Charles Stross > The Atrocity Archives
29.11.2006
Hmmm. The Atrocity Archives… ? Pfff. Charles Stross… ? Ça ressemble à une vieille choucroute mal réchauffée qui aurait sauté l’étape de la réfrigération, non ? Et en fait c’est bien de ça qu’il s’agit : notre Tifnord bien-aimé s’était déjà attiré les foudres vengeresses de notre plus fidèle commentateur en parlant des Atrocity Archives de C. Stross sans avoir daigné au préalable caresser ce Grand’Œuvre de ses mirettes encore bien humides derrière les oreilles. Tout ça pour flatter votre serviteur dans le bon sens. Ah l’amitié, la fourbe.
Mais que fichtre fait la police dans cette blogosphère ?! Car nous sommes bien en face de ce que votre bovin expat’ aime à considérer comme une horde farouche de guilis dans le slip. Et pas des moindres : je parle bien de ceux à deux mains appliqués de l’intérieur (de bas en haut par habitude) que toute vessie adulte abhorre loin au-delà des montagnes du cauchemar que se plaît à fabriquer la faible imagination humaine pour passer le temps.
Le papier de notre Héraut du Permafrost étant bien plus touffu qu’une vache maigre apeurée dans un coin sombre d’un parc anglais les sabots enfoncés dans une herbe mi-haute glacée de rosée pré-matinale, je ne vais pas vous la refaire en changeant de main.
J’avais simplement envie de partager mon enthousiasme sans limite pour quasiment tout ce que nous pond ce nerd de la S.-F. hybride auquel j’ai déjà vendu mon âme pour trop peu. Et mon corps suivra tantôt sans trop de doutes amers.
En bref, si on aime la bonne S.-F. qui tient la route, teintée ici d’horreur lovecraftienne, là de romans noirs d’espionnage anglais, et encore un peu loin sur la gauche de cauchemars de sysadmin de base, en n’oubliant pas de passer par une pincée d’uchronie, on aime aussi The Atrocity Archives. On peinera même à résister à la maligne tentation de remplacer la chaleur humide de la matrice maternelle avec ce concentré de beau, bon, délicieux et bestial que sont les AA. Merci quand même maman.
Très très formidable pour ceux pour qui sont nés les Xénos.
(Et je ne vous ai encore même pas parlé d’Accelerando, autre monstre difforme de brillance enfanté par Stross. A juste titre car Accelerando mérite bien plus qu’une simple lecture. Une double ration diluée dans quelques gouttes d’eau pure s’annonce déjà si délicieuse que mes mollets en frémissent d’impatience engoncés dans mes fines chaussettes anti-economy class syndrom. Réjouis-toi populace assoiffée de sueur et de sang !).

The Atrocity Archives
de Charles Stross
Éditeur : Ace Trade (3 Janvier 2oo6)
Format : Poche - 368 pages
ISBN : 0441013651
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