StarShipSofa ou le divan galactique
29.12.2006

Tony Smith et Ciaran O’Carroll dans leur canapé stellaire ; image © The StarShipSofa, 2006
Un Ami, qui dans une autre existence pourra sans doute consacrer plus de temps à la xénobiophilie, nous a signalé un blogue pas — mézalors pas du tout — piqué des hannetons ni de la maleguigne.
Initiative née de l’amitié de deux amateurs de science-fiction, Tony Smith et Ciaran O’Carroll, The StarShipSofa présente environ tous les dix jours un fichier sonore (mp3) auquel il est possible de s’abonner par podcasting. À chaque mouture, nos deux trublions galactiques nous présentent, sous forme de conversation au coin d’un bar (ou plutôt d’un sofa), l’un de leurs auteurs favoris.
Au menu, à ce jour : Ursula K. LeGuin, Iain M. Banks, Roger Zelanzy, Robert Sheckley, Douglas Adams, Harlan Ellison, L. Ron Hubbard (si si), Joe Haldeman, Robert Silverberg, Henry Kuttner, Philip K. Dick, Stanislaw Lem, Cordwainer Smith, Algis Budrys, John Brunner et Alfred Bester — nothing less.
Il arrive aussi à nos deux batoilles de papoter autour de l’un de leurs films favoris, notamment Capricorn One et Dark Star. Avertissement : prévoyez du temps libre, virez les gamins et l’épouse empressée, car l’épisode sur Philip K. Dick ne dure pas moins de… trois heures. Du beau travail à découvrir sans plus tarder, entre la crise de foie du réveillon et la gueule de bois du jour de l’an. Blast off!

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Hello, les amis.
Juste histoire de rebondir sur le dernier article de Marc, et parce que ce matin je suis d’humeur blogueuse, voici quelques considérations supplémentaires sur le podcast (la « baladoémission », pour les vieux croulants qui pratiquent l’onanisme dans une certaine académie poussiéreuse) évoqué par ledit Tifnord.
Starshipsofa, donc, c’est de l’or en barre. Non seulement parce que nos deux compères du nord de l’Angleterre se documentent abondamment avant de s’attaquer à nos auteurs classiques chéris, mais aussi, et peut-être surtout, parce qu’ils le font dans un climat de franche déconnade et dans la plus grande décontraction sphinctérienne. Ils ne bossent pas à la BBC, ils le savent et nous épargnent ainsi les habituelles rigueurs radiophoniques de ceux qui « maîtrisent » la culture. Humilité, passion, ouverture d’esprit et guilis dans le slibard, pour paraphraser maître Corbeau sur le Fujisan perché, sont toujours au rendez-vous. Et putain, leur accent à débiter à la hache, ça se boit comme du petit lait, à défaut de parfaitement se comprendre. Je sue sang et graisse sur leur jargon marshmallowisé, mais que c’est bon !
Des découvertes littéraires et cinématographiques à chaque épisode, un duo britpop super attachant, un niveau d’anglais en progression continue (c’est ce que je me dis pour excuser mes nombreuses heures de baladoglandage anglophilisant), que du bonheur ! Je suis devenu accro.
Grosses bises,
Lukatsch