Je viens de terminer l’écoute deux podcasts de/par Cory Doctorow et ce n’est pas tout rose, mais alors pas du tout. Quand bien même je commence vraiment à bien apprécier cette forme de lecture par procuration qu’elle soit le fait d’humains ou non.


Human Readable
Pour la quasi première fois avec un texte de C. Doctorow, j’ai décroché après 12.06 minutes en me farcissant Human Readable. J’avais déjà failli subir un sort similaire lors de la lecture d’Eastern Standard Tribe, son second roman. Exactement pour les mêmes raisons. A savoir, une histoire de couple (qui se termine mal) bien trop mielleuse, aussi pernicieuse que les douleurs musculaires d’un début de grippe et qui alourdit insupportablement le récit en occultant toute bonne raison pour danser la gigue des guilis. Et, contrairement à Eastern Standard Tribe où l’intrigue reprend vite le dessus, ça m’a pris le choux du début à la fin de la nouvelle. Un malaise profond qui a vite remplacé mon enthousiasme pour ces réseaux informatiques péclotants autogérés par des colonies de fourmis virtuelles. L’intrigue juridique y est peut-être aussi pour quelque chose. Va savoir ! Enfin ! Je m’en vais endosser l’espace d’une fin de paragraphe la sombre tunique du méchant Stahlhelm et affirmer sans gêne que Human Readable lorgne légèrement du côté d’une Mary Barbara Hamilton Cartland blogueuse, devenue avocate des pôvres défavorisés. Mais on me dira certainement que j’exagère.


Return to Pleasure Island
En regard des larmoiements qui précèdent, vous imaginerez donc assez aisément ma réaction en téléchargeant le dernier podcast du prolifique Cory, Return to Pleasure Island. Démangeaisons, gêne respiratoire, éruptions cutanées et enflures sur tout le visage, chute de tension, un peu comme un choc anaphylactique dû au gadolinium. Et, comble de la crème sur le gâteau, la nouvelle est étiquetté comme « fantasy ». Argh ! Le rascal m’avait presqu’achevé avant même que sa voix rauque de décalé horaire n’ait eu le temps de caresser l’ego plat de mes tympans. Et pourtant, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je me découvris un intérêt mêlé de sympathie pour cette famille d’ogres arrhénotoques, petits employés sur une île-parc d’attraction aux relents de Pinocchio. On baigne dans une forme de fantasy assez inventive et somme toute plaisante, proche de l’urban fantasy. Je préfère.


Sinon, et il s’agit là d’une perle, i, robot, dont j’avais déjà parlé, existe désormais aussi sous forme de podcast. Et là, on peut taper dedans sans risquer ni la classique brisure de phalange auriculaire, ni les embêtantes fissures de l’émail dentaire. Bien au contraire !

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