La définition d’un terme tel que xénobiophilie relève d’une réflexion de type ontologique. En effet, chercher le sens de ce mot revient d’une certaine manière à interroger l’existence même de la xénobiocœnose, c’est-à-dire de l’ensemble des êtres étrangers [à notre Terre]. Or, il est évident qu’au vu de l’avancée de notre technologie, — à savoir ridicule, sans parler de l’état de nos consciences altérées de naissance —, les seules personnes, ou plutôt les seules entités capables de prouver l’existence de la vie extra-terrestre sont… les extra-terrestres eux-mêmes. Néanmoins, cette constatation de notre piètre condition terrienne (pour ne pas dire notre atavisme glébeux) ne doit en aucun cas nous décourager d’entreprendre des recherches au-delà de la ligne d’horizon. Et puisque nous sommes fort mal outillés (technologiquement bien entendu…), le seul instrument d’investigation qu’il nous reste est celui de l’imagination. En cela, il est bon de se remémorer le verbe d’Albertus Secundus — alias Magister Ludi —, qui s’exprimait ainsi (une fois né de l’esprit de Hermann Hesse dans son fameux Glasperlenspiel) :
La traduction de Joseph Valet, transposée à nouveau par la sapience hessenique, donne ceci :
Cette citation du bon Maître (et, à travers lui, en abyme, du Magister), n’aurait pas déplu à Versins, auteur d’une définition certes pratique du genre science-fictif, à savoir celle de « conjecture romanesque rationnelle ».
Sur ces mots, j’attends de votre part, ô amis cybernautiques, quelques salves logorrhéiques bien senties qui remettront aussitôt mes clepsydres hydrocéphales à l’aune du comput universel (pardon, du GMT).
Amicalement vôtre, Tifnord.
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Si je ne confonds pas tu parles bien du Pierre Versins de la Maison d’Ailleurs.
Certes. Il s’agit bel et bien de Pierre Versins, alias Jacques Chamson.