème principal à un film d’épouvante. Pour ne citer que quelques exemples, ce type d’intrigue à déjà fait florès (avec plus ou moins de bonheur) en 1960 dans Les yeux sans visage de Georges Franju, en 1991 dans Body Parts d’Eric Red et en 1993 dans la série Body Bags. Mais comme nous parlons trop rarement de fantastique et de science-fiction asiatiques sur les Xénobiophiles, j’ai pensé qu’il ne serait pas surfait de vous présenter un long-métrage hongkongo-thaïlandais.

Sorti en 2002, présenté à Montréal en 2003 lors du festival FanTasia, The Eye (?? Gin gwai en cantonnais, Jian gui en mandarin) a reçu les hommages de la critique tant asiatique qu’occidentale. Deuxième film cosigné par les désormais célèbres frères Oxide (??) et Danny Pang (??), The Eye présente l’histoire de Mun (?), jeune femme aveugle depuis l’âge de deux ans, qui subit une greffe de la cornée. Dès les premiers jours qui suivent son opération, elle aperçoit, malgré une forte myopie initiale, des silhouettes sombres ou défigurées errer dans les couloirs de son hôpital.

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Mun (Angelica Lee) se fait ôter les bandages qui couvrent ses yeux fraîchement opérés.
Image © Boomerang Pictures et Cinéart, 2002

Syndrôme post-opératoire ? Phénomène paranormal ? Mun, dont le personnage est joliment interprété par l’actrice et chanteuse malaysio-taïwanaise Angelica Lee (???), est suivie par un jeune psychiatre, Wah (?, dont le rôle est tenu par Lawrence Chou Chun-Wai ???). Mun doit apprendre à faire le lien entre les objets qu’elle reconnaissait autrefois par le toucher et qu’elle voit maintenant ; elle doit aussi s’habituer au visage que lui renvoie son miroir… mais est-ce bien le sien ?

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Mun (Angelica Lee) et Wah (Lawrence Chou Chun-Wai) en quête d’explications en Thaïlande.
Image © Boomerang Pictures et Cinéart, 2002

L’ambiance générale du film est plutôt réussie et le travail de l’image très fin. Le scénario, même s’il n’est pas follement original, contient quelques jolis rebondissements et les frères Pang parviennent à capter notre attention durant une heure quarante. Pour le public occidental, les croyances taoïstes et bouddhistes qui sous-tendent l’intrigue ajoutent une touche d’originalité au traitement du thème des revenants. Bref, un film fantastique qui se laisse regarder sans peine, notamment dans la version audio française très bien réalisée. Gageons que le visage greffé en avril à l’hôpital Xijing (??) de Xi’an (??) ne causera pas le même genre de déboires à son nouveau propriétaire…

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The Eye (??)
Oxide & Danny Pang
Boomerang Pictures & Cinéart
2002

Cthulhu > le film moderne

Voici un film moderne sur notre Grand Ancien chéri. Ca s’annonce déjà probablement moins pittoresque et plus cher que The Call of Cthulhu, dont nous vous parlions il y a des très belles lurettes, mais comme tout ce qui touche à H. P. Lovecraft se transforme en beaume à mon petit cœur palpitant, je me permets d’en faire mention en ces putrides pages avant même que la bête ne sorte officiellement.

Le site
Le trailer
Le blogue
La fiche IMDb

Et même si le film s’avèrera être de la daube de ragondin avariée, il aura permis à Tori Spelling de retrouver une once de boulot pour un instant et en dehors d’une série méga-produite par son vieux papa. Mais c’est fou ce qu’elle a une gueule de Profond, cette petite.

ABOUT THE FILM

Cthulhu is loosely based on the works of Howard Phillips Lovecraft (1890-1937), in which we are introduced to the Cthulhu mythos, an elaborate cosmology of incomprehensibly alien gods able to move between dimensions whose existence dwarfs and will soon destroy humankind, The Cthulhu itself, whose name is only an approximation of inhuman speech, has lain asleep on the ocean floor since the dawn of time and is being summoned by human and half-human followers to rise and claim the world. Like many others, we believe this agenda is being pursued by those who live among us innocuously, but whose actions promote sprawl, pollution, climate change and war.

We’re also into the gay stuff, so there’s some of that as well.

Merci The Website at the End of the Universe.

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Visuel de la page d’ouverture de The Call © Pirelli & C.S.p.A, 2006

Ça m’apprendra à rechercher sur Internet des informations au sujet de John Malkovich. En tapotant son nom dans mon moteur de recherche favori, ne suis-je pas tombé sur une pub de Pirelli ? Bon, d’aucuns me diront qu’ils sont au courant de l’affaire depuis une bonne huitaine de mois. Eh bien pas moi, et tel le dernier des enfants de chœur, je m’en vais vous pondre un micro-papier sur la question. Voilà.

Si je me permets d’atterrir comme un cheveu sur la soupe avec mon article à deux roubles, c’est que le court-métrage en question — The Call — impressionne par les moyens qu’il met en œuvre : un acteur archi-célèbre (notre cher John), une mannequin-pin-up-catcheuse de compétition (Naomi Campbell), un réalisateur qui doit commencer à se faire cher, même s’il ne produit que de la daube (Antoine Fuqua), l’agence de pub italienne Armando Testa et l’agence de médias Maxus BBS. Coût de l’opération ? Soixante pour cent du budget publicitaire de Pirelli. Une bagatelle.

Le film mange à tous les rateliers : une grosse cuillérée de William Friedkin pour l’ambiance exorcisante, une once de frères Wachowski pour le coup de fil ainsi que la thématique du pater salvator mundi, et enfin un brin de patine pitofienne pour l’esthétique gothico-électrifiante.

En résumé, un prêtre est appelé par téléphone pour régler son compte au Patron (!), incarné cette fois en ange ténébreux du plus bel effet (une Naomi attifée comme une Joséphine Baker qui aurait bouffé du canard sous Neo Citran). Se taper une aussi jolie diablesse, « facile » me direz-vous, sauf si ledit succube habite le moteur d’une voiture aussi allumée que la Pontiac Firebird de l’affreux K2000. Une nuit en compagnie de la tigresse sino-jamaïcaine de Streatham et le beau John s’en sort avec le col romain à peine défraîchi. Il en a vu d’autres, le bougre.

Puisque vous mourrez (peut-être) d’impatience, sachez que ce film de dix minutes ne peut être visionné que sur la Toile et depuis le site grandiloquent spécialement ouvert par Pirelli. Vous avez le temps de le mater et remater tranquillement, car toute la stratégie de communication du fabricant de gommes risque fort de tourner encore quelque temps autour du pot. Morale de l’histoire et slogan de la marque : Power is nothing without control. La prochaine fois que vous passez la nuit en compagnie d’un top-model, souvenez-vous-en.


L’affiche du film Star Wreck de Timo Vuorensola, image © Energia Productions, 2005

Comme nous en dissertions jadis autour d’un article de Pam Noles, la science-fiction sur petit et grand écrans manque foutrement d’exotisme. Étonnant pour un genre littéraire et cinématographique délibérément orienté vers l’outre-derche du cosmos, vers la décoiffade transsatellitaire, le vertige pangalactique, bref : l’autre, en tant que Du différent du Ich (das versteht sich von selbst). Bon, je ne vous promets ni les vahinés, ni les mines déconfites du roi Salomon, mais quelques virolets linguistiques qui ne devraient pas manquer de vous faire oublier (un court instant) l’affreux accent parisien ou, tout au moins, le légendaire manque d’humour des Klingon.


L’affiche du film (et non du feuilleton) Dans une galaxie près de chez vous.
Image © TVA Films, 2004

Tout d’abord une série québécoise qui a connu, dans sa Belle Province d’origine, un énorme succès à la fin des années nonante : Dans une galaxie près de chez vous. Voici, en gros, le départ des soixante-cinq épisodes de ce feuilleton réalisé par Claude Legault et Pierre-Yves Bernard :

Nous sommes en 2034, la situation sur la Terre est catastrophique: la couche d’ozone est complètement détruite par les gaz carboniques des voitures, l’industrie chimique et le push-push en ca-canne. Résultat : la Terre se meurt sous les rayons du Soleil. Il faut donc trouver une nouvelle planète pour y déménager 6 milliards de tatas. La Fédération planétaire se tourne vers la première puissance mondiale: le Canada. C’est le savoir-faire canadien qui permet l’envol, le 28 octobre 2034, du vaisseau spatial Romano-Fafard qui quitte la Terre vers les confins de l’Univers. Là, où la main de l’Homme n’a jamais mit le pied.

Pour ceux qui désireraient voir le film réalisé en 2004 sur le même sujet par Jean-Claude Desrosiers, rendez-vous sur Cinéma Montréal.


La magnifique actrice Karoliina Blackburn devant l’écran bleu de Star Wreck.
Image © Energia Productions, 2005

Toujours dans le registre des parodies de Star Trek, un film finnois cette fois, et pas piqué des hannetons (si vous aviez de la peine à piger les québécismes, cette fois, vous allez en baver) : Star Wreck: In the Pirkinning. Ce film amateur — qui constitue en soi le premier long-métrage finlandais de science-fiction — est l’œuvre de cinq autodidactes et de trois cents volontaires dirigés par Timo Vuorensola. Ce dont ça parle :

Star Wreck: In the Pirkinning is not your run-of-the-mill parody aimed solely at Star Trek fans. It is a motion picture for everyone with a taste for action, humour and zany characters. It is the story of Emperor Pirk — a star fleet commander who declares himself a global overlord and decides to expand his reign beyond the farthest reaches of the universe. The story that unfolds amidst the space battles is a stark reminder of how dangerous the mixture of ambition, cowardice and stupidity is. Star Wreck: In the Pirkinning begins with Captain James B. Pirk of the starship Kickstart shipwrecked on the 21st century Earth with his crew. Originally from the distant future, Pirk and his crew travelled back in time to save the Earth from hostile aliens, but lost their ship and became stranded. Pirk’s daily routine consists mainly of stuffing his face at the local fast food restaurant, and he is finding it difficult to convince the ladies he is, in fact, an intergalactic space hero from the future. As the prospects for humanity’s conquest of space look increasingly bleaker, Pirk comes up with a questionable plan to save mankind’s future…

Vous pouvez regarder la bande-annonce du film sur son site officiel, mais aussi, et surtout, télécharger gratuitement l’intégralité de l’œuvre ! C’est précisément ça, l’hospitalité finlandaise.

Au fait, comment dit-on What the hell en finnois ? Mauvaise surprise pour les lecteurs suisses…

Presqu’mieux que l’inégalé Choc des titans ! Voici un mashup vidéo des deux trilogies du Seigneur des anneaux et de la Guerre des étoiles qui se termine en disco-fight d’anthologie entre Gandalf et Yoda.

C’est du bon bien drôle ! Qui peut dans certains cas extrêmes causer un inopportun décrochage de mâchoire :

StarLords

StarLords

Manifesto
There are other ways of dealing with challenge than the sword or the lightsaber. So here we drop the one ring into the Death Star trench!

[…]

Starlords juxtaposes similar pieces of familiar media structures.It experiments with sampling what is normally seen in entirety and in context (the films) and then linking them in time and space to a popular music track normally heard sampled, here played in its entirety. These cultural entities, two of the biggest juggernauts of global propaganda, share similar plots, soundtracks, characters, creatures and actors (Christopher Lee). They have large monetary and business interests as convoluted as the epic digital graphics engines, weaving fantasy worlds of white heroes from humble origins and dark lords with all-encompassing surveillance and power structures.

There were also personal reasons for this project. Our dreams and memories were shaped by both franchises. This is a way of actively engaging in those dreams.

This work is our expression of love for the heroic cycles that are Lord Of The Rings and Star Wars.

Any similarity to persons living or dead or living dead is not intended.

Merci Boing 2.

I, Legend

30.04.2006

Horreur ! Malheur ! Enfer et damnation! Will “I hate robots” Smith aurait été choisi pour incarner le rôle du dernier humain dans la nouvelle adaptation filmée de I Am Legend de Richard Matheson dont je vous parlais il y a fichtrement longtemps. La première version s’intitulait The Omega Man (Le survivant en vb) et nous montrait un Charlton Heston dans tout ses états.

Bon, vous me direz que Will Smith est d’une certaine manière un survivant lui aussi et je vous rétorquerai que vous poussez quand même un poil loin. Heureusement que ma fille ne devra jamais voir ça en vf !

Le survivant

Smith To Star In Sci-Fi Thriller

Merci The Website at the End of the Universe.

Alive in Joburg

11.04.2006

Alive in Joburg est un court métrage sur la vie, quasi misérable, et l’exploitation, carrément odieuse, d’extraterrestres dans une Afrique du Sud encore/à nouveau/passablement sous l’emprise d’un apartheid d’un genre nouveau. Le délice de cette jolie gâterie réside dans son format hoqueteux de documentaire de gauche sensationaliste mi-Envoyé Spécial, mi-Zone Interdite. Ai-je mentionné que les pôvres extraterrestres ressemblent méchamment à des rejetons de notre bien-aimé Grand’Gluant plus qu’endormi ? Non ? Bon ben c’est fait alors :

Alive in Joburg
Alive in Joburg

Pour la petite histoire, l’auteur d’Alive in Joburg n’est autre que l’illustre Neill Blomkamp, pondeur notamment de la fameuse pub où une C4-transformer danse la gigue sans gêne sur des rythmes inavouables. Plus de friandises du monsieur gruppiert ici.

Merci Boing2.

L’Ecole Normale Supérieure de Paris organise un Mois de la S.-F. du 2 au 2o mai 2oo6. D’après le programme provisoire du mois, on risque bien d’y retrouver des noms comme Pierre Bordage, Sylvie Denis, Roland C. Wagner ou notre visqueusement adulé H. P. Lovecraft, avec notamment une interprétation opéra rock de sa Couleur tombée du ciel. Avec également des projections de films, des séances de jeu (sick !) et autres tables rondes sûrement trucculentes, sinon sérieuses, sur la « S.-F. et les sciences physiques », « -et les sciences du vivants », « -et les sciences humaines », sans parler de conférences sur les thèmes divers des « Aberrations temporelles dans la littérature de science-fiction », de « La science-fiction entre discours et lectures » ou encore de « Science-fiction et modernité littéraire ».

Manifesto
Le mois de la science-fiction à l’ENS se propose d’offrir un espace de diffusion et d’approfondissement de la connaissance de la science-fiction, qui permette au public de saisir toute la richesse de ce genre, souvent réduit à ses expressions les plus sommaires. Les connaisseurs y trouveront l’occasion d’approfondir leur culture.
 
Sont prévus trois types d’événements :
1. Des activités de recherche : deux approches seront principalement adoptées, une approche littéraire et une approche philosophique. Alors que les journées d’études et les conférences les distingueront clairement, les tables-rondes seront l’occasion de les croiser en ouvrant la réflexion sur les diverses composantes disciplinaires de la science-fiction : littérature, philosophie, sciences.
2. Des événements culturels qui présenteront la science-fiction dans ses différentes formes d’expression (littérature, illustration, cinéma, théâtre, musique, etc.)
3. Des activités organisés par les élèves de l’ENS. Mois “off”.

Merci Laurence, via nooSFere.