Roland C. Wagner > La saison de la sorcière
21.11.2006
En fait, ça faisait quelques lurettes déjà que le Grand’Œuvre de Roland C. Wagner me tentait du bout de ses doigts inlassablement vrillés sur le mulot.
Et là, après la lecture de La saison de la sorcière, je ne sais quoi vous dire. J’ai des sentiments très divers sur ce bouquin, pensées que j’ai de la peine à mettre en forme pour ce papier, d’où le choix abject de lister lesdits sentiments sous forme de liste, non numérottée, la liste. Voici donc mes billevesées tripales sans analyse aucune :
- J’ai bien aimé l’ouvrage dans son ensemble. Je l’ai lu sans anicroche, très prestement.
- L’histoire est assez, voire très, délirante, et dans un sens plutôt positif. C’est même rafraîchissant, je trouve. Personnellement, je n’avais rien lu de similaire avant, mais une fois encore, le verso de mes über-oreilles de Dumbo sont loin d’avoir perdu leur humidité et ne feront donc jamais office de référence.
- Je n’ai pas vraiment été attaché par les personnages que j’ai ressenti parfois un peu fades, mais peut-être qu’ils sont là juste pour servir de plus hautes sphères de l’histoire, un peu comme les bidasses-héros d’une guerre mondiale à l’échelle du monde entier.
- Les guilis dans le slip n’étaient pas au rendez-vous. Sans toutefois que mère Déception n’y perde son chat.
- Le côté rock et les références musicales ont canalisé certaines de mes pensées (les encore saines) en direction de Norman Spinrad, auteur que j’adore presqu’toujours. On y retrouve le ton engagé et rebelle un peu punk dudit N. S.. Pas étonnant que R.C.W. s’adonne au préfaçage de certains ouvrages traduits de Spinrad.
J’aimerais donc beaucoup lire les réactions/commentaires/analyses de ceux d’entre vous qui avez également lu La saison de la sorcière et en êtes sortis indemnes sous toutes les faces. Et par-dessus tout, j’aurais besoin des lumières de nos adeptes pour guider mes pas borgnes entre les méandres restant de l’œuvre de M. Wagner.
Et voilà, j’ai tellement perdu les pédales que je ne vous ai même pas présenté l’histoire de la Sorcière. Je vais de ce pas me pendouiller au bout d’une corde de remords ectoplasmiques en me passant Hey! (Rise Of The Robots) des Stranglers.
Sinon, si vous préférez le sérieux aux Xénos quelque peu délirants ces derniers temps, M. Wagner nous parle lui-même, et très bien en plus, de son bouquin via son blog :
La rançon du succès
Une leçon de modestie
La Chine a envahi la Mongolie, la France est occupée par les Etats-Unis, une guerre civile sans précédent menace l’Inde, lorsqu’une vague d’attentats à peine croyables bouleverse la planète. Un ptérodactyle géant arrache le Tout Eiffel, des statues de Mao ravagent Pékin, un Godzilla dévaste le port de Yokohama et des soucoupes volantes auraient procédé à des abductions dans l’Arkansas. Face à ce terrorisme surnaturel, la communauté internationale se lance dans une chasse aux sorcières d’un nouveau genre, enrôlant de force tout ce que la planète compte de magiciens potentiels. Le futur n’est plus ce qu’il était, et ce n’est décidément pas la bonne saison pour sortir de prison.
Roland C. Wagner
C’est avec un humour tantôt grinçant tantôt désopilant, que Roland C.Wagner s’attache, depuis le début des années 1980, à dénoncer les dérives de l’impérialisme au travers textes engagés comme La saison de la sorcière, pax Americana ou plus récemment L.G.M. Ce qui ne l’empêche ni de rêver à des mondes lointains (Le chant du Cosmos, Les aventuriers des étoiles), ni de s’amuser (Les futurs mystères de Paris).

La saison de la sorcière
de Roland C. Wagner
Éditeur : J’ai Lu (4 Juillet 2oo6)
Collection : Science-fiction (JL8071)
Format : Poche - 222 pages
ISBN : 2290325589
XLII - exliibris
Sinon, RCW nous signalait via son Gomeux Disparate que plusieurs de ses textes étaient à disposition, gratos, sur le ouèbe, notre ami dans la lutte contre les DRM :
Merci pour tout.
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