Publiée dans Odyssey en 1998, Extracts from the Club Diary est une délicieuse uchronie aux parfums de ???? narrant la saga d’un Club anglais très particulier puisque voué à la découverte de l’origine de la dépendance de ses membres au café et à leur recherche du parfait caoua.
Tout commence en 1889, dans une ambiance très steampunk un peu à la Homunculus de J. P. Blaylock, avec ces maniaques des effluves noires qui décident de former un club exclusif pour élucider l’horrible mystère de leur obsession quasi freudienne. L’objet de leurs études, palabres et autres séances de touche-pipi caféinées, est poussé encore plus loin, franchissant des limites scandaleuses, au-delà de falaises dont je préfère taire ici le nom putride, quand ils décident de mettre leurs sciences combinées à contribution et se lancent éperdument dans la confection de la machine à café parfaite.
La saga nous guide ensuite jusque dans un futur relativement proche à travers les pages du journal tenu par le secrétaire du Club, s’arrêtant sur les étapes marquantes de l’histoire du XXe siècle et présentant pour chaque époque une emphase sur les progrès technologiques dérivés des inventions hurluberlues de nos suceurs de baies amères.
Je vote oui des deux mains, en rythme.
For his part, Smith-Carrington was instrumental in obtaining for us a supply of the astonishing Wolf Coffee of Java on his expedition of 1893; this decoction is prepared by the passage of the beans through the gut of the rare Javanese cherry-eating wolf. The acids and other perfusions of the wolf remove the cherry and treat the bean itself to a most strange fermentation, following which the raw ejecta may be obtained from the spoor of the animal. The resultant bean, once cleansed, has a most astonishing and subtle flavour, quite unlike that of the same beans prepared by the traditional method of sun-drying the cherries. Sir Bosworth Hughes of the Royal Society is currently working to isolate the responsible reagents from the gut of the cherry-eating wolf; it is his hope that one day we shall be able to drink Wolf Coffee without the need for the lupine intermediary, so to speak. This is a matter of some importance to those of delicate sensibilities.
© 1998, Charles Stross
Et pour terminer, la mousse sur le ristretto : Coffee may up female libido.
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