Bad News From The Stars
27.02.2006

Couverture de l’édition américaine de La Parabole des Talents d’Octavia Butler,
visuel © John Blackford et Don Puckey, 1998
Les Xénos avaient récemment présenté son dernier livre, Fledgling, avant qu’elle ne passe la plume à gauche, vendredi d’après certains, samedi selon d’autres. Octavia Butler souffrait d’hypertension et c’est en sortant de chez elle, à Lake Forest Park dans les faubourgs de Seattle, qu’elle a trébuché et que sa tête a heurté le bord d’un trottoir. Moche, surtout qu’elle n’avait que cinquante-huit ans.
À première vue, Octavia se situait à l’intersection de plusieurs groupes déconsidérés : c’était une femme, noire et homosexuelle. De quoi mourir dans l’oubli si elle n’avait été, — de surcroît —, auteur de science-fiction.

†Octavia E. Butler (1947-2006), photo © Glenn Zucman, 1999
Née le 22 juin 1947 à Pasadena, dans l’état de Californie, Octavia Estelle Butler était la fille timide et dyslexique d’un cireur de chaussures qui ne tarda pas à mourir. Parce que toutes les histoires afro-américaines ne peuvent pas finir mal, elle entra à l’Université d’État (CSU) et poursuivit des études postgrade à l’Université de Los Angeles (UCLA). La jeune femme, qui aurait commencé à écrire de la science-fiction à douze ans pour échapper à la solitude et à l’ennui, participa à des ateliers d’écriture dès la fin des années soixante. Bel investissement, car en 1984, elle remporta les prix Hugo et Nebula pour son roman Bloodchild. Depuis, elle ne cessa d’accumuler les récompenses, entre autres le Prix Nebula du meilleur roman en 2000 pour La parabole des talents (Parable of the Talents). Petite antichronologie de ses œuvres les plus fameuses :
Rest in peace, Octavia, and kisses to the stars.
(D’autres hommages lui sont rendus par Pam, Boing2, Steven Barnes et More Like This.)
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