© zéro50 fonds d’art-chives / Têtes à Clap, 2005

Ceux qui ont aimé — comme moi — l’univers crypto-uchronien de l’Institut Benway sont invités à découvrir le nouveau rejeton poétique de Mael Le Mée : le Fantasmatographe. Dans le contexte des Utopiales, le jeudi 10 novembre à 19h15, ce spectacle d’une demi-heure vous fera goûter les péripéties de Bob Huston Jr., « aventurier visionnaire et névrosé, enrôlé par le très secret Groupe de Recherche et d’Intervention Eidolique ».

Mais qu’est-ce qu’une eidolie ? Traditionnellement, il s’agit d’un type d’images mentales décrit par le psychiatre Henri Ey (1900-1977) dans le contexte de l’hypnose. Dans l’esprit foisonnant de Mael Le Mée et de son acolyte musicien Jérôme Noirez, il est question de formes troublantes, de visages ou d’animaux que l’imagination démasque dans les nuages, les vieux murs ou qu’elle déniche parmi les motifs du papier peint. Pour rendre justice à votre curiosité, voici un extrait du communiqué de presse annonçant l’événement :

« Étrange mélange entre le cinéma primitif et le diaporama, le Fantasmatographe est une projection narrative d’images d’archives, fixes et muettes, de la première moitié du siècle dernier. Personne ne bouge ni ne parle sur ces photographies d’un autre temps, et pourtant les plans s’enchaînent, les cadrages évoluent, la pellicule — virtuelle — défile, saute, et se raye, pendant que des cartons d’intertitres tissent l’intrigue. Sous l’écran, un musicien interprète en direct la bande sonore au Thérémin, un instrument électroacoustique de 1930, et à l’échantillonneur. »

Le montage de cette animation est due aux bons soins d’Aurélien Guégan, sa retouche à Aurélien Police. Le tout est produit par Ciné-Ouïe, Têtes à Clapzéro50 fonds d’art-chives et Badlands, avec « l’aimable autorisation de la Société Internationale d’Exploitation Fantasmatographique ».

Rendez-vous le 10 à Nantes, à 19h15 pétantes…

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