Mardi (2 mai 2006), l’émission bon enfant Photos de famille de la Télévision suisse romande a invité trois personnes qui appréhendent l’imaginaire et l’avenir chacune à sa manière.


Patrick J. Gyger, image © TSR, 2006

Tout d’abord Patrick Gyger, conservateur de la vénérable Maison d’ailleurs d’Yverdon-les-Bains, qui nous a fait découvrir les caves de son musée et l’atmosphère de brocante galactique qui y règne. Il nous a aussi emmené à la Chaux-de-Fonds pour un petit aperçu express du Train fantôme, maison hantée kitsch-pop-gore (privée) créée par les artistes Jean-Pierre Vaufrey et Alain Margot. Cela dit, prochaine exposition à la MdA : le photographe Mario Del Curto à partir du 14 mai.


André Kuenzy, image © TSR, 2006

On retrouvait également André Kuenzy, architecte qui n’est rien de moins que le l’âme de l’Homme bleu (une fois qu’on l’a écorché). L’Homme bleu ? Un personnage énigmatique qui se balade sans mot dire (ni maudire) à travers la planète, histoire de provoquer un décalage ténu — mais marquant — de la réalité. Kuenzy a aussi eu la bonne idée d’acquérir une partie de l’ancienne usine Suchard à Serrières, dans le canton de Neuchâtel, qu’il a rebaptisée Rhinocéros. Dans cet espace gigantesque perdu au creux d’un vallon, il prévoit d’installer un studio de cinéma, rien de moins.


L’Homme bleu connaît un succès fou auprès des Japonaises. Photo © André Kuenzy et TSR, 2006


Marie Velardi, image © TSR, 2006

Enfin, Marie Velardi, fringante plasticienne, nous a fait part de sa fascination pour le futur et la vision que nos prédécesseurs en ont eu. Récemment, elle s’est imaginé à quoi pourrait bien ressembler Genève en 20006 (à la face cachée de la lune, en fait), mais aussi ce que pourrait devenir la cité de Calvin (et des banquiers privés) si la verdure y poussait franchement, envahissant les rues. Hélas, vous n’avez que jusqu’à demain pour découvrir son expo Chloropolis à l’espace d’arts contemporains Attitudes (4, rue du Beulet à Genève — Météo Suisse annonce de la pluie, c’est parfait).

Bref, si vous avez trois quarts d’heure devant vous, n’hésitez pas à visionner l’émission de la TSR depuis la Toile pour quarante-cinq minutes de détente rafraîchissante (la fin de l’émission est pathétique, vous pouvez la zapper en caressant votre souris).

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