Charles Stross > Le bureau des atrocités
19.07.2006
Voilà un papelard qui ne devrait pas déplaire à notre chroniqueur chéri-honni, dernier mais digne représentant du regretté Bos primigenius. Trêve de dithyrambe et autres billevesées, venons-en aux faits.
Il est de notoriété publique que notre cher webmestre accuse quelque faiblesse à l’endroit du geek et néanmoins génial écrivain de essèfe briton Charles Stross. Eh bien l’autre jour, en me baladant à la fraîche parmi les sites les plus recommandables de la blogosphère, ne tombé-je pas sur un pavé de nostre ami d’Édimbourg, ou plutôt sur le compte-rendu de la traduction de l’une de ses sécrétions scripturales. Petit historique.
De novembre 2001 à novembre 2002 (si j’en crois mes notes), Stross publie dans Spectrum SF (numéros 7 à 9) un roman-feuilleton, The Atrocity Archives. En mai 2004, chez Golden Gryphon, il réédite ce court roman en y ajoutant un deuxième récit, The Concrete Jungle. En janvier dernier, le bouquin sortait à nouveau chez Ace Trade. Puisque nous nous entêtons, contre vents et marées, à causer françois (ou plutôt ce qu’il reste de cet idiome), n’hésitons pas à entrer par la « petite » porte, celle d’un éditeur lutécien, Robert Laffont.
Premier livre du sieur Stross traduit en gaulois dans la fameuse collection Ailleurs et demain (trad. de Bernard Sigaud), Le bureau des atrocités semble être un drôle de bouquin ou, plutôt, un bouquin drôle — un informaticien, Bob Howard, bosse pour ledit Bureau des atrocités. Il a appris que les nazis ont failli gagner la Seconde guerre mondiale en pratiquant quelques sacrifices humains et autres évocations du malsaint (!) Patron. Howard a pour mission de retrouver une chercheuse rousse (!!) aux États-Unis. Ce faisant il découvre une mystérieuse organisation nazie qui aurait survécu dans un autre monde grâce aux mauvais soins de quelques esprits fort malins.
Autant le dire tout de suite, je n’ai pas encore lu cet ouvrage à première vue succulent ; mais, l’appétit grandissant, j’avais envie de partager cet engoûment avec nos fidèles lecteurs par le truchement de quelque mise en bouche. Comme je ne veux pas faire le méchant, je vous livre aussitôt la notice de Publishers Weekly :
Ça fait envie, hm ?
Charles Stross
Le bureau des atrocités
Traduction de Bernard Sigaud
Éditions Robert Laffont
Collection Ailleurs et demain No 191
Octobre 2004, 384 pages

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Chers xénos que je n’ai pas commentés depuis lurette,
voilà-t-y pas que vous nous refaites une crise de “lisez ce truc ça a l’air vachement bien” avec pour seul argumentaire que c’est un de vos auteurs préférés et une critique en britton. Franchement ne serait-il pas plus conséquent de lire cet ouvrage - quelques heures de lecture peuvent faire du bien - puis d’en parler avec un argumentaire peut-être plus léger mais vécu ?
De nombreuses chroniques en gaulois sont déjà disponibles sur l’ouvrage en question, sorti il y a presque deux ans.
Nonobstant, je vous salue vous et votre nouveau look sobre
Bonne continuation
c’est vous qui le dites !!!
Pour en rajouter une couche, de Stross, vous pouvez lire l’avis d’un mec qui a lu le livre, pas ce livre-là, un autre, mais il l’a lu, lui
http://www.yozone.fr/article.php3?id_article=2345
Le livre est bien.
Je me permets d’ajouter que le livre n’est pas seulement bien, mais tout simplement monstrueux. De l’humour décalé de sysadmin dans l’univers de Lovecraft à la sauce espion malchanceux, c’est quand même tip top.
Je ne l’ai pas encore terminé (il me reste 1/3), mais j’ai l’impression qu’il est bien passe de rejoindre les hauts sphères de mon panthéon aux côtés du Grand’Oeuvre de William Gibson. Je m’en vais vous concoter un petit papier dès que j’en aurai terminé.